‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 317 sur 357 · VI. Par la plantation de tubercules entiers · texte numérisé non relu

VI. Par la plantation de tubercules entiers

— C’est incontestablement le moyen le plus sûr et souvent le plus économique, pourvu que l’on n’emploie que des tubercules de moyenne grosseur. Trop gros, ils pousseraient ue grand nombre de pelites tiges qui s’affament réciproquement : trop petits, les tubercules ne contiennent pas assez de substance amilacée pour nourrir les jeunes bourgeons. Les pousses Lendres et délicates, obligées de passer subitement de la nourriture succulente fournie par Je tubercule à celle qui se trouve dans les engrais, mais qui n’est point préparée, languissent quelque temps, et il est bien rare que cette circonstance n’exerce pas une influence désavantageuse sur la vigueur de la plante adulte.

VII. Par provignage. — C'est un procédé, fort connu des horticulteurs, pour multiplier promptement des espèces rares ou rebelles à tout autre mode de reproduction. Il ne peut être conseillé pour la culture économique des pommes-de-terre, et ne doit être utilisé que pour les variétés nouvelles

DES POMMES-DE-TERRE

dont on ne pussède qu’une petite quantité,

VIII. Par semis. — Aussitôt que les baies sont mûres, on les écrase, on les délaie dans l’eau pour enlever le mucilage qui adhère aux petites semences. Au printemps, on sème sur un Carré bien préparé; et aussitôt que les Jeunes plants ont atteint la hauteur de 3 à 4 pouces, on les transplante. Les petits lubercules qu'on récolte à l'automne sont mis dans un lieu à l’abri de la gelée, pour être au printemps plantés à la manière ordinaire.

Ce mode de propagation n’est usité que dans la vue de multiplier les variétés et d’en obtenir de nouvelles; il a l'inconvénient de ne pas procurer dans la même année des produits aussi abondans que les autres modes.

D'un autre côté, il permel de multiplier au loin cette plante précieuse : c’est ainsi qu’il a été fait, dans ce but, des envois de graines dans la Grèce, il y a plusieurs années. M. Sa- GERET est l’agronome qui s’est occupé avec le plus de succès des semis de pommes-deterre, et les résultats obtenus par lui ont été très-satisfaisans.

$ IX. — Des façons d'entretien.

Culture irlandaise. — Avant de passer à ce sujet, nous croyons utile de décrire la cutture irlandaise des pommes-de-terre. Voici ce qu'en dit M. Huzanop fils, qui l’a étudiée sur les lieux :

« L’Irlande est le pays aux pommes-deterre; aussi y ai-je vu la culture de cette plante plus commune que partout ailleurs.

Elle est singulière, et, malgré la grande perte de terrain qu’elle paraît occasioner, elle donne autant de produits et souvent bien davantage que les autres méthodes : elle est la même dans la culture en grand et dans la culture en petit. On défonce grossièrement le sol avec une charrue, une pioche, une béche, suivant les moyens du cultivateur, ensuite on le divise par planches de 5 à 6 pieds de largeur, entre lesquelles on laisse un espace de 2 pieds à 2 pi. 1/2 de large, de manière que le champ présente successivement un espace de ? pieds et un espace de 5 pieds ; ou un espace de 2 pieds 1/2 et de 6 pieds : on brise alors les mottes de terre sur les grands espaces, et quand il s’y trouve quelque inégalité, on prend pour les remplir la terre du petit espace; de mauière que le champ commence à présenter des planches larges de 5 ou 6 pieds, entrecoupés de fossés de 2 pieds et pius de largeur.

» On porte alors le fumier sur les planches, on l’y étend ; on place les pommes-deterre entières ou coupées dessus le fumier, el ensuite on les couvre d’une couche de terre de deux pouces environ d'épaisseur, que l’on prend dans le fossé, On sème ou on piante ainsi successivement toutes les planches. Quelques agriculteurs placent les pommes-de-terre à des distances égales et assez régulièrement; mais j'ai vu des champs où les pommes-de-terre paraissaient avoir été jetées à peu près au hasard. Dans cette opération, les planches larges s'élèvent au moins de deux pouces, tandis que les fossés qui fournissent la terre et qui sont de moitié moins Jarges, s’abaissent au moins de 4. Les

fossés se trouvent donc déjà de 6 à 7 pouces de profondeur. Il n’est pas besoin de dire que celte opération se fait à la main et à la bêche. La premicre façon que l’on donne aux pommes-de-terre après leur levée, est un sarclage avec le sareloir à main. La seconde est un sarclage et butage en même temps, et c'est encore la terre du fossé qui serl à couvrir les jeunes plants d’une couche de terre épaisse d’un pouce et demi à deux pouces.

