‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 301 sur 595 · B. SYSTÈME DU PATURAGE · texte numérisé non relu

B. SYSTÈME DU PATURAGE

La même évaluation opérée dans le système du pêturage donnera. . . . . . . .|s020|1466 RE)

Le nombre des journées de travail d’un cheval nourri en vert ou au pâturage étant dans le pays de 250 jours, et.pour les bœufs de labourage nourris au päturage et travaillant alternativement de 120 seulement, c’est, dans le système de la stabulation permanente, 8 chevaux et 22 bœufs de trait qui seront nécessaires, et dans celui du pâturage 6 chevaux et 18 bœufs.

3° Évaluation en argent du produit et des frais de culture.

À. Stabulation permanente.

Produits. fre; 4166,12 hect. de froment à. . . 48 fr. 20.990 o4 335,25 — deseigle à. . . . 411 3,663 78 600,28 — d'orge à. . . . , 140 50 6,502 60 67,75 — d'avoine à. . . . 7 B0Q 508 40 |

Total: mets: 31,460 46

Frais. fr. e. de:

2606 journées d'homme à 1 22 3,179 30 2396 — de femme à » 96 2,309 415 1956 — de cheval à » 92 1,799 56 2582 — de bœuf à » 36 929 50 Logement de 30 bêtes de trait, dAMS0.... :- 2: jo (RIRE Logement de 4000 quintaux de fourrages à 10 fr. 48 c. les 400 quinlaux. . . .

Total.

LIV, VII

Récette nette en argerit de la production végétale ( fourrages exceptés) dans le système de RAT De

la stabulation permanente. . 22,511 80 a

B. Pâturage.

| Produitsbruts, évaluésen argent 27,651 76 EME, : NTI 6,732 »

Recette nette en argent de la production végétale ( fourrages exceptés \ dans le système du pâturage . .« . + .

$ IL. — Production animale.

A. Stabulation permanente.

Paille, Foin.

quint. mét.

On a récolté net dans ce sys— fr €. fr oo.

tème, savoir. M SNS Dont il faut déduire: 1° pour 8 chevaux employés aux travaux de culture à raison pour les 8 de 785 kilog. de foin et de 60 kilog. de paille par jour,

TRS Paille, Foin.

pourl an qui, mét.

née , : .-182 50 273 75

2° Pour 22

bœufs de la- k sorte bour, à raison de 48 quint.de

foin et40 quin.

de paille par

tête et par an 882 » 1086 -

Reste pour les bètes de rente . . 2,878 25 2,561 28

Qui produiront, au prix payé par le bétail, savoir :

2561,25 quint. mét. de foin à 4 fr. D à € 80 c. le quint :: .: . . MERE ARGD e5 2578,25 quint. mét. de paille à 82 c.

le quint. …. 0 CR 52070 Recette nette en argent de la production animale, . . . . . e + e … + B590 96

B. Pâturage,

Les mêmes calculs, appliqués au système du päturage, donnent, recette nette en argent de la production animale, pes 8 016 Mo SU IT OR C.

( III. — Arts agricoles.

La féculerie, qui consomme 2,000 quint. mét. de pommes de terre, paie ces tubercules, d'après les élémens de l’enquête, à raison de 40 cent. le quintal, Chagre à br Rte RE 800 fr. oc.

6 IV. — Récapitulation.

A. Stabulation permanente.

1, Production végétale. . . , 22,344 fr. 80 c. 2° Production animale. . . . B,590 95 go Féculene RC ee TE 800 |

Total des recettes nettes. . 28,702 fr. 75 c:

B. Pâturage.

20,919 fr. 78 c.

26,315 Îr. 75 C.

#° Production végétale. . . .

2° Production animale, . . .

BREL 40) 1: ,: 10,

Total des recettes nettes. .

Secrion III. — Évaluation du prix de location du domaine.

Nous supposons que le fermier, dans le bail qu’il passera du domaine en question et qui sera de 18 ou 21 ans, est chargé des réparations et des assurances foncières qui ont déjà été en partie mises à la charge de la production dans les calculs précédens ainsi que de l’impôt foncier, et qu'il se propose de faire sur le fonds des améliorations propres à augmenter les recettes ou à diminuer les frais. Ceci posé, il ne s’agit maintenant, pour évaluer le fermage ou prix de location du domaine, que de faire le total de certains frais généraux qui pèsent sur la production en général dans l’un ou l'autre système économique de culture.

$ Ier. — Évaluation des frais généraux

A. Stabulation permanente.

1° Entretien de divers objets immobiliers qui ne sont à la charge d’aucun service particulier, comme chemins ruraux, clôtures, fossés, puits, citernes, bassins, réservoirs, puisards, bassins à purin, etc., 4 p. 0/0 de leur valeur capitale. . . . . . 60'fr.. | -&

20 Réparations locatives estimées OL. à: . .

3° Entretien d'objets mobiliers, tels que pompe à incendie, instrumens de pesage ou mesurage, elc., qui n’appartiennent à aucun compte particulier, évalués à , . . . . 25

Nota. L’entretien des autres objets mobiliers est compris dans le prix du travail des serviteurs ou des animaux.

4° Améliorations foncières, somme annuelle qu'on se propose d'y COR Re VE 2 ae

5° Assurances contre la gréle et le fèu du ciel pour les récoltes, 3/4 p- 0/0 de leur valeur brute. .

6° Assurances sur la vie des bes- Liaux (sur un cheptel de 8 chevaux, 22 bœufs de trait, 78 vaches ou veaux, 3 taureaux, évalués à 24,000 fr.), à 2 p. 0/0 du capital.

70 Frais d'administration, 4 1/2 dé la recette nette. ... . . …

8° Frais de conservation, de chargement et de transport des récoltes de grains sur les marchés pour une distance moyenne de 8 kilom.

