OBSERVATIONS
Glaizo-ca!caire. . . : . . . . «| plus de 50 [de 9,5 à 5,0|de 1,5 à 5,0|Le reste. | Seulement pour les pays
Argilo-calcaire. . . . + . . . .
Loameux-argileux { ordinaire.
calcaire. .
ordinaire.
salcaire. .
et sableux. . . .
Siliceux215/4 24 {
Quant au climat, le plus favorable pour la pomme-de-terre est Celm qui est plutôt humide que sec, tempéré ou frais que chaud.
Voilà pourquoi celui de l'Angleterre et surtout de l’irlande lui conviennent si bien.
Il y a dans les pays méridioraux, mème en France, un grave obstacle à la culture des pommes-de-terre sur les terrains trop siliceux. Lorsque les grandes chaleurs dessèchent le sol, la végétation demeure longtemps stationnaire; les tubercules n’augmentent pas en grosseur. Quand, enfin, les pluies vieunent arroser le sol et ranimer la végétation, ces petits tubercules, au lieu de se développer, poussent de nouveau destiges, donnent de nouvelles fleurs. et ni les premiers produits ni les seconds ne peuvent remplir le but auquel on les destinait. Dans les années sèches, cette circonstance se rencontre déjà dans les environs d'Orléans.
Les terrains pierréux, et surtout ceux qui contiennent beaucoup de fragmens schisteux, sont peu propres aux pommes-de-terre. Ceux qui contieunent des cailloux roulés en produisent qui sont fort estimées pour leur saveur.
$ IV. — Place dans la rotation.
Lorsqu'on examineune planterelativement à son influence sur une succession de cultures, il faut examiner deux choses : son action chimique et son action mécanique. Sous le premier point de vue, plusieurs agriculteurs ont attribué aux pommes-de-terre une très-grande propriété épuisante. SCHWERTZ les met dans la catégorie des plantes qui appauvrissent le sol; Twaznr est de la même
wéridionaux.
Principalement pour les climats méridionaux.
à 5,0|Le reste.
Le rente } Pour tous les climats.
Le reste. | Pour tous les climats.
Le reste, | Convient peu aux pays méridionaux.
Le reste. | Pour tous les pays.
Le reste. | Pour les pays septentrionaux
opinion ; PARMENTIER et Victor YVaRT sont d'un sentiment opposé, et s'efforcent de l'élayer par le raisonnement et les faits. Entre des opinions si diverses, nous De pouvons mieux faire que de répéter avec un auleur qui était placé de manière à distinguer les causes de ces contradictions apparentes :
« La meilleure récolte de pommes-de-terre n’épuise pas plus la matière organique assimilable aux plantes que la plus riche production de froment, de seigle, d’orge ou d’avoine. Si on donne un libre accès à l’humidité, la récolte la plus abondante de pommes-de-terre epuise moins le vieil humusque les céréales, et sur une fumure fraiche les élémens de fertilité et l’ancienne force ne sont pas assimilés en aussi grande proportion qu'après une récolte de céréales. La deperdition de matière organique pour le mème poids de pommes-de-lerre est d’autant plus grande que les tubercules contiennent plus de substance féculente, ét d'autant moindre que les parties constituantes de la récolte sont plus aqueuses. »
Plus on donne de soin à la culture des pommes-de-terre, moins le sol estargileux et compacte, moins la production des tubercules nuit au sol. Une culture négligée qui favorise la multiplication des plantes parasites et resserre le so’, n'empêche pas seulement le développement des organes foliacés des pommes-de-terre, et par suile paralyse l’action de l'humidité almosphérique, ce qui force les plantes à tirer leur nourriture dans le sol même, mais elle agit encore inécaniquement d'une manière plus où moins défavorable à l’état d'ameublissement et de pulve-