‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 40 sur 357 · DIV · texte numérisé non relu

DIV

d'ailleurs sur toutes les surfaces que l’eau peut mouiller, ce liquide s'élever sur la ligne de contact, comine le montrent encore les figures ci-dessus.

Ces phénoménes, qui dépendent et de l’attraction des surfaces précitées, et de l’attraction entre les parties du liquide, ont lieu dans les interstices des corps en grains informes, tels que le sable, et plus sensiblement encore dans les substances poreuses dont les cavités en rapport forment une suite de tubes irréguliers : tels sont les éponges, les platras , les pierres tendres, les terres plus ou moins légères; aussi voit-on ces substances s’humecter à une hauteur plus ou moins grande lorsqu'elles sont en contact avec l’eau seulement par leur partie inférieure. Cela explique lhumidité constante au-dessus du sol dans les carrelages, murs, etc., construits en matérieux poreux.

et une foule de faits qu'il serait trop long de rapporter ici.

La capillarité dans les sols est une de leurs plus importantes propriétés. En effet, c’est elle surtout qui conduit près des parties spongieuses des racines, les liquides environnans, lorsque les solutions en contact sont absorbées; elle ramène à la superficie les liquides infiltrés, au fur et à mesure que l'évaporation entraine l’eau dans latmosphère. — Ce dernier effet fait aussi revenir près de la surface du sol les substances solubles fixes qui suivent l’eau liquide, mais l’abandonnent lorsqu'elle se vaporise. — Parmi les substances solubles, plusieurs sels augmentent considérablement les eflets de la capillarité, en lui fournissant de nouveaux points d'appui; aussi les voit-on grimper à de grandes hauteurs, ou venir en efflorescence à la superficie du sol.

Ces efflorescences salines permettent de faire de véritables récoltes de sels par un simple balayage en certaines localités. C’est ainsi qu'on se procure le sa/pétre de Houssage dans l’Inde.

Dans les terrains trop salés les mêmes phénomènes débarrassent en partie le sol de l'excès du sel. On pourrail augmenter cet effet utile en écroûtant ces terrains pendant les sécheresses, puis exposant à des lavages naturels par les eaux pluviales, ou par des irrigations arlificielles, les terres ainsi enlevées, avant de les répandre sur les champs, ou avant de les livrer de nouveau à la culture. Les labours en sillons profonds ont d’ailleurs une efficacité plus immédiate dans la culture des terres trop salées.

La capillarité des sols depend surtout d'une D eAbe convenable ( . page 42 ); ainsi, trop sableux ou trop argileux, 1ls entravent la force capillaire : dans le 1°" cas, en offrant de trop larges interstices et se desséchant trop complètement; dans le 2° cas, en r'étrécissant tellement les interstices, que toute circulation de l'eau y devient impossible.

C'est ce qui arrive aux argiles plastiques ; lorsque celles-ci constituent le sous-sol, la capillarité seule dans la couche arable supérieure peut ramener à la superficie, où elle s'évapore, l’eau excédante que le fonds argileux relenait, et qui eût altéré les racines des plantes.

cap. 2°.

6 VIII. — Propriété des terres pour absorber l’humidité atmosphérique.

Cette propriété des terres, évidemment favorable à la vegétation, est principalement utile durant les temps secs, afin de compenser en partie par (l'absorption dans*la nuit, l'énorme évaporation opérée pendant le jour. 3

On a soumis cette proprièté & une mesure approximative à l’aide de plaques en ferblanc, sur lesquelles on répandail en une couche unie des quantités égales des différentes terres en poudre fine et sèche. Ces terres étaient exposées à un air également chargé de vapeur d’eau, en les enfermant a la même température ( de 15 à 18 degrés ) sous une cloche de contenance égale et qui était fermée en bas par de l’eau. Après 12, 24, 48, 72 heures de temps, la terre, pesée avec la plaque, indiquait la quantité d’eau absorbée. RL Absorption de 500 een.

ügrammes de terre, étendus sur une sur-

fuce de 36,000 millimélres carrés.

Page 1