BOIS DE CHAUFFAGE
1/5° à 1/6° de leur poids d’eau qu’on ne peut leur enlever qu’à une température de 100° c.
7° La partie de l'arbre. Dansun même arbre sain et vigoureux, toutes ses parties étant au même degré de dessiccation, le bois est plus pesant au cœur du tronc qu’à la circonférence, davantage près des racines qu’au sommet de l'arbre, et celui du tronc pèse plus que celui des branches. Ainsi M. Har- TIG a trouvé que la valeur comparative du bois de chauffage de tronc, coupé hors sève et bien sec, dans du hêtre de 129 ans, du charme de 90 ans, du chêne pédonculé de 190 ans, était représentée par les nombres 1600, 1719, 1459, tandis que le bois des grosses branches de ces mêmes arbres, dans les mêmes circonstances, n’étail représentée que par les nombres 1386, 1364 et 1234.
8° L'état du bois. Un bois carié ou échauffé donne, à poids égal et dans des circonstances identiques, moins de chaleur que du bois sain et de bonne qualité. Un bois flotté donne aussi moins de chaleur qu'un bois de gravier ou du bois neuf. Par exemple, la quantité de chaleur dégagée du bois de hêtre en combustion, sec et bien sain, de 120 ans, étant représentée par 1600, celle du bois échauffé provenant du tronc n'est plus que 1258. Du bois de chêne pédonculé de 190 ans, en bon état, donne une quantité de chaleur représentée par 1458 ; le même bois échauffé n’en donne plus que 1241, et 939 quand il a été flolté.
9° L’essence du bois. On a fait de nombreuses expériences pour s'assurer du rapport de la combustibilité, et par conséquent de la valeur des différentes espèces de bois comme combustible. DUHAMEL, RUMFORT, HASSEN- FRATZ, en France, ont tenté des essais de ce genre; mais les plus complets ont été faits en Allemagne. Celles de M. HarTiG sur ce sujet ont été fort étendues: cependant, comme il a négligé dans ses expériences plusieurs circonstances importantes qui devaient influer sur ses résultats, ceux-ci n’ont pas toute la rigueur nécessaire pour les faire admettre avec confiance. M. WERNEK a repris ces expériences en tenant compte de ces circonstances et en cherchant à donner plus de précision aux calculs. Enfin plus récemment, en 1826, M. KauscuiNGER a fixé son attention sur ce sujet, en cherchant à apprécier toutes les causes qui pouvaient influer sur la valeur comparative des bois de feu. Malgré le peu d'accord qui existe entre les résultats de ces trois forestiers distingués, nous donnons ici le tableau des chiffres auxquels ils sont parvenus, en réduisant tous les nombres à un dénominateur commun, et en supposant pour cela que du bois de hêtre sain, de bonne qualité et âgé de 120 ans, a une valeur de 1000. Nous nous bornerous aussi au bois de tronc à différens âges, suffisamment sec et dans un bon état de conservation.
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NOMS È c] Ë “ «4 a Li DES ESPÈCES DE BOIS. cl E 8 U Hétre de 120 ans. 1000 | 1000 — "de 80 ans RE IMOTT »
2" de 40 êns, 1200720) 0006 171024 Chéne rouvre de 200 ans. .| 972 »
Chêne pédonculé de 190 ans,| 935 912 — dezgoans. . , . .| 965 920 | Charme de go ans, . . 1074 | 1052 — ,,d6 ane à 0 1028 »
Alizier de go ans. . . . 934 875 2 NW de 30 208 +! 2. 959 887 Frêne de 100 ans.. . +. 1007 | 1030 =) ‘de 3o ans. « . . | 1006 | 1095 Orme de 100ans. . . . .| 871 880 — de 30 ans. . # IN 024 950 Erable-Sycomore de 100 ans.| 1141 1030 17 de 4o ans. .| 1149 | 1075 Tilleul de 80 ans. 858 680 — de 3o ans. . . .| 623 »
Bouleau de 60 ans. 861 912 "Ets de 25 ans, ? 723 885 Aune de 7o ans. . . . .| (640 553 = Hédnmoïans: 0e MA 701 »
Tremble de 60 ans, 630 »
Es de 20 ans 747 »
Peuplier noir de 60 ans. . 514 »
Le de 20 ans. . 495 »
Peuplier d’Italie de 20 ans. .| 483 »
Li de 10 ans. .| 436 »
Saule blanc de 5oans. . .| 571 584 — de 10 ans. 642 »
Saule marseau de 60 ans. .| 764 733 = de 20 ans, 652 »
Tremble de 60 ans. 634 618 — de 20 ans. 747 635 Robinier de 34 aus. . 800 »
= deReVans 012098 »
Mélése de 100 ans. . . .!' 810 »
— de 5oans. . 709 »
Pin sauvage de 125 ans, . 997 | 1077 nee de 100 ans, . 907 »
= de 50 ans: ,. .| 759 »
=== de 30 ans. 680 »
Sapin commun de 100 ans. . 700 705 == de 80 ans. +. 657 »
Epicéa de 100 ans. . . . 786
— desoans. .« , , 660
Nous avons déjà fait connaître (page 111)
les différentes formes sous lesquelles se con- | Joint.
