‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 104 sur 595 · DU DÉFRICHEMENT · texte numérisé non relu

DU DÉFRICHEMENT

Grosseur des tiges.

Dans un terrain meuble où il y a peu de grosses souches, il faut, pour faire les mêmes travaux, 200 journées par hectare, qui, à raison de 1 fr. 50 c. chacune, coûtent 300 fr.

Produit de l’arrachement. Dans un sol pierreux peuplé d’un taillis épais de chêne, charme et hêtre, croissant sur des souches pén élevées, et d’une futaie sur taillis nom-

reuse, on retire 54 cordes de souches et racines ( corde de 64 pi. cubes ) par hectare.

Dans un autre terrain plus fertile, où il n'existe point de grosses souches, on a retiré 48 cordes (même mesure), par hectare, de souches et racines.

Le prix de cette corde dans les forêts est de 6 fr., terme moyen.

Secrion x1. — Clôture de la coupe.

L’enlèvement de tous les bois et marchandises étant terminé, il devient utile de clore la coupe, surtout si le sol pousse beaucoup d'herbes. Les frais d’une ciôture sèche sont très-peu considérables, si, dans le cours de l'exploitation, on a eu soin de réserver des paquets et de la fascine que lon dispose

comme dans la f£g. 141.

Fig. 141.

Secrion xu.— De la comptahilité dans une exploitation de coupe de bots.

La première opération de l’exploitant consiste à faire l'inventaire exact de sa coupe. [1 fait numéroter la futaie et il dispose un registre pour en recevoir la description ainsi qu'il suit :

Eniploi

présumé Estimation.

Cabage.

ses marchés, ses recettes, ses dépenses et ses livraisons.

Il a un livre spécial à talon pour les ventes, dans cette forme.

; FA $ 4 a = T .

38 8 |9e A È É 9 à 2 dan |ses = HR ICONE 3 ef te EE ® Ë 3 MEET É ; D LA IC LA AZ ES = ARE w ET LES CO] T ä . T s T | à Ë ,

Le dvre de caisse indique journellement le montant des recettes et des dépenses.

Un ivre de compte courant doit être ouvert pour les ouvriers, en sorle que la balance du compte de chacun puisse s'opérer en une minute.

A mesure que l'exploitation avance, on dresse des tableaux de situation contenant l’état exact des fabrications déjà exécutées,

| Le commis détache de son livre un coupon ’Lcontenant les mêmes énoncialions que le

! lalon, et il le remet au voiturier; el comme “Lchaque conducteur d’une voiture chargée de À bois provenant de la coupe doit être por- © teur de ce bulletin énonciatif de la nature ’hlet de la quantité de la marchandise enlevée, | on trouve dans celte précaution le moyen *’k de prévenir la fraude.

et l’état approximatif et détaillé de ceiles qui restent à faire, et l’on ne perd jamais de vue que l'emploi de chaque espèce de bois doit être projeté et calculé pour chacun des emplois divers dont ils sont susceptibles, afin que l’on puisse choisir le plus utile, ou, ce qui est la même chose, dans cette circonstance, le plus lucratif.

Pour appliquer dans un cas particulier les iustruclions qui précèdent, il faut s’irformer dans les localités voisines de la coupe en exploitation, des prix séparés de chaque espèce de bois, soit brut, soit débité en marchan-

AGRICULT. FORESTIERE : PRODUITS DIVERS DES BOIS ET FORETS. xiv. w.

dises. Ces renseignemens, pris en détail d des vendeurs, des acheteurs, des ouvriers et! des voituriers dans les coupes et sur les!

marchés, se contrôlent réciproquement.

Mais on n’est assuré d’avoir obtenu une exactitude suffisante que lorsque les grada-#: tions de qualités et de prix sont bien obser-#. vées, et qu'aucune contradiction ne se mani-M! feste dans les faits ou dans les calculs. Lesk cadres que nous avons donnés serviront à M:

n’oublier aucun élément, et fourniront desM:

termes de comparaison pour exploiter quel-!

que coupe que ce soit. NoIRoT. «|

Page 1