EXPLOITATION DES BOIS. LEVO VS
SECTION 1x. — Du transport des bois.
Dans les montagnes, on fait descendre les bois sur des gssoires ; mais si la distance ! est trop longue, on charge les pièces sur des ! traineaux.
Lorsque les arbres abattus sont dans une | position accessible aux voitures, on les charge | sous deux paires de roues, et on les attache | aux essieux avec des chaines, après les avoir ! élevés à l’aide d’un cric (/g. 140).
Fig. 140.
ne 2
ON
Le bois de chauffage se transporte sur des chariots ou des charretles.
Lorsque les bois sont arrivés sur le port | d'une rivière, il est plus avantageux, sous le | rapport de leur qualité, de les transporter sur des bateaux que d’en former des radeaux ou de les faire es |
On ne doit jamais perdre de vue ce pré- | cepte économique, que les bois peuvent se transporter avec profit à une distance d’au- | tant plus grande de la forét qu’ils sont d’un moindre encombrement. Ainsi les fagots, dont le pied cube ne vaut que 10 cent., ne peuvent supporter autant de frais de transport que les courbes de chêne ou d’ornie qui valent 3 fr. le pi. cube.
Dans plusieurs forêts, on réduit le bois en, charbon pour le seul avantage de diminuer!
des 3/4 les frais de transport. |
Ce charbon se transporte dans de grands!
sacs, qu’on place sur le dos des chevaux, ou # dans de grandes voitures garnies de claies, ou enfin dans des bateaux.
SEcTION x. — Du défrichement. |
Le défrichement des forêts est une opéra-!
tion qui entre dans l'exploitation des bois.
On trouve du bénéfice à arracher un bois dé-! généré, et il est tel dans les circonstances) suivantes : 1° s’il a cessé d’être peuplé de) bonnes espèces d'arbres; 2° s’il est envahi par» les espèces inférieures et par les épines ; 3° si! les souches sont usées. Dans ce dernier cas, le bois se régénérerait à la vérité par le re-| cépage des souches et par des semis artifi-| ciels ; mais cette voie serait très-lente et d’un succès difficile : car les souches, avec quelque faiblesse qu’elles végètent, déroberaient au jeune plant sa nourriture ; il n’est personne, qui n’ait remarqué qu’un jeune arbre planté au milieu d'un massif met un temps infini à". s'élever au niveau de ceux qui le dominent.!
Cette observation s'accorde avec le prisons général que pour obtenir le maximum de croissance dans un temps donné, il faut ques les plants qui viennent simullanément soieni à peu près du, même âge et de la même force,