‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 24 sur 357 · IV · texte numérisé non relu

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et il trouvera plus de profit à méditer les considérations consignées dans les sections précédentes, afin de les appliquer à la localité qui l'intéresse.

Qu'il nous soit permis de dire seulement que le climat général de la France est lempéré,et que, considéré dans l’ensemble , il n'est ni sec ni humide ; il se prête merveilleusement à toutes les tentatives des cullivateurs,quile verront récompenser leurs efforts s'ils savent choisir avec discernement les cullures convenables à chaque localité. En effet, le terriloire français est trop vaste et trop varié pour qu'il soit possible d’y prescrire une culture uniforme. Ainsi, la Normandie et une partie de la Bretagne sont mises, par le voisinage de la mer, dans des conditions analogues au climat de l'Angleterre, et il en résulte que l'air est plus humide et plus favorable aux päturages, que la température y est plus égale, c'est-à-dire les élés moins chauds, et les hivers moins froids.

D'un autre côté, Arthur Young dit qu'en Angleterre, le fermier qui, ayant labouré en automne, sème en février, jette les semailles dans un bourbier; tandis qu'il sème dans une terre de jardin, si après avoir labouré en février, il confie immédiatement sessemences à la terre. Il en est tout autrement dans Ja culture du midi: l’homme qui laboure en hiver et sème en février, travaille dans une terre de jardin; celui dont les labours sont exécutés en février, ne sème le plus souvent que dans des mottes à peine brisées, et est obligé à un grand nombre de travaux préparatoires. La sécheresse de l'été oblige les cultivateurs des terres fortes en Provence à se servir beaucoup du rouleau après chaque labour; un hersage qui suit l'action du rouleau, émiette parfaitement la terre ; lorsque les printemps sont secs, on est obligé d’employer d'énormes rouleaux de pierre, dont le travail difficile et pénible reste quelquefois imparfait. Les seconds labours d'été offrent dans ces régions un autre genre de difficultés, lorsqu'il ne pleut pas ou que les pluies estivales sont peu abondantes, ce qui est le plus ordinaire: un labour fait imprudemment gâte la terre, et y fait croître une multitude de coquelicots-et de crucifères qui épuisent le sol et le couvrent pour plusieurs années de leurs semences abondantes.— Ces considérations font sentir combien on doit insister sur l'influence des climats dans l'application des principes de l’agriculture.

RoziEr fait remarquer que la France est divisée en 14 bassins, dont 4 grands et 10 petits : on entend par bassin tout le pays qui a pour ses eaux une même voie d’écoulement; ainsi la portion du terrain qui sépare un bassin d’un autre est nécessairement plus élevée, puisqu'elle détermine la pente des eaux. Nous nous bornerons ici à nommer ces bassins.

Les 4 grands sont ceux du Rhône, de la Seiue, de la Loire et de la Garonne, qui doivent être subdivisés chacun tn un assez grand nombre d’autres. Les 10 petits bassins admis par Rozier, sont ceux de la Basse- Provence ou du Var; du Bas-Languedoc, formé par plusieurs petites rivières, et principalement par lPAude et l'Hérault: de la

caap. 2°. FORMATION

Navarre ou de l'Adour ; des Landes de Bordeaux ; de la Saintonge ou de la Charente; de la Bretagne et de la Normandie, composé de la Bretagne proprement dite, où le principal cours d’eau est la Vilaine, et de la partie de la Normandie arrosée par la Vire,

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