‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 393 sur 595 · LIV. VII · texte numérisé non relu

LIV. VII

Fourrages consommés annuellement.

On compte généralement que pour alimenter convensblement un troupeam de 500 mérinos, jeunes et vieux , il faut journellement 5 quintaux mét. de fourrages, soit en paille et foin en hiver , soit au pâturage en été, Au total pour l'annee et les 500 têtes. . . . + + . 1825 quint. met.

Recettes annuelles.

a. Laine. L'expérience a démontré que 100 têtes de mérinos, béliers, brebis, moutons et agneaux de l'espèce supposée ci-dessus, dennaient en moyenne 112,50 kilog. de laine lavée à dos, par conséquent pour les 500 bêtes 562,50 kilog. qui , au prix moyen de 8 fr. le kilog., donnent nne recette

frnvc,

de, -..1a0 rorutiuitotiu} NRA»

b. Croit. L'expérience a encore prouvé que 100 brebis portiéres mérines fournissaient annuellement 80 agneaux, et comme on a tenu compte parmi les frais des sinistres, c'est un nombre égal de bêtes dont on peut disposer; 148 brebis fourniraïent ainsi 118 têtes chaque année, qui, au prix moyen de 5 fr. 50, quand

on les livre au boucher, donneront, . . . 649 » c. Peaux de bêtes mortes d'accident, portés

ci-dessus à 6 p. 0/0 ou 30 peauxaifr. . . 30 »

Total des recettes brutes annuelles. . . 5,179 »

A deduire les frais. . . . 3,013 35

Recette nette, . 2,165 65

Cette recette destinée à payer 1,828 quint. mét. de fourrages consommés, rembourse donc le quintal à raison de 1 fr. 18 c. environ dans ce système de production animale.

La paille qu'on fait consommer en hiver à ces animaux, en remplaçant 1/4 de leur foin par le double en poids de cette substance, est, dans ce cas, payée à la production végétale à raison de 89 c, environ le quint. mé.

I! est évident que si on trouvait à placer les jeunes animaux, soit pour entretenir d’autres troupeaux, soit pour en former de nouveaux, les résultats de cette spéculation deviendraient beaucoup plus avantageux ; mais c’est une recette sur laquelle, pour plus d’exactitude, on ne doit pas communément compter dans l’évaluation du produit d’un troupeau. ,

2° Troupeau de race indigène commune de 500 tétes.

En prenant toujours pour base le prix de la laine, nous allons évaluer de la même manière les avances, dépenses et receltes pour un troupeau de 800 moutons de race indigène commune et dont la laine lavée ne se vend que 2 fr. 50 le ki'ogr.

Avances capitales. fr. oc.

a. 6. Beliers de 2 à 6 ans, à 37 fr. 50e. 225 » b. 130. Moutons de 2 a 6 ans, à 12 fr. . 1,560 » c. 3, Béliers antenois, à 18 fr.75c.. . 56 25 d. 46. Moutons antenois, à 6 fr. . . + 276 »

e. 148. Brebis portieres, à 20 fr. . . . 2,960 » Jf. 53. Antenoises à 10 fr. . … . . . 530 »

g: 114. Agneaux mâles et femelles, à 2fr. 228 » 500 Têtes représentant une valeur capitale de. 5,835 25 Frais d'entretien du troupeau.

a. Sinistres et bêtes mortes d'accident, 6 p. 0/0 du capital: 0er Lie ce A RS OX 10 b. Intérêts à 10 p. 0/0 du capital. . . . 583 50 c. Salaire d'un berger. . . . se 400 »

d. Logement pour 500 bètes, à 50 c. partête. 250 » e. Sel et medicamens, ete. . . . . . 130 »

Total des frais annuels d'entretien. + , 1,713 60

Fourrages consommés annuellement.

180 Jours de pâturage évalue à 750 grammes quint.met,

de foin par tête et par jour. . . . . 675 »

185 Jours de nourriture à l’etable , à raison de 20 quint. de foin par 100 tètes , pour les 500 bètes. Men le al ee [es ee Ne 150 »

Paille, 7 1/2 quint. par jour , pour 185 jours 1,387 50 quint. met. représentant la moitie de son poids de foinou . . . . . . . + 698 75 Total des fourrages consommés. . +. . 1,522 75

Becettes annuelles,

a. Laine ( 180 bêtes de sexe et d'âge divers fr. oc. donnent en moyenne 150 kilog ). Pour les 500 bêtes 750 kilog. à 2fr. 50 c. . . é . 1,875 » b. Croit. 118 Agneaux ou bêtes de reforme

pour la boucherie, au prix moyen de 5 fr. . . 590 » c. Peaux de hètes mortes, 30 à 75c. . 22/50 Total des recettes brates annuelles. . 2,487 50 A deduire les frais d'entretien. 1 718.60 Recette nette. à 713 90

Ainsi, dans lesystème adopté et avecles prix supposés, un troupeau de moutons communs ne paie les 1,523,75 quint. mét. de fourrages qu’il consomme que par une somme de 773fr. 90 c., ou au taux de 81 c.environ le quint. mét. et la paille au prix de 25 c. 1/2 environ.

3° Engraissement des moutons.

Pour l’engraissement des moutons, quand on en fait l’objet d’une spéculation à part, il faut choisir, comme pour les bêtes bovines, des animaux sains, de taille ordinaire et d'une race connue pour engraisser jeune et donner aprés l’engrais, proportionnellement à leur poids, la plus grande quantité de viande nette. Nous ne discuterons pas les avantages ou les inconvéniens des moyens très variés qu’on emploie pour engraisser les moutons, nous dirons seulement que celui qui parvient au but de la manière la plus sûre, la plus prompte et la plus économique est le meilleur, puisque c’est aussi celui qui donne des bêtes d’une plus haute valeur ou qui paient au prix le plus élevé leur nourriture et qui permet le renouvellement le plus fréquent et avec profit des capitaux mis en avant.

Pour en donner un exemple, nous supposerons qu’il s’agit d’engraisser à la bergerie un troupeau de 100 moutons communs et de taille moyenne. M. Bzocr a

| reconnu que pendant un engraissement de cette espèce, qui a duré 458 jours, le troupeau avait con-

sommé :

Quint. met.

255 Quint. met. de pommes de terre équivalant CINE TE 137 »

39,5 — Grains concassés, id. 735 21 ee DANS er PRO EENE OS 54 — Paille de fromentou seigle. . 25 »

34 — Paille de pois. “RHENMEQ 4 1,35 Tourteaux de graine de lin. . 1 95 Total. . 346 925

Si on suppose maintenant que les bêtes ont été achetées au prix de 10 fr., on aura pour les frais :

1° Achat des animaux d'engrais, . . + 1:000f.:

20 Intérèts de cette somme pendant 135 jours, + « oo 92,90

30 Salaire d'un berger pour 135 jours + . 100 »

4° Logement à 60 c, par tête. . . . . . 60 »

Total des frais. .1,182 2

Page 1