‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 470 sur 595 · DÉPENSES · texte numérisé non relu

DÉPENSES

Acheté de M. Mariotte 12 bœufs maigres »

Payé le toucheur qui a amené les bœufs

Pris à l'étable le bœuf n° 5 pour le mettre à l'engrais 65

Acheté de Mariotte 4 bœufs maigres. .

Payé au toucheur

3 journées d'employés pour hacher des

Foin 8,700 kil. à 48 fr. p. 0700 417f.60oc Regain 5,100 k.à 40 fr.p. 0700 204 »

Racines 14 hect. Pommes de

terre à a fr Tourteaux 1,700 kil. à 85 p.

0/00 à Luzerne verte pour 200 jours

Sainfoin vert pour go jours à

- Extrait du dépouillement de la consommation faite depuis le 30 juin jusqu’en juillet 1856 :

Foin, 150 kil. à 48 fr. p.o/oo 7 20 Féverolles, 325 litres à 18 fr.

l'hectolitre 58 50 Luzerne verte, 13 jours de uourriture 5 25 Sainfoix vert 10 50

Je mets au cyte des bœufs le quart du salaire du vacher qui les a soignés. .

Et 174 aussi de sa nourriture et des logement, . . .

il y a dans ce compte quelques articles qui demanderaient quelques explications pour être parfaitement compris ; je renvoie, pour ne pas faire double emploi, à ce que je vais dire sur les comptes d’ordre; mais on ne doit pas oublier qu'il ne faut placer dans les comptes financiers ou de culture que ceux qui sont susceptibles de donner du bénéfice ou de ]a perte ; les autres se placeront dans une des 3 catégories suivantes :

SEecrion X. — Des comptes d'ordre.

£es comptes d'ordre ont pour but de faciliter le travail qu’exige la tenue des comptes financiers , de mettre le cultivateur dans la possibilité de constater à chaque instant l’état des denrées en magasin, enfin, de prévenir le gaspillage ou de le constater et de le mettre sous laresponsabilité de celui qui s’en est réellement rendu coupable.

DES COMPTES D'ORDRE

Bœufs à l’engrais.

. c.|Avril.

»|Juin.

Août.

Decembre.

Propuir.

Vendu à Louis Boucher 1 bœuf pesant fr. €.

Vendu au même 1 bœuf pour. . .

Vendu 15 bœufs à Bastien pour. .

Les bœufs out produit 75 voitures de fumier que je compte à 5 fr.; mais dans ce prix la paille entre pour moiüé. Je ne mets au ete des bœufs que 2 fr. 50e. par voiture.

e$e ds

La dépense ayant été de, .

Le bénéfice est de. . . .

Comme on le verra par la suite, la plupart des comptes d’ordre ne sont autre chose que les dépouillemens dont nous avons déjà parlé. Au lieu de faire ces dépouillemens sur des feuilles volantes, je préfèrerais les voir réunis dans un registre spécial.

$ Ier. — Compte de dépenses de ménage.

Ce compte est nécessaire pour connaître le prix de la consommation de chacun des individus nourris à la ferme ; et pour ensuite en répartir la valeur aux différens comptes pour lesquels la consommation est effectuée.

Ce compte se divisera donc aussi en deux parties : l’une fera connaître les objets dépenséset l’autre indiquera la répartition de ces objets.

540 ADMINISTRATION RURALE. LIV. VIi,

. ; ( dau 2 L £ l ss employés out éte nourris pendant 1 an,je mets à leur | EE 2 s = en AC LCR à cn nca rs ae o so 810 | TE £ È 5 s £ 2 £ & ||Le vacher a employé 174 de sou temps pour les bœufs à | PATBS, È 2 £ £ E a A E 2 2 l'engrais, Je mets à la charge de ceuxæi . . . . . , .. 40 50, EE ‘4 ä = F5 1712 a élé Cousacré aux pores, . , , . . = . 15 bo 53 1K S [12/5 ont été consacrés aux vachos. MORTE COL NE dif Re, 108 » Z Le berger na été employé que 1: mois, c'est donc au compte | litre kil kil. | kil. | hect. |hect kil - du troupeau. . % °°... hpegelenel tele RATER Janvier. mn 7 35 12 21 48 3 1 30 \ Février. LÉ 8 12 7 10 65 2 3 15 \ [Avril. FA 8 4o 30 5 30 4 5 12 N jJuin. 2. 8 8 10 y 10 » 2 25 \ [Août. 1. 8 30 , 6 , 3 1 18 à j Ortobre. 1. 8 10 4 5 7 5 5 12 Décembre. 6. 8 15 5 15 30 5 3 16 Total. . 150 56 71 150 22 17 128

La dépense aunuelle peut se résumer ainsi : &ü € 1S0:lrires déffartano ec RE 35 »

56 kil. beurre à 1 fr. 50e 72 60 7x kil. anindoux à AU Pa ae 20, D 71 170 kil. de lard à 1 fr. .

