DIMINUTION DE VOLUME PAR LA DESSICCATION
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tant moindre qu'elle renferme moins de sable; — 4 Que l’Aumus retient l’eau plus que la plupart des substances terreuses ordinaires; une faible proportion entretient donc une humidité utile; —5° Que la magnésie carbonatée contribue à rendre les sols froids et humides ; car elle contient le plus d’eau et en laisse exhaler le moins. Nous verrons plus loin qu'elle s'échauffe moins et conserve moins de chaleur que toutes les autres.
$ VI.—Diminution de volume par la dessiccation.
La plupart des terres se serrent davantage quand elles sont desséehées, et il s'ensuit le plus souvent des crevasses dans le sol, qui, trop larges, sont nuisibles à la végétation, en ce que les racines chevelues qui fouruissent le plus de nourriture aux plantes, se dessèchent et se rompent dans ces ouvertures.
Pour soumettre cette propriété à une mesure comparative, on s'est servi du moyen suivant :On forme,avecles différentes espèces de terre également humectées, des morceaux cubiques égaux de dix lignes de hauteur, longueur et largeur (c’est-à-dire mille lignes
: cubes) ; on les fait dessécher à l’ombre dans
un appartement, par une température de 15 à 18 degrés , et pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce qu'ils ne perdent plus de leur poids; alors on détermine leur volume, à l’aide d’une mesure pouvant évaluer chaque côté à un dixième de ligne près. Voici les résultats ainsi oblenus :
1000 parties perdent de leur voluine :
Espèces de terres.
Chaux carbonatée fine. . . ..
CRISE IBAIET Er 2m, Te 60 Glaiseigrasse. 45m 80.0 32 189 Terre argileuse. . . 114 Argile pure (sans sable)... . . 183 Magnésie carbonatée ; . . . . . 154 HUMUM 4h: de ds eh + 2 200 Terre-dejardin. . à 5.6: 1 449 Herre Arab: 4. 1 2.1... { 120
NOTA. Les sables siliceux et calcaire ne diminuent pas de volume ou du moins fort peu, et se brisent au plus léger attouchement.
Il résulte du tableau qui précède : 1° De toutes les substances que contiennent les terres, l’Aumus prend le retrait le plus considérable ; il est égal au cinquième de son volume. L’humus acquiert aussi beaucoup de volume, à mesure qu’on l’humecte. Cela explique un phénomène observé dans les bas- Jonds de tourbe : on remarque souvent dans ces contrées un exhaussement considérable de la surface du sol, qui devient surtout sensible quand un temps humide est-suivi pur un temps froid rigoureux : la terre s’é-
ève quelquefois alors de plusieurs pouces.
La cristallisation de l’eau gelée, qui ajoute une autre cause d’accroissement de volume, contribue ici à cette élévation des terrains tourbeux. — 2° Entre toutes les terres qui ne contiennent pas d’humus, l’argile est celle qui perd lé plus de son volume par la dessic- Cation; cette qualité diminue quand on y ajoute du sable ou de la chaux carbonatee où
e la marne. — 3° La réduction du volume
pâr la dessiccation n’est pas, comme on pour-
rait Je croire, proportionnée à la faculté des terres pour retenir l’eau. En effet, la chaux carbonatée fine retient une grande proportion d’eau: et cependant son retrait n’est que de 50 parties sur 1000, tandis que l'argile perd 183 parties. Celte qualité n’a pas non
lus de rapport avec la consistance du sol :
Eee possède une ténacité bien moindre que l'argile; néanmoins son retrait est beaucoup plus considérable. — 4° La pulvérisation de la marne, par les influences atmosphériques, s'explique en partie par la différence de retrait de ses composans, l'argile et la chaux carbonatée fine; les points de contact des différentes parties sont écartés par le retrait inégal, et les blocs de marne se pulvérisent spontanément. — 5° Ce fait explique encore une partie de l'influence de la marne calcaire, bien préférable à un mélange de sable et d’argile : le carbonate de chaux diminue la consistance et la tenacité du sol, mais en outre il possède un plus grand pouvoir absorbant pour l’eau, il est =apable de saturer les acides, propriétés que le sable ne peut offrir.
$ VIL.—De l'effet de la capillarité des sols.
L'action capillaire, qui détermine l’ascension et les infiltrations des liquides dans les sols, est fort importante à considérer, bien que cette cause n’agisse pas seule.—On peut facilement se rendre compte de cet effet en plongeant dans l'eau un petit tube ouvert des deux bouts : on verra que le liquide s'élevera dans le tube au-dessus de son niveau dans le vase, et la différence sera d'autant plus grande que le diamètre du tube sera plus petit, comme le montre la figure 54.
Fig. 34.
Si, comme on le voit fig.
35, on approche deux lames de verre plongées en partie dans l’eau, le liquide s'élevera entre elles, mais moins que dans les tubes pour un écartement égal au diamètre intérieur de ceuxci. Enfin, si au lieu de maintenir ces lames parallèles, on les joint sur une de leurs arêtes, de manière à former un angle,comme dans la fg. 36, on verra le liquide s’élever graduellement davantage en s'approchant des arêtes en contact, On voit