Celte opération creuse donc encore les fossés et augmente la hauteur des planches. La troisième est la même opération, pratiquée encore de la même manière à une époque plus avancée de la croissance : le champ préseute alors des planches larges de 5 à 6 pieds, séparées par des fossés larges de 2 à 2 1/2 pieds, et profonds de 18 pouces; j’en ai mesuré de 2 pieds en profondeur. Les hommes qui donuent cestrois opérations ne marchent point sur les planches; ils marchent dans les fossés, etavec une bêche ils coupent d'abord toutes les plantes inutiles, et ensuile recouvrent de terre la surface de la planche, en prenant garde de couvrir les plantes qui ne sont pas encore assez hautes.

»Mäalgré cetle perte énorme de terrain, les récoltes que l'on a par cette culture sont en général plus abondantes que celles obtenues de toute autre manière ; et plusieurs cultivateurs irlandais instruits, qui ont tenté la culture en rayons, sont revenus à cette culture, qu'o8 appelle par {ts où par couches.

» L'avantage de cette manière de cultiver la pomme-de-terre dans les terrains humides u’esl pas douteux; J'ai vu beaucoup de terrains à tourbes nourrir, par cette méthode, d'abord leurs malheureux ouvriers, ensuite des cochons et des vaches, et enfin rendre ces terrains propres à quelques maigres récoltes d'avoine, et même de blé dans les parties les moins mauvaises.

» Les fossés qui se trouvent entre les planches ne sont pas comblés entièrement pour les récoltes qui suivent celles des pommesde-lerre ; on les comble en partie seulement

AGRICULTURE : DES PLANTES CULTIVEES EN GRAND

dessiner les rangées de plantes, on donne un hersage énergique pour détruire les mauvaises herbes, entretenir l’'ameublissement du sol, écarter les bourgeons qui croissent par ioufles, et les forcer de chercher leur nourrilure en des points différens. Alors est ouverte, pour le cultivateur, la série des travaux dont il doit être prodigue.

Dès que les lignes de verdure formées par les tiges dessinent les intervalles, on doit passer la houe ; on commence les binages que l’on répète aussi souvent que le demandent la terre ou les plantes. Ordinairement, deux butages suffisent. Ils deviendraient inutiles du moment où les plantes seraient assez vigoureuses pour couvrir le terrain de leur ombrage.

$.X. — Maladies, animaux nuisibles, soustraction des fleurs et des feuilles.

Je dois dire un mot des maladies qui attaquent la morelle, On n’en connait que deux principales : /a rouille et La frisolée.

Dans /a rouille, les feuilles se couvrent de macules roussâtres qui sont d’abord presque imperceplibles, mais qui finissent par couvrir toutes les parties foliacées. La transpiraüon qui a lieu par les feuilles est arrétée, les tiges deviennent maigres el souffrantes, se consument et se dessechent. Les tubercules présentent à l’intérieur des rognons noirs qui ressemblent à des ulcères, sont plus durs et plus fibreux que le reste du parenchyme.

Quelquefois cette maladie est de peu de durée,et disparait après une pluie douce. Mais si l'affection gagne du terrain, il n'y a pas d'autre moyen d’en arrêter ia marche que de couper toutes les tiges avant l'apparition des organes floraux. Une pousse plus vigoureuse s'ensuit bientôt; et plusieurs récoltes traiiees

de cette mauière n’ont présenté que peu de

en arrachant les tubercules, et, dans la pré-. paration de la terre pour la céréale qui suit, : on la laisse en dos d'âne. Le fond des sillons

où il ne vient Jamais une grande quantité |

de plantes, sert à fournir un passage aux ouvriers qui sarclent les blés à deux époques différentes de leur croissance, avec un petit sarcloir à main. Quand, après une certaine rotation de récoltes, letour des pomines-deterre revient, quelques cultivateurs placent le milieu des nouvelles planches où étaient les anciens fossés. »

Cultures d'entretien. — Ce quiaété dit dans les diverses sections du chap. viir dusarclage et du binage en général nous dispense de nous étendre longuement ici. Trois considé- ‘alions doivent dominer la pensée de celui qui cultive les pommes-de:terre : détruire Les mauvaises herbes, ameublir la terre, multiplier Les tubercules.

