‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 119 sur 595 · LEP TILL · texte numérisé non relu

LEP TILL

Y K La. LINE

Varangues acculées de fond et de porque | re (fig. MOD) TEST 110 3,90 | 41 32 — 2° (Âg.156 C, 162B).. . |3,90| 32 | 27 Bau de tillac 17° (fig. 153 A). . . : [9,74 41 | 41 — de pont 1% (fig. 155 B). . . . |8,44| 32 | 32 Demi-bau 17° (fig. 154 A). M © MC 7,79] 41 41 Alonge d'écubier 1€ (fig. 152 C).. . |6,17| 38 | 32 Guirlande 1° (fig. 156 B).. . . . |4,55| 49 | 3S Piéce de tour 1°° (fig. 160 A)... . . |5,20| 13 | 43 Barot de gaillard 2° (fig. 163 A). . . |8,12| 27 | 27 — de dunette 3° (fig. 164 A}5] 116,50 PRIS Bois de lors 4° (fig. 145 C, 153 B)... |2.60: 92 | 29 Bois de chaloupe 5° (fig. 154 C, 153C) 2,97 5 | à

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134 AGRICULT. FORESTIERE : PRODUITS DIVERS DES BOIS ET FORÊTS. 11 v.

3° Bois à double courbure et en forme de S.

Alonges de revers 3° (fig. 143 C). . . |4,22| 32 | 27 Genoux de revers 2° (fig. 140 B). . . 14,55] 38 | 27 — de cornière 1°° (fig. 148 A). . |7,14| 92 | 22 — 17° (fig. 161 B).. . 4,55] 41 | 38 | Corniére ou estein 1°° (fig. 147 A). . | 5,20| 51 | 32 |

a. Bois formant un angle obtus.

Courhe detillac 17° (fig. 149,C) . . |3,24| 38 | 38 — de jotereau 17° ( fig. 159 B). . | 3,90 | 43 | 22 — d’arcasse 1"° (fig. 145 B). 14,53 | 43 | 37

Brion ou ringeot 1'° ( fig. 143 A). . .

Bossoir 17° (fig. 152 B). . . , . |4,55| 38

is 43

b. Bois formant un angle droit ou a peu près.

Gourbe de gaillarde 3° (fig. 142 B,164B. 9,99

— de chambre 3° (fig. 154 B.164 C,]| 2,27 | 22 16

43 | Courbe d'étambot 17° (fig. 157 B 165). He 1 38 | 38

— depontir® (fig.159B). .

c. Bois formant un angle aigu, ou ressemblant à un Y.

Courbe de capucine 1°° (fig. 144 B).

Fourcat 17e (fig. 146 B, 160 B ).

Fig. 160. 161.

Les bois droits sont l’ouvrage de la nature; les soins de l’homme doivent se borner à écarter autant que possible les obstacles qui peuvent s'opposer à la croissance vertica ledes arbres. Parmi ces obstacles on range l'action des vents, les dommages causés par les hommes, les animaux sauvages ou domestiques, les insectes, le voisinage des autres arbres, etc.

Les bois courbes sont le produit de la nature ou de l’art. Les bois des arbres propres à fournir naturellement des courbes se trouvent particulièrement sur les lisières des forêls, dans tes bois mal peuplés, dans les bordures, les haies, et partout où les arbres sont isolés, parce que, dans ces positions, ils poussent beaucoup de branches, s’inclinent du côté des terrains découverts pour y jouir de l’air et de la lumière, se courbent par la charge des neiges et sous l’action des vents. Parmi les arbres dont les bois sont courbés naturellement, on n’en rencontre qu’un petit nombre qui soient sans défauts et propres aux constructions navales. Cette disette a fait rechercher les moyens d’y suppléer par des moyens artificiels, et, dans ce but, on a es-

- IE 54 ] 43 | Fourcat 2° (fig. 163 B).. .

sayé un grand nombre de procédés. Mon- TEATH, BUFFON, DUHAMEL, HASSENFRATZ, Du- BOIS DE CHEMANT, Becker et beaucoup d'autres ont proposé des moyens plus ou moins ingénieux pour donner artificiellement aux arbres la courbure qui les rend si précieux dans les chantiers de construction.

Toutes les méthodes qu'ils ont proposées, si on était curieux de les connaître, sont exposées avec détail à l’article Marine du tome II du Dictionnaire des eaux et foréts de Bau- DRILLAKT, auquel nous renvoyons. Aujourd'hui, elles ont moins d’intérêt depuis qu’on a établi dans plusieurs de nos chantiers de construction des appareils propres à courber les bois et à leur donner les formes requises par des moyens mécaniques, aidés de l’action de la vapeur d’eau bouillante.

