COMPTES DE CULTURE
ks jours de repos accidentel ; c’est là le moyen de véri- | en est de même du travail des employés, c’est-
fier si l’on a compté exactement.
Chaque fois que l’on inscrit le travail d’un jour sur la feuille du dépouillement on place a côté du mot indiquant l’objet qui a reçu le travail un petit trait oblique ou astérique pour indiquer que cet article est mentionné au dépouillement. J'ai figuré ces petits traits aux mots Avoine, Blé, Jean-Paul, Pommes de terre et Carottes du modèle du journal.
Le dépouillement du travail des bœufs s'opère de la même manière que celui des chevaux. Il
1e’ Dépouillement des journaliers du 1° au 2mars.
sous HONERS PRIX" TOTAL
de la
des ouvriers. de jours. | journee. | en argent. ; CE one cé mt | ; fr. c. He:
‘Augte Henriot. 2 14 235 | 2 80 (Blangy- 2 Vas 2 » Ricard. 2 1 40 2 20 Duvaf 2 4 » 2 »
Celre Bordin. 2 » 76 1 50 Fre Camon. 2 » 73 1 50 Mie Colin. 2 » 70 4 40 (Josne Croisé. 2 » 70 1 40 |Cldne Evrard. 2 » 70 4 40 Jacques, jardinier. 1 1 50 1 50 | 19 17 40 |
Pour indiquer qu'un travail de journalier est porté au premier dépouillement on fait à gauche du trait qui souligne le nom de chajournalier un second petit trait perpen-
iculaire au premier; pour indiquer que ce même travail est porté au second dépouillement ‘on fait le même trait à droite. Ainsi lorsqu'on rencontrera dans le journal le nom [{ Ricard avec le trait à gauche, ou saura que la journée de ce manœuvre est portée au premier dépouillement, mais pas au second; si on trouve ce même nom avec le trait à droite, Ricard], on saura que la journée est inscrite sur le second dépouillement, mais non au premier; enfin si les deux traits sont présens, [Ricard], la journée est portée sur les deux dépouillemens.
On pourrait suivant le degré d'importance des matières faire des dépouillemens pour la consommation du ménage, pour la consommalion des animaux domestiques, etc. Mais ce u’est que dans les grandes tenues que ces dépouillemens sont indispensables. Nous avons indiqué trois catégories de comptes ou livres spéciaux. Nous allons donner quelques détails sur chacun d’eux.
SecTion IX.— Comptes de culture.
Ces comptes qu’on pourrait appeler Comptes de spéculation ou financiers concernent tous les objets qui, dans une exploitation rurale, sont exposés à des chances de pertes ou de bénéfices. Ils ne sont pas aussi nombreux, qu'on pourrait se l’imaginer. Il y a bien un grand nombre de comptes qui subissent des pertes ou mieux des diminutions de valeur, par lusure, par l'exercice, etc. ;
à-dire des domestiques à gages.
Le dépouillement du travail des journaliers est plus compliqué, et je conseille de le faire toutes les semaines. Il sera double. Dans le premier dépouillement on prendra pour base du groupement des travaux le compte ou le nom de chaque journalier; dans le second dépouillement on catégorisera les travaux d’après la nature des récoltes ou des objets auxquels ils ont été affectés.
2e Dépouillement des journaliers du 1°* au 2 mars
TITRES HOMBRE Pnix TOTAL de la des comptes. de jours. journée. | en argent.
fr. c. fr.
Avoixe. Hersage. 2 4 25 lVa P. pe rerre. Labour. 3 AD 3 J.-Pavz, charroi de bois. 1 1 10 1 BLé. Fumure. 3 divers. 3 Luzerne. Épierrage. 7 |divers. | & Ménace. Jardin. 1 1 50 1 Totaux.)trit 19 17
mais cette diminu- | feuillet et le recto du feuillet suivant:
tion de valeur ne doit pas légitimement leur être imputée. Les charrues, par exemple, les herses, les chariots dont la réunion forme le compte du mobilier s’usent et se détériorent continuellement; mais comme par euxmêmes ils ne sont point la cause de cette détérioration qui doit être imputée au blé, à l'avoine, aux prés, etc., le compte mobilier ne supporte pas de pertes. La différence de valeur qui se trouve entre le premier et le second inventaire forme une somme qui est répare entre les diverses récoltes,en proporüon de leur étendue. Nous ne classerons donc point le compte de mobilier dans les comptes de culture. Les chevaux de travail, les bœufs de travail ont des compies qui, comme celui du mobilier, ne font point partie de ceux dit: de culture; car on peut considérer les ani maux de travail comme un mobilier vivant:
ainsi, la perle que pourraient éprouver ces comptes se répartirait aux récoltes; il en serait de même du bénéfice s’il s'en présentait.