Si l’on fume en couverture ou avec des engrais liquides, où doit le faire avant que les premières pousses paraissent. Immédiatement après le purinagse, on roule, afin d’empècher l'évaporation de l’eau.

Aussitôt que quelques germes viennent

diminution dans le produit. On ignore encore la cause de cette maladie, qui, du reste, ne se montre pas souvent. ({llegemaner Encyclopædia.)

Quoique la frisolée ait fait invasion dans quelques départemens de la France, notanment dans les environs de Metz, on la rencontre cependant plus souvent en Allemagne. « Les plantes qui en sont atlaquées, dit Purcne dans sa Monographie des poinmesde-terre, paraissent souffrantes à l'extérieur. Les Liges sont lisses, d’une couleur brune lirant sur le vert, quelquefois bigarrées, souillées- de taches couleur de rouille, qui pénètrent jusqu'à la moelle, en sorte que celle-ci n'est point blanche, mais roussâtre, et virant au noir. Le limbe des feuilles n’est pornt plane comme chezles individus ensanté, mais rude, sec, ridé et crépu. Elles ne s’étalent pas au loin à l’'entour des tiges, mais s'en rapprochent plus que de coutume, et leur développement n’est pas en rapport avec la longueur de leur pétiole. Il en résulte que la pliante pâtit, se ride, jaunit prématurément à l'automne, et meurtau moment même où la végélation devrait être vigoureuse. Le petit nombre de tubercules que produisent ces plantes, mortes avant le temps, ont une saveur désagréable, parce qu'ils ne sont point mûrs, et sont impropres à l’alimentation de

cHAP. 17°.

l'homme, parce qu'après avoir élé mangés, ils laissent dans la gorge une substance àcre qui en Jlèse les parois, propriété commune à beaucoup de végétaux récoltés avant maturité. Plusieurs faits prouvent que certaines espèces de pomumes-de-terre sont plus exposées que d’autres à la frisolée; cette maladie fait moins de ravages sur les montagnes que dans les plaines et dans les bas-fonds. Elle est héréditaire, et ce n’est que par une bonne culture que l'influence en est paralysée à la 4° où 5° génération. Le seul remède connu, c'est de renouveler l'espèce par des semis ou des importations de variétés nouvelles. »

Les tubercules sont aussi sujets à quelques maladies,notamment à une espéce d’ulcére qui attaque leur surface, et qui n’est pas encore bien connu; on l'attribue aux principes ammoniacaux ou alcalins des fumiers, et on ne peut y remédier qu’en changeant la semence ou le terrain.

Effet de la soustraction des fleurs. — T1 est hors de doute que la formation des fleurs et des fruits ne s'opère qu'au détriment des substauces élaborées par la plante; mais l’augmentation de produit obtenue par ce moyen est tellement insignifiante, qu’elle ne peul entrer en comparaison avec les frais qu’exige un pareil travail. Cette méthode peut amuser l'amateur et l’horliculteur ; mais, quoi qu'on en ait dit dans ces derniers temps, elle ne mérite pas d’être prise sérieusement en considération par le culüvateur.

$Soustraction des feuilles. — Si c’est par les racines que les plantes s’assimilent les élémens de fertilité que contient le sol, c’est par les feuilles qu'elles exploitent les couches atmosphériques à leur profit. Si on eniève à une plante le feuillage qui lui procurerait encore beaucoup d’alimens, il est hors de doute que le produit ne doive être diminué dans une proportion plus ou moins grande, el en rapport avec l'époque où s'opère la soustraction. C’est ce qui résulte évidemment de quelques expériences directes sur cet objet, que l’on doit à MoLLERAT.