Les bois de chêne, pour le service des arsenaux de la marine, se vendent au stère et à des prix débattus entre les propriétaires ou adjudicalaires et l'administration.

Dans les constructions pour la navigation fluviale, on emploie généralement le chêne pour les grands bateaux, tels que les foncets, écayers, flettes, barquettes, cabotières de la

cHaAPp. 6°.

Normandie; les marnaïs, languettes, fldtes de l'Oise et dela Marne. Quant aux toues ou sapines de la Haute-Loire,elles sonttoutes bâties en planches de sapin, et sont assez ordinairement déchirées au lieu de leur destination.

Les bois courbes pour ces constructions étant d’une dimension beaucoup moindre, sont bien plus communs et plus faciles à se procurer.

$ III. — Bois propres aux constructions civiles.

Dans les constructions civiles, on fait usage de presque toutes les espèces de bois qui croissent dans nos forêts; les uns sont employés comme bois de charpente, d’autres comme bois propres à la construction des grandes machines où appareils usités dans les arts; d’autres, enfin, comme exclusivement propres à la menuiserie.

1° Bois de charpente.

Dans les grandes constructions civiles, telles Lis celles des ponts, des écluses, des ports,

es grands édifices pure les arbres de futaies dont on peut obtenir des bois de dimensions plus ou moins grandes, sont le chêne, le châtaignier et le sapin. Ces constructions exigent parfois des arbres qui aient 30, 40, 50 et 60 pieds (10 à 20 mètres) de hauteur de tige, et 5 à 6 pieds (1 mètre 60 à 2 mètres ) de circonférence moyenne.

On fait principalement usage, dans les coz-

structions civiles ordinaires pour la charpente des villes, des différentes espèces de chènes, du châtaignier et du sapin; pour celles des campagnes, du bouleau, des érables, des saules, des peupliers, des arbres résineux, de l’orme, du cormier, de l'alisier, du frêne, du charme, du merisier, etc.

. Dans les constructions en terrains humides ou submergés,pour les pilotis,lesgrillages,les fondations, le muraillement des puits et des mines inondées, les pieux, etc.,on se sert, avec avantage, outre le chêne, de l’orme, des bois résineux et surtout de l’aune. C'est avec ce dernier bois que sont exécutés les pilotis sur lesquels sont fondées Venise et la plupart des villes de la Hollande. Les clôtures rurales sèches, les pieux et les planches établis pour soutenir les fossés, les terrains, le bord des mares, canaux, et les endiguages sont plus durables quand on les établit en chêne, en vhâtaignier, en hêtre, en acacia. Les conduits d'eau et les pompes se font particulièrement en orme, en aune, en Sapin, en mélèze, etc.

La construction des grandes machines, ou celle d'appareils dans les usines, exige aussi souvent des bois de nature diverse et d’assez fortes dimensions; pour les arbres et pivots de moubp, les arbres des roues hydrauliques,

ar exemple, on emploie les chênes, ou, à

eur défaut, le pin sylvestre, le sapin, l'épicéa qui ont depuis 20 jusqu'à 36 pieds (7 à 12 mètres) de longueur sur 20 ou 24 pouces (54 à 65 centim.) d’écarrissage; pour ceux des martinets de forge, des chênes, des hêtres, des arbres résineux de 36 à 40 pieds (12 à 13 mètres) de longueur sur un écarrissage de 40 à 42 pouces (108 à 112 centim.). Les piles pour

BOIS D'OEUVRE

les moulins à poudre, à papier, à fouler, à extraire les huiles, etc., exigent également des arbres qui aient de 40 à 48 pouces (108 à 125 centim.) d’écarrissage, etc. Quant aux autres pièces diverses qui entrent dans la composition des grandes machines ou dans celle des machines plus petites, on fait usage de divers bois d’écarrissage plus petit. Par exemple, on emploie, pour les roues dentées des moulins, les écrous des pressoirs, les vis de presses, les plateaux des lanternes, les fuseaux, les alluchons, etc., de l’orme ou du noyer, ou bien encore du cormier, de l’alisier, du cornouiller, du merisier, du charme, etc.

On divise communément le bois de charpente en deux espèces. L'une se nomme bois de brin et l’autre bois de sciage, Le boïs de brin est celui qui reste de grosseur naturelle et qui a seulement été écarri sur ses 4 faces, en enlevant 4 dosses à la scie ou à la coignée. Le bois de sciage est celui qui est refendu à la scie en plusieurs morceaux.

