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qui la font entrer sur le côté de l'arbre qui doit se trouver par-dessous après la chute, et lorsqu'ils jugent l’entaille assez profonde, ils relournent la scie en faisant une nouvelle eutaille dans laquelle ils placent un coin qui détermine la chute de l'arbre lorsqu'on le chasse lentement dans la section ouverte par la scie. L'arbre tombe du côté où est l’entaille la plus profonde. L’adresse des bücherons est très-utile dans cette circonstance; car la chute d’un arbre brise souvent d’autres arbres réservés et des baliveaux; cet arbre même est souvent endommagé: la tige se fend et des branches précieuses sont cassées. Le mieux est d’élaguer sur pied les arbres dont les branches ont quelque vaieur. Les ouvriers qui exécutent cet ouvrage portent des souliers armés de griffes de fer qui s’enfoncent dans l'écorce : ils coupent les branches soit avec une scie, soit avec une petite cognée. Si l’arbre penche trop du côté opposé à celui où l’on veut qu'il tombe, on fixe près da sommet un câble avec lequel on le tire précisément du côté où il doit tomber.
Les bûcherons adroits disposent leurs entailles de manière que l’arbre en tombant ne fasse point d’éc/isses qui, en se détachant du pied, diminueraient les dimensions de la pièce. On commence ordinairement l’abattage avec une cognée, en faisant une entaille de quelque profondeur au pied de l'arbre, et en observant de ne pas diminuer les dimensions que doit avoir la pièce.
Les souches de chêne coupées à la cognée ou à la scie repoussent également bien; mais si ces arbres sont très-vieux, il faut des circonstances favorables, telles que l’ombrage et l'absence de plants vigoureux dans le voisinage de la souche, car de tels plants absorbent les sucs nourriciers dans un assez grand espace.
L'abattage en pivotant consiste à faire une tranchée autour de l'arbre et à couper ses racines latérales ; l'arbre tombe et on gagne