Le fanage coupé immédiatement avant la floraison, on a eu en tubercules, par hectare, 4,300 kilog.; le fanage coupé immédiatement après la floraison, le produit en tubercules a élé de 16,330 kil.; le fanage coupé un mois plus tard, le produit en tubercules à été de 30,700 kil.; le fanage coupé un mois plus tard encore, le produit en tübercules a été de 41,700 kilog.

$ XI. — De la récolte.

L'époque de la récolte dépend de la variété cultivée el d'une foule de circonstances qu'il serait trop long d'énumérer. Des faits bien observés ont détruit l'opinion émise par plusieurs cultivateurs, que les tubercules récoltés avant maturité ontune influence malfaisante sur la santé des consommateurs.

Mais des inconvéniens très-graves sont attachés aux récoltes prématurées. Si les produits ne nuisent point à la santé, ils flattent peu le goût ; la conservation est très-difficile et la produttion diminuée.

La maturité se reconnaît à la teinte jaune des tiges et des feuilles ; quand même cet indice n’avertirait pas que l’époque de la ré-

DES POMMES-DE-TERRE,

colte est arrivée, on devrait néanmoins arracher les morelles si une gelée avait bruni les liges.

La récolte se fait : 1° avec des instrumens à main; 2° avec des instrumens conduits par des animaux. Le premier procédé est praliqué généralement dans la petite culture, et même par la grande dans les contrées où les cultivateurs ne connaissent pas les charrues à arracher les plantes tuberculeuses. C’est le plus long, le plus couteux, mais c’est aussi souvent le plus parfait, parce qu'il laisse moins de tubercules dans le sol. Pour rendre la besogne plus facile, il faut prendre les plantes un peu sur le vert, afin que les tubercules, encore fortement attachés aux racines, s’arrachent avec facilité. On se sert pour cela d’instrumeus appropriés à la nature du terrain; de la bêche dans les terres franches et un peu humides, du crochet dans lesterres sèches et graveleuses, de la fourche dans les terrains pierreux.

La récolte à la charrue finira par triompher des répugnances qu'on a contre elle dans bien des provinces. Les inconvénieus qu'ont cru lui trouver des praticiens qui ne l'ont point essayée par eux-mêmes, ne sont qu'illusoires, et les bons esprits finiront par avouer que c'est grever leurs récoltes d’une dépense inutile que d’employerexelusivement les bras de l’homme pour l'extraction des pounmes-de-terre. Lorsque les tiges ont éprouvé un commencement de dessiccation, ou, qu'étant vertes encore, on les a coupées ou fait päturer, afin qu’elles r’entravent point livstrument dans sa marche, on conduit le butoir dans le champ de pommesde-ierre, on place les deux chevaux de front, de sorte que l’ados où se trouvent les tiges soit précisément entre les deux animaux. On fait piquer l'instrument à une moyenne profondeur, et on lui imprime une direction telle que, dans son niouvement de progression, 1l fende toujours en deux parties égales la butte qui est devant lui, et que le doule versoir éparpille de chaque côté la terre : et les tubercules. On procède du reste comme ila été dit en traitant de la récolte des racires (page 303), à laquelle nous renvoyons.

Lorsque tous les tuberculessontramasséset mis en tas sur le sol ou déposés immédiatement dans des chariots de transport, on donne un coup de herse pour découvrir les tubercules quiauraient été couverts de terre.

Un grand avantage de la récolte exécutée au moyen des animaux de travail, c'est que la terre se trouve labourée et préparée sans frais pour un ensemencement de céréales d'automne.

$ XII.— Conservation des pommes-de-terre ; emploi des tubercules gelés,

Outre les moyens généraux de conservation que nous avons indiqués pour les racines alimentaires, il en est quelques-uns de parü- . culiers pour les pommes-de-terre, parce que le haut prix qu'on peut en obtenir à certaines époques est plus que suffisant pour payer les frais de construction ou de manipulation nécessités par les procédés que nous allons décrire.

