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$ 1°*. — Des serres, celliers et caves.
Toutes les observations nous apprennent que la température de la terre, à une certaine profondeur au-dessous de sa surface,
est constante, et égale à la moyenne des différentes saisons; voilà pourquoi les caves nous paraissent chaudes en hiver et froides en été : c’est que la température y varie en effet très-peu. Il est donc certain qu’en plaçant des racines à une certaine profondeur, dans des constructions qui les protégeraient contre l'humidité, on les conservera trèslongtemps. De là les caves et Les celliers disosés pour la conservation des racines alimentaires à l’usage du bétail; de là les serres.pour la conservation des légumes destinés à nos tables. bd Les celliers et les caves seront creusés à une profondeur suffisante pour être à l'abri des fortes gelées. Cette profondeur varie suivant les circonstances de sol, de position et d’abri. Le sol argileux est toujours humide, mais n’abandonne pas facilement son humidité aux objets qui l’environnent : de plus, il a l’avantage de ne point laisser filtrer l’eau ; il est donc convenable aux celliers sous tous ces rapports. Le sol siliceux a la plupart des propriétés opposées : quoique en général il soit plus sec que l’argileux, il ue convient pas aux constructions soulerraines, parce qu’il se laisse pénétrer par l'eau. Néanmoins ces circonstances sont aujourd'hui bien moins importantes qu’autrefois, parce que la chaux hydraulique offre de grands avantages toutes les fois que l’on construira sous terre. É 0) La position est singulièrement à considérer. La porte d’ouveriure sera placée vers le sud, et tout le bâtiment sera adossé contre une élévation, s’il est possible; si les circonstances ne le permettent point, on y mettra au moins des arbres, qui arrêtent la neige et abritent contre les vents froids. On sait combien le vent agil puissamment pour faire pénétrer le froid dans les appartemens ; aussi les abris naturels que nous venons d’indiquer seront toujours utiles, el si on ne peut s’en procurer, on s’efforcera d’en construire d’artificiels.Ainsi, on placera près des celliers les meules de fourrages et de grains, les monceaux de bois et de fagots, etc.
L'emmagasinement dans les caves est subordonné à la disposition intérieure des bàlinens. Dans tous les cas, il vaut mieux faire plusieurs petits monceaux que de réunir le iout en un seul : on les arrangera de manière qu'un homme puisse facilement circuler autour de chacun d’eux. Ordinairement, on accole les tas de racines contre les murailles, et on réserve dans le milieu une seule allée. On trouverait plus d'avantages à faire une allée tout autour des murs et à placer les racines dans le milieu. On a remarqué que le contact des murs favorise singulièrement l’action de la gelée et de la pourriture sur les objets qui les avoisinent. Il esL vrai que par là on augmentera les frais d’échafaudage, puisqu’au lieu d’avoir à les établir sur une seule face, on sera obligé d’en placer aux quatre côtés des monceaux ; mais on