‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 293 sur 595 · HERSAGES · texte numérisé non relu

HERSAGES

Moyen,

Hectares,

de trèfle évalué e

grains,

Léger.

Des fouri ages.

Des

Comparaison entre le produiten grain

et la quantité d'engrais fourni par les con-

sommatiens de pailles et fourrages.

u fuurrages,

El

Es

PT

co

LU

[2] nr er

un ” Z Cr = (21 mn e or ut Dr et

.s 2 2 = LE = LPS TE eu 2 £ £,2 = a = 2 EL a CEaM'En 2 POS o = 5 A4 © € © + ® = — 57% ET "= = 3 CNRS S »

ss] & [SE = = © c£s 2 =A CREME ME TE &S = = e © (s-= sl 20% on # © le le Qe © TA de 2 sa) © = [A [= Kilogrammes,

+ 255 Ta

“= nm © % = a us i A S = ci À on # 7] © un D &æ © & © F me jet =. | 5 s ss | &FS Î MAC DES vi Poe = one “5, recu, +0 TS tt

Ga | 4,188 |5,768 | 732 |Ë | — | ,4au | 1.738 517 | 2.468 | 2.515 150 | |

6 LE. — De l'évaluation du produit des prairies.

Nous comprendrons dans cette méthode d'évaluation les prairies qui peuvent donner un produit net, supérieur ou au moins égal aux terres arables cultivées en grains ou en plantes industrielles. Les prairies qui ne remplissent pas cette condition et qui par leur position et leur qualité peuvent être soumises à la charrue, doivent être évaluées et estimées comme terres arables. Quant à celles qui donnent un produit net inférieur aux terres arables, mais qui par leur situation et qualité ne peuvent être rompues avantageusement, elles doivent rester prairies et être estimées comme telles.

A. De l'appréciation de la fécondité des prairies. La fécondité des prairies dépend aussi bien que celle des terres arables, des caractères du sol que nous avons appelés agronomiques ; ceux-ci doivent donc faire, comme dans le cas de ces terres, l’objet d’un examen attentif; et comme ils se présentent 1ci sous un aspect particulier aux prairies, nous allons en reprendre l’examen.

19 La ténacité. On reconnait cette propriété du sol des prairies quand les voitures chargées n’y tracent pas d'ornière et quand le pied des bestiaux qui pâturent n’y produit pas d'enfoncemens, même quand elles sont très humides et couvertes d'eau. La terre s’ÿ crevasse par une sécheresse et une chaleur prolongées dans les situations peu profondes et lorsque les plantes y sont courtes el ne couvrent pas encore le sol. Si le terrain n’est pas trop humide on y voit prospérer le trèfle rouge et surtout le carvi. L'espèce et la nature des autres plantes dépend du degré d'humidité, de la froideur ou de la chaleur du sol. Dans un sol tenace la sécheresse rend les plantes des prairies moins fortes et plus fines, et une propriété caractéristique des terres argileuses c’est de fournir, quand les prairies sont saines du reste, des fourrages très nutritifs.

20 L'ameublissement résulte de la présence du sable ou de l’humus avec une moindre quantité d’argile, Dans le 1 cas, le sol des prairies, même avec surabondance d’eau , reste entier et ne se crevasse pas par la sécheresse ; dans le second , le sol est spongieux et devient mou et marécageux par une surabondance d’humidité ; les roues des voitures et les pieds des bestiaux s’y enfoncent profondément.

30 L’humidüé. Dans une prairie trop profonde pour que les eaux aient un écoulement suffisant, les bonnes graminées fourragères disparaissent peu à peu et font place aux plantes des marécages , aux carex et aux mousses. Une surabondance d'humidité rend les fourrages moins savoureux et moins nourrissans ; elle acidifie parfois l’humus, circonstance qu’on distingue par l’apparence charbonneuse et la couleur noire intense ou brune du sol, Au reste, cet excès d’humidité n'est nuisible que lorsque l'eau continue à couvrir la prairie à l’époque la plus active de la croissance des végétaux.

4° La sécheresse. On la reconnaît dans une prairie à l’aspect de la surface qui est dure et sèche. Elle est due la plupart du temps à une situation trop haute et à la rapidité des pentes. La sécheresse diminue le produit des graminées , et cet effet est d’autant plus marqué que le sol contient plus d’humus, et d'autant moins sensible qu’il est plus argileux. Les fourrages , au reste , sont de bonne qualité dans les prairies sèches quand les élémens qui entrent dans la composition de luur sol ne sont pas ceux des sols marécageux.

Page 1