Il ne faut pas confondre le bétail de vente avec le bétail travailleur. Le premier est le but de la spéculation; il rapporte du bénéfice ou de la perte; la seconde espèce de bétail n’est qu’un moyen, qu'un intermédiaire pour arriver à un autre but, et il ne prend aucune part dans les pertes ou les bénéfices.
Voici les principaux comptes de culture:
Avoine, Bergerie, Blé, Bœufs à l'engrais, Carottes, Fourrages en magasin, Féverolles, Grains en magasin, Luxzerne, Orge, Pois, Pommes de terre, Prés, Sainfoin, Seigle, Lin, Chanvre, Vaches, Colza, Trèfle.
Chacun de ces comptes occupe sur le cahier les deux pages en regard : le verso d'un le côte
auche est destiné à recevoir les dépenses et e côté droit est destiné à recevoir les produits. Bien entendu qu'aucun article ne doit arriver au grand compte de culture qu'après avoir passé par le journal.
Parmi les différentes dépenses qu’occasionnent les comptes de culture, onfait figurer en premier lieu celles qui sont énoncées à l’inventaire; puis, au fur et à mesure que les articles viennent s'inscrire au journal, on les transporte aux comptes de culture, à moins que ces articles ne soient de nature à être enrôlés dans les dépouillemens.
Tout ce qui passe aux comptes spéciaux doit être évalué en argent. Ainsi, les semences,les travaux de journaliers sont convertis en numéraire; les travaux des employés le sont également ; mais ici l'évaluation présente plus de difficultés: en effet, il faut faire entrer dans le prix de la journée le salaire annuel, la valeur de la nourriture, du logement, des jours fériés et les autres qui ne permettent Joint de travailler. De toutes ces données on ait sortir une moyenne probable qui représente assez bien le prix du travail des employés en général.
Voici comment on peut procéder à cette évaluation: je suppose qu'on tient 4 valets, l'un à 200 fr., l’autre à 250 et les 2 derniers à
270 fr. chacun, ou entout..... 990fr. »c.
La nourriture revient à70 c.
par jour et par tête, ou en tout
Rouun/anà.:.#10.00.....11,022 »
Le logement, les soins, le lin-
pe delit,etc. peut s’évaluer pour
a ES Een tir 5 2 40 »
Total de la dépense pour 4
EMPIOYÉS once eee (12008 ” Pourunseule ee -cctoulDie «
Les employés sont occupés à
soigner, panser et alimenter les
chevaux pendant 2 heures par
Jour ou pendant 1/6° de leur
temps, objet pour lequel on
compte 1/6° du salaire moyen
ou par chaque tête..... UE O8 te 50 Il ne reste plus d’applicable
directement aux travaux que. 427 50 Et comme on travaille à peu près 300 jours pendant l’année, chaque journée reviendra en moyenne à 1 fr.42 c. 1/2 — On sent que les élémens du calcul varient dans des proportions infinies; mais la manière d’opérer est toujours la même. — Dans beaucoup de contrées, la valeur du travail des employés est confondue avec celui des attelages qu’ils con duisent; cette méthode d'évaluation est très vicieuse; elle est d’ailleurs presque toujours inexacte.
L'évaluation du travail des chevaux se fait de deux manières différentes: on peut prendre pour base de l’estimation la quantité de travail qui a été exécuté; on détermine suivant l’usage des lieux le prix du labour, du hersage sur une surface donnée; on sait combien on comptera pour le transport d’une voiture de fumier, combien pour la rentrée d’une voiture de gerbes, etc. — Cette méthode v’est pas exacte, en ce sens qu'elle donne le