Dans une excavation creusée dans un sol

438 AGRICULTURE : DES PLANTES CULTIVÉES EN GRAND

sec et revêtu d’un mur de souitènement en briques, on place d’abord un lit de sable fin et parfaitement desséché, puis une couche de tubercules, une couche de sable et un lit de tubercules, en alternant ainsi jusqu’à ce qu'on soit arrivé au niveau du sol. On recouvre la dernière couche de paille et de terre. On a vu des pommes-de-terre ainsi trailées se conserver deux ans sans perdre leur propriété germinatiive ni leur saveur première.

Dans quelques contrées de l'Allemagne, les cultivateurs conservent leurs provisions de pommes-de-terre en plaçant les tubercules dans des tonneaux mis au milieu du tas de foin ou de paille. On défonce le tonneau à un bout, on le place droit; et, après avoir mis une couche de foin dans la partie inférieure, on le remplit de pommes-de-terre et on entasse le foin à la manière ordinaire. Les pommes-de-terre se conservent longtemps par ce procédé, mais on se plaint qu’elles contractent une odeur de foin qui les fait rebuter par les hommes et par les animaux ; avant de les livrer à la consommation, on pourrait les exposer quelque temps à l’air.

Si,nonobstantles précautions que l’on aura prises contre /a gelée, les pommes-de-terre en sont atteintes, tout n’est pas encore perdu. Avant qu'elles soient degelées, on peut les faire tremper dans l’eau froide et les rdper quelques heures après; on en obtient autant de fécule que des tubercules ordinaires. Si on n’a point de râpe à sa disposition, on les fait dégeler dans une étuve ou dans tout autre endroit chaud :on les soumet ensuite à l’action d'une presse; el lorsque les gâteaux, épuisés d’eau de végétation, ont été séchés, on les distribue au betail : on peut même, sans inconvéuient, les faire moudre, et en mélanger la farine avec celle de froment dans la proportion d’un quart à un cinquième. M. BEerTiER, auquel on doit de curieuses observations sur les ponmmes-de-terre gelées, étend les tubercules attaqués sur un gazon ou sur des claies, dans un endroit exposé à un grand courant d’air; lorsque l’eau de végétation est complètement évaporée, il fait moudre les tubercules, après les avoir gros-

En Automne.

Labour profond , à 35 ares par journée de charrue, conduite par des bœufs de re-| fr.

change. 1.100:

Au Printemps.

fou etsleoteleuis le te. je) e "tete »

Herser légèrement. . : . + + + + + + . . SEE l Chartier le fumier (1/3 pour les pommes-de- Terre) NeReacerre ee ele teen ee se toits 4 Charger et épandre le fumier (2/3 pour les pommes-de-terre). « + . «+ + «+ + + »

Enterrer le fumier à la charrue. . . . . .. » HePSEr. - . + sem nietene ea ant: ANS IONSRE 1 Labour pour planter et travail des planteuses » Un porteur et surveillant... . + « « + - .« . . » Herser légèrement... . . . . . . . er 1 Passer l’extirpateur ou un double hersage. 1 En Été.

{re culture ( petite houe à cheval). . . « . . » 2° culture ( grande houe à cheval). . . . . l Arracher les mauvaises herbes. . . . . . . . » Arracher les tnbercules. . . . . . cs piton » Transporter les tubercuies. . . . . +. . . . 5 Uu aide pour serrer... . .. Rat re 50 »

| Totaux des Journées et de la Dépense. 16

D'un cheval a 2 fr.

Liv. 1°

sièrement concassés, et en retire une farine excellente. Plusieurs mères de famille se sonc servies de cette sorte de fécule pour faire à leurs jeunes nourrissons une bouillie plus facile à digérer que celle faite avec la farine de froment.

On prétend que les pommes-de-terre gelées z’ont pas perdu leur faculté germinative : il serait à désirer que de nouvelles expériences vinssent confirmer ce fait important.

Plusieurs personnes ont avancé qu’en transportant les pommes-de-terre, au printeips, dans un lieu sec et aéré, et en les remuant fréquemment à la pelle pour en déta cher les germes, on peut les conserver Jjusqu'aux nouvelles.

$ XII. — Des produits de la pomme-de-terre.

