‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 245 sur 357 · PE · texte numérisé non relu

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3 parties principales: la roue des batteurs, un système de deux cylindres alimentaires qui s’engrènent l’un au-dessus de l’autre, et la table nourricière ; celle-ci est un plan incliné au 10° environ, de 0 ® 50 cent. de largeur, sur lequel on place les javelles déliées, pour ètre entraînées, entre les deux cylindres alimentaires, vers l’action de la roue des batteurs; ceux-ci sont des pièces de bois horizontales, parallèles à l'axe autour duquel ils tournent, et ayant une longueur égale à celle des cylindres alimentaires ; ils sont au nombre de 8 sur une circonférence de 0 * 33 de rayon moyen, et posés sur deux cercles en fer parallèles, armés chacun de quatre bras.

Les deux cylindres ont 20 cannelures. La séparation du grain et de la paille s'opère au moyen d’un tambour fixe à claire-voie établi sous la roue des batteurs. Telle est la machine de M. Durand. M. Léonard y à introduit une amélioration qui consisie en une grande roue isolée, mue par des manivelles et transmettant, à l’aide de courroies, le mouvement, tant aux cylindres qu'à la roue des batteurs. De cette manière, on n’a besoin pour le travail que de la vitesse ordinaire des manivelles, tandis qu'il en fallait une triple. M. Léonard à aussi remplacé par des poulies

AGRICULTURE : CONSERVATION DES RECOLTES

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le pignon de la roue des batteurs et la roue dentée qui était montée sur l'axe du cylindre inférieur. Il faut 4 manœuvres pour servir la machine, qui fait le travail de 5 batieurs au fléau, en opérantle battage de 26 à 27 gerbes par heure. Les essais ont constalé que les produits en paille et en blé sont plus beaux que par le battage ordinaire.

Nous mentionnerons encore la machine agricole de MM. Moruess frères, de Bordeaux, qu’on a vue fonctionner à l'Exposition des produits de l'industrieen 1834.Cette machine à battre et à vanner les blés, seigles, orges, avoines et presque tous les grains, simple et transportable, au moyen d’une légère modification devient propre à couper la paille ou l’ajonc épineux, et peut en expédier 250 à 300 livres à l’heure; au moyen d'une autre modification, elle peut teiller les chanvres et les lins. Cette machine est à cylindres cannelés, et renferme un ventilateur qui opère le vannage du grain. Elle est mue par une manivelle à bras ou par un manége portatif, également très-simple el perfectionné par les inventeurs. Le prix de la grande machine complète est de 1800 fr.; la machine à bras seule coûte 700 fr., et le manége à deux chevaux, propre à toutes machines, 500 fr.

On se sert généralement, dans la Grande- Bretagne, pour les machines transportables, du rranége mobile, qui se recommande par sa simplicité et par son bas prix; M. Morarn en à fait la description, et l’a encoresimplifié. On ne saurait contester ses avantages,sous le rapport du prix et en ce qu'il peut être transporté avec facilité et posé presque sansfrais, partout où une force mécanique peut être employée avec utilité. L'avantage de cet appareil sera relativement plus grand quand il sera établi dans les provinces méridionales de la France.

Dans la figure que nous donnons de cet appareil (/g. 481), & bc sont des pièces de

Fig. 481.

les sociétés savantes, ni par les exhortations les plus éloquentes des écrivains agronomiques. On se décide facilement à se mettre en possession d’une machine faite et qu’on voit fonctionner ; mais On hésite à commander sa construction, surtout lorsqu'on n’est pas familiarisé avec son usage

cab. 12°.

bre f, qui est ainsi entrainé dans le mouvement imprimé au bras d’attelage; ? roue d'angle montée sur l'arbre /, et menant le pignon /,mouté lui-même sur l'arbre de couche À ; lcrapaudine dans laquelle tourne l'arbre vertical f; » coussinet faisant corps avec la crapaudine / et recevant le bout de arbre de couche # ; 2 2 sont les deux autres coussiueis qui soutiennent le même arbre; o pont en bois sur lequel passent les chevaux. La roue z porte 56 dents, le pignon 7 en a 18; le rapport de vitesse de la roue au pignon est donc à peu près comme 1 est à 3. La fièche d'attelage étant de 10 pieds, et le pas du cheval de 3 pieds par seconde, il parcourra la circonférence en moins de 21 secondes, et fera faire dans le même temps une révolution à la roue £, et trois révolutions au pignon 7. L’arbre £ aura donc une vitesse de neuf tours par minute environ.

Pour décider l'agriculteur francais à préférer la machine écossaise, en abandonnant les anciens modes de battage, il faut le convaincre avant tout que ce moyen mécanique est plus économique que les autres. Tous les agriculteurs éclairés ont senti l'importance de cette question, et plusieurs ont tâché de la résoudre d'une manière satisfaisante. M. pE DompasLe s’en estoccupé particulièrement, et avec autant de conscience et d'impartialilé que de discernement; mais, en même temps, 1l a senti el avoué la difficulté d'établir une comparaison concluante entre les différens modes de battage, sous le rapport économique. Le résultat de l’égrenage, au moyen de la machine écossaise, dépend de tant de circonstances presque insaisissables, telles que du degré de perfection de la machine employée, de sa dimension, de l'adresse des ouvriers qui la servent, de la disposition de la grange, plus où moins convenable à l’action de la machine ; du nombre des journées durant lesquelles on se sert de la machine dans le cours d’une année; de l’occasion d'utiliser d’une autre manière lemanége attaché à la machine, pendant quecelleei chôme, etc., qu’il n’y a peut-êlre pas de localités où le battage au moyen des machines puisse présenter les mêmes résultats sous le rapport économique.

Cependaut M. DE DoMBaAsLE, pour sortir du vague, ou plutôt pour servir de guide aux agriculteurs dans l’appréciation des frais de pattage au moyen des machines, a formulé un calculapproximalif que nous n’hésitons pas à présenter à nos lecteurs, puisque nous le trouvons analogue à notre expérience ; avec Ja seule modification qu'à notre avis on ne peut compter, pour une Journée, terme

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