Les bois de charpente arrivent à Paris en pièces de différentes sortes : 1° en poutres et poutrelles ; 2° en solives, chevrons, poteaux et membrures.

Les poutres et poutrelles sont des pièces de bois de brin, ayant depuis 12 jusqu’à 24 pouces (32 à 65 centim.) d’écarrissage sur une longueur variable. Quant aux solives, chevrons, poteaux et membrures, nous avons donné dans le précédent chapitre (pag. 117) leur écarrissage et leur longueur.

La longueur des bois de charpente diffère de 3 en 8 pi., et leur grosseur en proportion, depuis6, 9, 12, 15,18, 21, 24, 27, jusqu’à 30 pi. (2 à 10 mèt.) et plus. Ces boïs s’estiment à la pièce, qui est une mesure de 6 pieds (2 mèt.) de longsur 6 pouces (16 centim.) d’écarrissage ou 3 pieds cubes de bois. C’est à celte mesure qu’on réduit tous les bois de différentes longueurs et largeurs qui entrent dans la construction des bâtimens. Ils se vendent au cent de boëis, c’est-à-dire par cent pièces de bois, ou au stère.

2° Bois de menuiserie.

Menuisier en bâtimens. Les bois employés le plus ordinairement par les menuisiers en bâtimens sont le chêne, le châtaignier, le sapin et le tilleul. Ils font encore usage de noyer, orme, hêtre, frêne, platane, sycomore, érable, merisier, cornouiller, tremble, robinier, etc. Ces bois sont généralement débités, sous différentes dimensions, dans les forêts par des scieurs de long ou dans les moulins à scier le bois.

Le chapitre précédent contient (page 117), à l'égard de ces sortes de bois appelés bois de sciage, toutes les instructions nécessaires pour faire connaître leurs dimensions et le prix de leur main-d'œuvre.

Menuisier en meubles, ébeniste et marqueteur. Les bois indigènes de nos forêts dont se servent les menuisiers en meubles sont des bois durs, tels que chène, orme, frêne, érable, prunier, poirier et pommier sauvages, alisier, cytise, sureau, If, etc., et les bois blaucs ou tendres de saule, tremble, bouleau, peuplier, tilleul, ainsi que le sapin, et de plus le rous-

136 AGRICULT. FORESTIÈRE : PRODUITS DIVERS DES BOIS ET FORÈTS. raw. v. sin loupes ou excroissance, de buis, d'érable } usage de perches, rames et ramilles, pourfaire

de frêne, d’aune, d'orme et de sycomore. Ces bois leur sont livrés sous la forme de soliveaux, de baltans, de membrures, planches ou voliges.

On les voit encore faire usage, en arbres de nos forêts, et comme bois d’ébénisterie, de placage ou de marqueterie, d’acacia, buis, châtaignier, cornouiller, fusain, genévrier, houx, marronnier, mélèze, micocoulier, coudrier, pin, platane, sycomore, etc.

Menuisier en voitures. I] fait principalement usage du frêne, de l’orme, du noyer, du tilleul et du peuplier refendus à la scie en tables de diverses épaisseurs, bien desséchés, et du bois ce sapin. Le bois d’orme sert aux bâtis; à défaut d’orme, on emploie le noyer ou le frêne, comme en Angleterre. Les panneaux des équipages sont toujours en noyer. Le sapin sert pour les panneaux de eustode, le tilleul pour les caves, les panneaux de doublure, et à couvrir les pavillons.

Menuisier treillageur. Cet artiste emploie les bois de châtaignier, de chêne, de frêne, et les bois à grains fins, tels que le bouleau, l'aune, le pin, le sapin, le cyprès, etc., qu'il refend avec le coutre et travaille ensuite avec des outils qui lui sont propres. Il se sert, la plupart du temps, des bois de fente travaillés en forêts, et dont nous parlerons plus bas.

Menuisier layetier. Il ne fait guère usage que des voliges de bois blancs qui servent à faire les caisses destinées au transport des marchandises.

$ IV.— Bois de charronnage.

On comprend sous ce nom tous les bois qui sont mis en œuvre par le charron pour la construction des roues et pour celle des chariots, charrettes, trains des carrosseset de plusieurs instrumens d'agriculture. Les bois employés de préférence par le charron sont l'orme, le frêne, le chène, l’érable, le hêtre, le charme et le bouleau. Nous avons indiqué plus haut (page 116) l’usage et le choix qu'on fait de ces bois pour les diverses pièces de charronnage. Nous ajouterons seulement que les bois sont livrés au charron en grume, en billes ou tronçons coupés de longueur ou refendus à la scie, et qu'ils se vendent généralement austère.