(2 lieues), à 4 p. 0/0 de leur valeur D LL : 0 |:

90 Intérêts du capital circulant, évalué à 40,000 fr., à 5 p. 0/0. .

Nota. Les intérêts du capital fixe d'exploitation sont compris dans le prix du travail et le compte de la production animale.

Areporier KRA491

ESTIMATION DES DOMAINES EURAUX

Report 5,191 40° Contribution foncière, ca- DAS. | OR 46 119 Contribution personnelle et mobilière, centimes additionnels, charges communales, etc., suivant le rôle des contributions. . . . . 280 12° Bénéfices ({e l'entrepreneur, portés à 6 p. 0/0 de son capital d'exploitation ou de 70,000 fr. , 4,200 13° Dépenses imprévues et frais pour couvrir les chances de mauvaises récoltes, invasions, calastrophes, accidens divers, 2 p. 0/0 du capital DÉRPID EHOU ERC R Er. | 1,400 Es) RU PLAN Total des frais généraux. . 12,917

B. Paturage.

En faisant les mêmes calculs pour le système du pAturage et en observant que le capital d'exploitation n’est ici que de 60,000 fr., que le poids des récoltes à transporter est moindre, les bâtimens, les frais d’admiaistration moins considérables, elc., on n'aura pour frais généraux que. . . . . 412,125 fr. 58 c

$ IL. — Évaluation du prix du Jermage.

A. Stabulation permanente

28,702 fr. 735 c.

18,785 fr.

Dans ce système la recette est de Les frais généraux de. . .

Reste pour le prix du fermage.

B. Pâturage.

Dans ce système la recette nette EC OK qe Me tr pee: cotes Les frais généraux de. . . .

Reste pour le prix du fermage

14,192 fr. 40 c.

Secrion IV. — Évaluation du prix d'acquisisition du domaine.

Dans le système de la stabulation permanente le revenu net foncier du domaine estde 15,785 fr. 28 c.

Cette somme, capitalisée à

SRI done PRE RE VIE fr. c.

Les bâtimens d'exploitation ,

ceux d'habitation et de la féculerie,

estimés d’après les principes de la

page 550, sont d’unevaleurde . . 412,455 ———————————————— Total du prix du fonds. , . 328,180 fr. c.

Si on acquérait en outre le mobilier et le cheptel, on aurait de plus :

1° Pour le mobilier de la ferme et le matériel de la féculerie, évalués ainsi qu'il aétédit. . . .

2° Pour le cheptel. . . .

Total du prix du fonds et de

linvéhtaire . : : . SBA TES fr. e

Dans le système du pâturage, les mêmes calculs conduiraient, pour le prix du fonds, à 296,285 fr. c:

Et pour le prix du fonds et de VPinventaire à. . .. . "sea 79!

Ainsi, dans l’exemple que nous avons choisi et dans les conditions où nous supposons que se trouve le domaine, le système du pâturage, malgré qu'il donne

lieu à moins de frais, est moins avantageux que celui de la stabulation permanente, qui doit lui être préférée.

SEcrIoON V. — Observations générales sur l'estimation des biens ruraux.

Nous avons supposé dans le cours de ce chapitre que les terres arables étaient en bon état d’ameublissement, de propreté et d’assèchement, et qu’elles étaient entretenues au degré de richesse que comporte la classe à laquelle elles appartiennent; mais il ne saurait toujours en être ainsi, et très souvent les terres ont été négligées ou mal entretenues, ou bien elles ont été cultivées d’après un système qui n’est pas le plus avantageux qu’on puisse adopter, etelles ne peuvent plus, sans quelques sacrifices pécuniaires, monter au rang que, d’après leur qualité et leur nature, elles doivent occuper.

Dans cet état de choses, celui qui estime la valeur d’un domaine peut modifier ses opérations de 2 manières.

1° 11 cherche à tenir compte des circonstances qui s’opposent à ce que les terres évaluées rendent le produit brut que leur classe comporte dans un bon aménagement, et il les fait descendre dans une classe d'autant plus inférieure que ces circonstances diminuent davantage le produit ou le rendent plus chanceux.

2° 11 évalue les terres comme si elles étaient en bonétat, puis déduit sur le chiffre de l’estimation foncière toutes les sommes qu’il sera nécessaire d'avancer pour porter ces ter-

ADMINISTRATION RURALE. BE Van.

res au degré de fécondité où ciles doivent arriver.

La tre manière convient mieux dans l’évaluation d'un fermage et lorsqu'on ne veut se livrer à aucune amélioration foncière.

La seconde est applicable quand on veut déterminer le prix d'acquisition d’un domaine, se rendre compte en même temps des produits qu'il sera susceptible de donner et des nouvelles avances qu’il faudra faire en améliorations foncières pour en tirer le produit le plus élevé. Mais si cette méthode a l’avantage de déterminer d’une manière plus nette toutes les avances qu’on sera obligé de faire tant pour l’acquisition que pour les améliorations à opérer sur le domaine, d’un autre côté l’évaluation des sommes qu’il sera nécessaire de consacrer à ces améliorations offre la plupart du temps des difficultés sérieuses, exige une très grande expérience et une sagacité que tout le monde ne possède pas, ce qui oblige alors à avoir recours à la 1": méthode.

La comparaison d’une évaluation faite d’après le mode traditionnel, avec une estimation déduite du mode raisonné, sera toujours très fructueuse pour un fermier ou un acquéreur, parce qu’elle leur fera connaître à la fois la valeur courante du domaine, basée sur sa production actuelle, quand celle-ci n’est pas encore portée à son maximum, et celle que le fonds peut acquérir dans leurs mains par un mode raisonné de culture et d'aménagement.

À. BIERNACKI.

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