LIV.LIÉ
de juillet, on donne un second labour dans le même sens, mais un peu plus profondément, afin de recouvrir les tranches, précédemment soulevées, d’une certaine quantité de terre de la couche inférieure.
D’autres cultivateurs remplacent ce labour par un simple hersage au moyen de la herse roulante (/£g. 62) qu’ils promènent sur le
Fig. 62.
M \ se (il
défrichement dans la direction de la charrue et non en travers, car les mottes n’offriraient dans ce sens que peu de résistance aux dents de la herse sous lesquelles elles rouleraient sans se briser, tandis que, suivant la direction des traits de la charrue, les dents éprouvent une résistance qui favorise leur effet. Un troisième labour, exécuté en travers et suivi d’un 2ersage vers le mois de mars suivant, contribue encore à ameublir le sol et à détruire de plus en plus les mauvaises herbes. Il est le plus souvent suivi immédiatement des semailles de printemps ; cependant, comme à cette époque la terre n’est pas toujours assez nettoyée, il peut, dans certains cas, paraître préférable de donner encore quelques labours pendant une nouvelle jachère d’été. Dans notre opinion, il est généralement tout aussi convenable pour achever de nettoyer le sol, et beaucoup plus productif, de recourir dèslors à des cultures qui exigent des sarclages, des binages ou des butages.
Toutes les défriches ne peuvent être desünées à produire des céréales ou à être converties en prairies. Il est des sols qu'il serait difficile d'utiliser autrement qu'ez Les plantant en bois. C’est pour ceux-là surtout (et dans celle catégorie on doit comprendre une grande partie des landes immenses de la Bretagne, de Bordeaux, etc., etc.), c’est pour ceux-là, dis-je, qu'il convient surtout d'employer la charrue. Cet instrument présente une économie telle, que deux hommes et un bon attelage de 4 ou 6 chevaux, suivant la nature du terrain, défrichent autant de landes en un jour que 50 hommes en pourraient faire au pic ou à la pioche en travaillant avec assiduité.
Parmi /es charrues quon a surtout preconisées pour les défrichemens, il en est certainement fort peu qui donnent des résullats plus satisfaisans que celle de M. MarmiEu