Bois propres à l'artillerie. X'artillerie, dans ses constructions, fait à peu près usage des mêmes bois que le charron. Ces bois sont tous fournis et transportés en grume, ou simplement dégrossis. Pour les fasques, on emploie le bois d'orme bien sec; pour les entretoises, le chêne très-secet de dimension variable, suivant que les pièces sont montées pour l'artillerie de Lerre ou celle de la marine. Les roues sont en orme, les moyeux en bois vert , les jantes en bois sec, les raies en chêne pur et sans nœuds. Les essieux se font en orme, les limonières d’avant-train, les sellettes, les sassoires, etc., se font avec le méme bois. Les bois blancs, tels que l’aune, le peuplier, servent ordinairement pour le corps des caissons et les coffrets.

L’arbilerie et le génie militaire font encore

des saucissons, des gabions, des fascines, des clayonnages; d’arbres refendus, de pieux, d'échalas pour former des palissades; de planches, de chevrons de chène pour les Een de batteries ; de solives pour lindes, etc.

$ V. — Bois d'ouvrage.

On donne ce nom au bois qu’on travaille dans les forêts ou dans leur voisinage, et dont on fait de menus ouvrages ou difiérens ustensiles. Ces bois sont ou simplement fendus et dressés, ou bien reçoivent plus de facon. Dans le 1°" cas on les nomme bors de Jente et ils servent à faire des échalas, des lattes, du merrain, du douvain, des barres pour soutenir le fond des tonneaux, des copeaux, pour les gainiers ou miroitiers, des cercles ou cerceaux, des cercles pour cribles, caisses de tambours, bordures de tamis, mesures de capacité, des éclisses ou clayettes pour dresser les fromages, etc.

Daus le 2° on les appelle bois de raclerie, el on en fait des attelles de colliers, des fûts de bâts et arçons de selle, des jougs de bœufs, des pelles à four, à grains et à boues, des batloirs de lessive, etc. Tous ces objets se font presque exclusivement en hêtre, mais on en fait aussi quelques-uns en aune, bouleau, charme, noyer et saule. C’est aussi en hêtre que se font la plupart des sabots ; on en fabrique aussi en noyer et en orme, et avec du bouleau,du tilleul, du marronnier, de l’aune du tremble, du saule et du peuplier.

Nous renvoyons, pour plus de détails sur ces bois d'ouvrage, à ce que nous avons dit au chapitre précédent, à l’article de l’exploitation d’une coupe ( pag. 110 à 120).

$ VI.— Bois employés dans différens arts.

Les bois que produisent nos forêts recoivent un grand nombre d’autres applications utiles, ou servent dans diverses industries, parmi lesquelles nous citerons les suivantes.

On fait des échalas de rondin, de menues perches, des tuteurs, des piquets avec presque tous les bois, mais surtout avec le chêne, cornouiller, châtaignier, charme, pin, genévrier, robinier, coudrier, etc.On en fait aussi en saule, tilleul, sureau, peuplier et aune.

Les harts, liens, rouettes de trains de flottage se font avec les jeunes rameaux traînans ou rampans de la plupart des arbres. On em-

ploie, pour les manches de fouet et houssi-

nes, des jeunes tiges d’érable, micocoulier, houx, etc.; pour les fascines qui servent dans les constructions en bois, ou à maintenir les terrains en pente ou dégradés par les eaux, des rameaux de toutes sortes de bois. On débite des allumettes dans de petites billes de tremble sec ou de bourgène refendues en menus brins; on fait des manches d'outils, des fléaux, des maillets, des masses, des poulies, des coins, des fourches et ràteaux en charme, chêne yeuse, frêne, aubépine, cornouiller, sorbier, micocoulier, tilleul, etc.; des balais avec des brindilles et en particulier celles du bouleau ; des fuseaux, lardoires, aiguilles à tricoter, en fusain ou en buis; des

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cap. 6°.

manches de couteaux communs, des étuis, en hêtre durci au feu; et on fabrique en buis, surtout aux environs de St.-Claude, quantité de menus ouvrages, tels que grains de chaelets, sifflets, boutons, cannelles à vin, cuilers, fourchettes, tabatières, peignes, coquetiers, poivrières, moules à beurre, etc. Les chaises communes, les échelles se font avec le tilleul, l’aune, le bouleau, et les lignes de èche en saule, peuplier, sapin, micocouler, etc.

Les pompiers font usage de l’orme et de

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