‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 271 sur 595 · LIV. Vil · texte numérisé non relu

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travaux , à leurs spéculations et à leurs bénéfices, que l’étendue du marché qu'ils savent s'ouvrir, la rapidité de la consommation et la concurrence, lagriculteur a non-seulement les mêmes limites comme marchand de denrées agricoles, mais de plus il a devant lui les obstacles eue que présentent les bornes du fonds qu’il peut exploiter avantageusement et la pénurie des capitaux.

Ainsi tout concourt, dans l’industrie agricole, d’un côté à réduire le taux des bénéfices, et de l’autre à resserrer ceux-ci dans d’étroites limites, et tout prescrit, tout fait une loi impérieuse à ceux qui se livrent à l’exercice de cette industrie, de rechercher, dans une appréciation rigoureuse de toutes les circonstances qui influent sur la production, dans la comparaison numérique des avantages que présente tel ou tel procédé, tel outelsystème, dans des tableaux et des comptes exacts de tous les moyens mis en œuvre pour parvenir à un résultat quelconque, en un mot, dans une administration habile, régulière et méthodique, les chances de succès et les bénéfices auxquels a droit tout homme actif, comme récompense de ses travaux et de son industrie.

Dans l’exposé sommaire que nous allons mettre sous les yeux du lecteur des principes de l’administration rurale, nous avons pensé que le premier devoir de celui qui voulait se consacrer à la production agricole était de jeter un coup d’œil sur lui-même, et d’examiner s’il réunit les conditions auxquelles doit satisfaire tout entrepreneurdece genre d’industrie. Dans le cas affirmatif, son deuxième devoir est de se livrer à la recherche, puis de procéder à l’acquisition ou location du domaine qu'il doit exploiter. Une fois en possession de ce fonds, c’est à lui à l’organiser dans toutes ses parties d’après les principes qu’enseigne la science. Enfin, le fonds étant organisé , il ne restera plus qu’à imprimer à l'administration la direction que l’entrepreneur jugera la plus convenable et la plus conforme à ses intérêts.

Ces quatre phases distinctes de l’administration rurale feront le sujet d’autant de titres séparés dans le présent livre; mais, avant d'entrer en matière, nous éprouvons le besoin de consigner ici une observation générale, que nous prions de ne jamais perdre de vue dans tout le cours de ce livre, parce qu’elle s'applique en quelque sorte à tous les sujets que nous aurons à traiter, et qu’elle nous évitera le soin d’entrer dans des détails minutieux ou des répétitions inutiles ou fastidieuses.

La production agricole est un problème immense , susceptible d’une variété infinie de combinaisons et de solutions, et dans lequel il entre un nombre considérable d’élémens non-seulement divers entre eux, mais variables eux-mêmes suivant une foule de circonstances accidentelles, imprévues, et souvent très difficiles à discerner et à apprécier. Ainsi, ce qui est vrai pour un pays ne l’est pas parfois pour un autre; ce qui parait bon et avantageux dans un canton pourrait ètre préjudiciable dans un canton voisin; ce qu'on pourrait entreprendre avec profit dans-une ferme serait désastreux dans un domaine

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quelquefois voisin ; ce qui a réussi une année peut échouer dans toutes les autres, et enfin ce qui a eté avantageux dans un temps peut cesser de l’être sous l’empire des circonstances. Dans cet état de choses, on doit aisément comprendre qu’il nous a été impossible de tenir compte des influences infiniment variables qui affectent à un degré plus ou moins éminent le phénomène ta production agricole, tant sous le rapport des lois de la nature que sous celui des moyens mécaniques et économiques qui sont soumis à la volonté de l’homme, et qu’on se tromperait sion regardait comme absolus les principes que nous allons exposer. Ce que nous avons dû tenter

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