somme le bois de chauffage, et les diverses espèces sous lesquelles on le classe dans les chantiers de Paris; nous nous contenterons d'ajouter ici que, d'après M. Heyer, les souches et racines rendent en bois un produit
ui, par rappor! à celui que fournit la partie de l'arbre qui végète au-dessus de terre, est en moyenne :
PDOD IC eme ne 67 à Ur NOT ie D 0004 ef AL le A 5 AUDE RE LS NS PS NROIDE DEUDHER = . ". 7. ‘at . D,21 CDICER LEE EU. Ne, OS pin du nor 0,25
et comme moyenne générale, 0,30 pour cent, c’est-à-dire que les souches et les racines fournissent une quantité de bois égale environ au tiers de celle fournie par l'arbre, sans compter la perte de bois en copeaux qui s'élève à 5 ou 6 p. 0,0 de la masse ligneuse de la tige quand on coupe les arbres à la cognée. è
Les expériences de MM. HarriG et Wer-
1%6 AGRICULT. FORESTIÈRE : PRODUITS DIVERS DES BOIS ET FORÊTS. uiv. w |
NEK sur le cordage des bois, ont conduit ces savans forestiers à des conclusions d’une grande utilité dans la pratique; le dernier surtout, par le soin qu’il a mis dans ses essais, | est arrivé aux résultats importans dont nous allons donner l’abrégé.
M. WerNexk a déterminé le plus exacte-| ment possible le poids d’un pied cube solide #4 de l'espèce de bois qu’il voulait mesurer, puis a multiplié ce poids par 128, nombre del pieds cubes qui entrent dans une corde de 8 pi. de couche sur 4 pi. de hauteur; la bûche; ayant 4 pi. de longueur. Il a connu ainsi le! poids qu’aurait cette corde gi elle était composée d’un seul bloc de bois. S’assurant en-| suite, par la pesée, du poids exact des büûches ! qui entraient dans lacomposition de la corde, : et déduisant ce poids du précédent, il avait! ainsi le volume réel ou la solidité de toutes; les bûches composant la corde et le volume représeutant tous les vides. Voici le résumé 1 des essais : i
1° La solidité d’une corde de bois varie sui-4: vant les espèces et qualités des bois; ainsi une corde de bois vert du tronc, de 128 pi. 4l cubes, composée de 181 à 184 bûches, n’offrel que 107 pi. cubes 190 de bois solide ou réel} quand elle est composée de hêtre de 120 ans, ! “hs 72 pi. cubes 585 quand c’est du chêneé
e 230 ans, 94 pi. cubes 893 quand c’est de l'orme de 100 ans, 80 pi. cubes 674 quandé| c’est du bouleau de 70 ans, etc. ; le reste est! formé par les vides et interstices. Cette même corde qui, si elle se composait d’une seule!
masse solide de bois, aurait dans les mêmes, circonstances pesé pour le hêtre 8,420 liv.,! le chêne 9,724, l’orme 8,207, le bouleau 8,128, etc., ne pèse en réalité, pour ces 4 espè-! ces de bois, à cause des vides, que 5,39,486,08 et 5,128 liv. | 2° La solidité d’une corde de bois varie} suivant le zombre de bädches qu’on emploie pour la composition de cette corde. Par exem:| ple la solidité réelle d’une corde de 128 pi: cubes en hêtre vert de 100 à 120 ans, et celle! d'une corde de chène rouvre vert de 200 à] 250 ans, présente les différences en solidité] et en poids indiquées dans le tableau ci-!
Nombre de bûches. Solidité, Pesanteur. | | : 1E | (pl Hétre. Se fl Pieds cub, Pou.cub.déc, Livres. | Q 86 j07 190 7028 Mu 112 105 707 6930 | 128 97 283 6378 L.
136 93 784 6155 184 82 280 5395 W 200 78 343 5136 4 Chéne rouvre. ' 101 96 &17 7286 .
129 87 578 6618 AN 145 82 866 6267 |#' 162 771 471 5854 II 183 s) 585 5485 © Ur | 203 65. . 9282 4933 : "li Mill I" —————…—e
ÿ 1 tre 3° Les bois tortueux et roueux diminuen# |, la solidité réelle d’une corde de boïs. Ains4 |,
+ une corde de pin sylvestre vert en büches - noueuses du tronc de 100 à 130 ans, présente … avec Le bois droit les différences suivantes :
| : . Bois raboteux, noueux et | Bois droit, 2 QE
lors.
| [Nombre | Solidié. Poids. || Nombre | Solidité. | Poids Pieds cubes | Lir. Pdiientes |iLin 85 108,033 |6719 90 98,462 |6277 108 106,675 16619 116 94,196 |6005 : 133 99,080 16143 136 88,768 |5659 | 136 93,568 15699 159 83,184 15303 cf 165 84,903 15264 183 71,294 14545 | 193 77,8 4828 200 66,664 |4250
4° Les bois verts du tronc et de la cime présentent, sous le rapport de la solidité de la corde, des différences encore plus grandes que celles des bois composés de büches noueuses et torses. Ainsi une corde de chêne en bois vert du tronc, que nous avons vue avoir, quand elle est composée de 200 bûches droites, une solidité réelle d’environ 65 pieds
Poids en livres et onces
par pied cube en Nombre
de bûches
| Quelques observateurs ont aussi remaræ° que le volume du bois variait suivant da longueur des büches. Ainsi, suivant M. Le- BRUN, un stère de hois diminue de 1/4 de son volume lorsqu’ii est scié en deux, de 1/3 lorsqu'on le scie en trois, et d’un peu plus du tiers lorsqu'on le scie en quatre.
M. BerTHIER a vu qu'une demi-corde ou 64 pieds cubes de bois des environs de Moulins, qui se composait de 80 bûches et pesait 1650 liv., ce qui porte le stère à 36 büches sant 752 liv., ne formait plus, lorsque ces üches avaient été sciées en quatre, qu'un volume de 48 1/3 pi. cubes, et que le poids du ière était alors de 1016 liv.
| Æn résumé, lès meilleurs bois de chauffage sont les bois du tronc qui sont bien