DES HAIES ET DES FOSSES PLANTÉS
Report. . . 43 »
Dressage au cordeau, plantation, CIC Us ou SOON TO RER Coke à Houage et sarclage pendant les deux premières années. . . . 3 »
Taille de la 3° année. . » 50 Une charge d'engrais. . 3 » 6 75 Nettoyage et herbage. . 1 50 Relevage du fossé. . . 1 75 Taille de la 4° aunée. . » 60 2 10 NOlTOYAEE MEN". . < CIED | | Taille de la 5° année.. . » 60 Relevage du fossé et cul- 2.35 burerdeila haie 32:42 . 01175
Dépense totale d’une double haie de 300 mètres de longueur, laquelle sera suffisamment défensive au bout———— de DAEES "CLEAN ER NNEENERET 6295
Les palissades, clôtures où haies d’agrément sont celles qui n’ont pas pour objet la défense du terrain qu’elles enclosent, mais dont le feuillage, les fruits et les fleurs offrent un aspect plus ou moins agréable, et qui sont particulièrement placées dans les Jardins pour y former des abris, ou y établir diverses divisions utiles ou agréables; nous ne devons pas nous en occuper ici.
Il. Clôtures en haies vives, avec fossé planté ou muraille.
Fosses plantés. — L'une des meilleures clôtures de défense, ce sont les fossés plantés ; quelquefois ces plantations consistent en une haie de bois épineux, placée sur le bord du fossé du côté de l’euclos (/£g. 515); quelquefois on donne au glacis et à la berge, du côlé des terres à défendre, une inclinaison de 40 à 45 degrés, tandis que le côté opposé
resle à peu près vertical (#g. 516); on plante Fig. 516.
Fig. 515.
à partir du fond du fossé, plusieurs lignes de bois épineux, sur une largeur de 1 mètre 32 centim. (4 pieds) :on donne même à cette plantation jusqu'a 2 mètres(6 pieds) de largeur (/£g. 517) : alors le cultivateur exploite cette haie par moi- Fig: 517:
lié tous les six ans,
de manière qu'il reste toujours une portion de haie suffisante pour : défendreg l’enclos. Souvent on place au milieu d’un glacis du fossé, et quelquefois des deux (fig. 518), une haie tondue des côlés et par le haut; on place encore une haie au milieu du fossé (fig. 519}
sc 1 AGRICULTURE : DES GLOTURES RURALES.
Fig. 519.
Fig. 518.
On voit des fossés dont le fond est garni entièrement de ronces (Rubus vulgaris), et autres bois épineux qui remplissent toute la capacilé de ce fossé. Enfin, les haies et les fossés se combinent, pour la défense, d’un grand nombre de manières, suivant les lieux et les circonstances, ou plutôt, souvent, selon le caprice du propriétaire.
Quelquefois la propriété étant défendue par un double fossé, on plante entièrement le terrain qui se trouve entre ces fossés en bois feuillus de diverse nature ; cette haie est ordinairement destinée à l'exploitation. Dans le pays de Caux et dans plusieurs départemens où celte clôture est souvent employée, au milieu du terrain planté on voit presque toujours une ligne d'arbres à haute tige, tels que chênes, frènes, etc., quelquefois réservés avec soin comme destinés à fournir du bois de charpente, et quelquefois étêtés à la hau- Leur de 5 à 6 mètres, pour être élagués périodiquement lors de l'exploitation de la haie, dont ils augmentent le produit.
Outre la défense à laquelle elles contribuent, ces plantations ont encore l’avantage d’abriter les vergers contre la fureur des vents, ce qui leur a fait donner dans quelques lieux la dénomination de brise-vents.
Clôtures composées en haie vive et muraille.
— On place souvent au haut d'un mur de terrasse, en dedans de la propriété dont £cemur forme la clôture, une haie vive que l’onmaintient à la hauteur de 1 mètre, afin que tout en augmentant la défense, elle ne porte point obstacle à la vue de la campagne.
Enfin, on place quelquefois ex dehors d’un mur de clôture une baie de bofs épineux pour en défendre l’approche et augmenter ainsi la difficulté qu’on aurait à le franchir.
Il arrive encore que l'on plante en manière de palissade une haie vive contre le mur, .en
dedans de l’enclos, pour en changer l'aspect”
et le rendre plus agréable.
SEcTion 1v. — Des barrières et passages.
Une clôture ne serait pas complète si l’espace réservé pour y entrer et y introduire ies instrumens aratoires, le bétail ou les animaux nécessaires à l’expicitation, ne devait aussi être fermé. Cette fermeture à lieu ordinairement au moyen de grilles en fer, de
ortes ou de barrières en bois. Nous ne parerons pas des premières et des secondes, qui neconviennent pas aux simples constructions rurales,ou qui appartiennent à l'architecture dont il sera traité ailleurs.
Les barrières-portes, où susceptibles de s'ouvrir et de se fermer: sont appendues à des
poteaux en bois (fg. 520) ou à une sorte de
pilastre élevé à cet effet en maçonnerie d’un
seul côté (fig. 521), ou de chaque côté du
chemin (fig. 522 et 523 ).
Fig. 520.
Fig. 521.
Pourtoutesles clôtures les plus ordinaires, ces fermetures se font quelquefois au moyen debarrières à 2 vanteaux( fig.522 et 523),et plus vent au moyen de constructions rustiques en forme de claies, ou consistant en un cadre de bois sur lequel on attache des planches ou des lattes en manière de palis. Ces portes où barrières sont suspendues par des gonds fixés dans des poteaux, et quelquefois même à 2 baliveaux plantés exprès (fig. 524 et Jg. 525).
Fig. 525.
Fig. 524.
fl ï De #)
Dans ces barrières il est essentiel, pour la commodité du passage, de combiner la pose des gonds et la fermeture, de facon qu'on puisse entrer ousortir, toujours en poussant la barrière devant soi, comme dans celles représentées (fig. 526 et fig. 527 )
Fig. 526. Fig. 527.
Onse sert encore souvent, aans les domaines ruraux, de barrières fixes, susceptibles de se déplacer, mais non pas de s'ouvrir ou de se fermer comme des portes: telles sont celles représentées (3. 528 el fig. 529. Il est essentiel que les piquets qui les soutiennent soient bien pointus etcharbonnés, pour qu on
cHAP, 15°.
Fig. 528. Fig. 529.
uisse les placer et déplacer facilement, seon le besoin.
Enfin, lorsqu'il ne s’agit que d'empécher le |
passage des animaux, deux poteaux placés de chaque côté du passage reçoivent une ou plusieurs traverses dans des ouvertures pratiquées à cet effet, et dans lesquelles on fait glisser la traverse en avant ou en arrière, suivant qu'il s’agit d'ouvrir ou de fermer la baie; cette dernière construction se nomme aussi barrière ; il serait inutile de la figurer.