En général, les variétés précoces fournissent moins que les autres ; les terres sablonneuses produisent moins en volume et en Doids que les terres plus compactes et plus FUME : ais, en revanche, elles procurent une plus grande proportion de substances alibiles. ScawerTz, qui a recueilli beaucoup de docuinens sur les produits de la pomme-de-terre, dit que le plus haut produit qui soit venu à sa connaissance s'élevait à 477 hectol. par hectare; et que le plus petit ne descendait pas au-dessous de 96. Le produit le plus considérable que TnaEr ait oblenu était de 264 hectol., le produit moyen de 174. On cite des récoltes de 550 et même de plus de 600 hectol. par hectare.

Quant au poids, on supposecommunément que 1 hectol. pèse 80 kilog. : les tubercules récoltés sur une terre humide pèsent moins, les espèces riches en fécule et produites par un terrain sec pèsent quelque chose de plus.

En admettant comme probabie un produit moyen de 220 hect., on récolterait en poids 17,600 kilog.

J'emprunte à THAER un tableau représentant la somme de travail nécessaire à la culture d’un hectare de pommes-de-terre, et je donne à ce travail une valeur moyenne déduite de données prises sur divers points de la France.

JOURNÉES He en argent.

D'un bœuf |D'un homme} D'une femme

a LL fr. 901C:

c« frites fr.) Mes fr. ve.

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cœar2

Ainsi, en supposant un produit probable de 200 hect. à 2 fr., on réalisera une valeur

DES ONCE‘. Litiges ATOM

Si à la dépense en travail évaluée cidessus 4. . + - . : . . 102f.

ou ajoule, pour le fumier. . . 80 =nphoürleloyer: . : : : #60 999 — pour les frais généraux. 50

on aura un déboursé total de 292

ce qui établira un bénéfice net de. . 108f.

sans y comprendre les fanes.

Il n’est peut-être pas inutile de transcrire ici les cotes des différentes espèces de pommes -de-terre sur la halle de Paris, prix moyens, parce que ces détails pourront guider les cultivateurs dans le choix des variétés qu'ils peuvent produire avec plus d’avanlage.

Hollande 1854 nouvelle. Vitelotte. Jaunes, Grises.

l'bect. l'hect. Jhect, lhect.

fr. 00e fr. vos fr ec, frelc:

Février . 50 aout, 4h»

MAPS RS TS LL 0 3 Le Ait Jon PR 0 8.12, ,4:06, :81410 TulieL WE » 8 » ADS G »

Septembre. . 4 » 4 » 250 3 50 Desept.àjanv. 3 50 427 275 3 64

Il résulte de ce tableau, qui résume assez bien les variations dans les prix, qu’il y a un grand avantage à cultiver des variétés qui conservent leurs qualités pendant un grand espace de temps, et qu'il est possible, dans bien des cas, d'obtenir un prix double en adoptant un procédé de conservation qui permette de reculer l'époque de la vente.

ANTOINE, de Roville.

SEcTion 11. — Des Raves, Navets, Turneps et Rutabagas.

Tout le monde sait qu’il est avantageux de cultiver successivement sur le même sol un grand nombre de plantes, parce que moins elles sont cullivées à des époques rapprochées, moins elles épuisent la terre et plus elles donnent de produits : sous ce rapport, l'introduction de la culture des navets est avantageuse ; elle l'est encore sous d'autres qui sont particuliers à la plante : cultivée pour préparer le sol à la culture des céréales, elle l'épuise moins que les autres plantes cultivées dans le même but, telles que les pommes-de-terre, les pois, les belteraves méme; elle est en même temps, pour le bétail de toute espèce, particulièrement pour celui destiné à l’engrais, une nourriture d'hiver excellente, qui remplace presque les fourrages verts d'été, empêche les animaux de souffrir du passage du régime de celte saison au régime d'hiver, et, comme la betterave, elle fournil une quantité immense de nourriture ; elle ne le cède donc sous aucun point avantageux aux autres plantes sarclées, et il faut bien qu'il en soit ainsi pour

u’elle soit devenue en Angieterre la plante de prédilection, celle qui occupe un sixième environ des terres labourées.

C’est surtout pour occuper la terre pendant lannée de jachere triennale, ou pour passer de l’assolement triennal à un assolement de

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