.. au. 7 LE » de .

a 2116 DITES Ir ARS UNS NUE ee nr 396 »

171hect,1blé;ài8)/fe. 0. 2 0.1: Pos an ete eos 136 »| 128 kil. viande fraîche à 7o e.. . .. . . « « . « . 89 4v Gageso/lnfcuriimiere. 2e . . es NU YA 180 »

14 journées de femmes pour laver le linge. «+ ss. . 11 6o SEPBEMDITTEs. 1e eee lee ON NT E GS mai E rt 7 1,302 Jo ! Si de cette somme on retranche 174 des dépenses de la euisinière pour Le temps qu'elle donne à la laiterie et qui se porie | à 45 fr. de salaire, plus 56 fr. 90 c. pour entretien. . , . - 81 go | {ne restera plus à la charge des employés que. . . . . . 1,123 90 ne aan ess

Ï Nous avons 6 employés pendant 1 mois ou 180 jours. 1,120 » !

EE

7 employés peudant 11 mois ou 3,338 jours

Root 2 ORNE Les 3,518 jours. Nota. Jaurais dû trouver ici une somme de 1,135 fr. go c. sije n'ousse —— négligé dans mes calculs des fractions insigniliantes qui encombrent

; rues É , les opérations arithmétiques lorsqu'on veut en tenir comple, et qui

Ce qui fait par tète et par jour 45 c. environ ou 64 fr. par an. G'abontissent qu'à de médiocres résultats.

Chacun pourra, suivant les circonstances | parties : lune qui regardeles dépenses, et l’aude sa position, augmenter ou diminuer le | tre qui indique la répartition de ces dépenses. nombre des colonnes destinées à enregistrer | Jeme crois dispensé de rappeler désormais que la nature de chaque objet mis en consomma- | la première partieest le résumé desobjets contion. Je dis mis en consommation , car on in- | sommés et autres dépenses , tandis que la sescrit ces objets non pas lorsqu'ils sont con- | conde est l'indication des objets auxquels le sommés, mais lorsqu'on les livre à la consom- | travail a été affecté. Il se compose d’un double mation. dépouillement auquel on ajoute les valeurs

qui n’ont pu y figurer.

$ IL.— Chevaux de travail.

Ce compte se distribue également en deux

DÉPENSES. Chevaux. TRAVAIL ET PRODUIT.

b a ] 2 ARE | 5 EN | | payes KE SU'E £ $ DATES s | à | s À SENS ls | 7°] + |ise S S|£lsls lié].

. 5 | = e a = = 5 = IS SN IMENl SAS 5 F9 | des ave ° e | S É- 2 ® des Q A 1 | = £ Fi £ à ô | = Li Ci © vo Le 0 4 Se 7 Te Æ = v E] Joe 6 | & | © 40 | 4 = F4 5 S | ss CE RS dépouillemens. | & | *3 UE EH dépouillemens, Fay a é | fra D ———__——— | — D — — | —— 7 —— — —|—-—l— | —, kil.| kil. |hect. hect. jours | jours. | litres, IJitres. jours. | jo.| jo. | jo. | jo. | jo. | jo. | ju. | 1 Junier, 7-| 250! 180| 6 SRE. » 130 23 |Janvier. 7 25/0 | 00 , » Ro , » » [as | Avril, 9. | 100! 500! 2 5 | » » 220 » |[Mars. 5. 20) | 40 Ma ant 2 5 1 10 Juiliet. CA , | » 48 10 300 4o |Juin. 2 sc NI Toni 1 s | 20 , Ociobre. 2. | 150 | , 50 25 150 90 Septembre, 5, 14 30 5 S| 5 » » 3 13 Décembre. 7 300! 115! 3 a lue , | 80 50 [oécembre 2, a) ANTS , , | 8 , 3 , 4 ; 1 En multipliant les totaux de chacun des Ce qui restera sera certainement la valeur

objets de consommation par la valeur res- | du travail que les chevaux ont effectué dans pective de ces objets, on obtient facile- l’année. S'il y avait moins-value dans le nouvel ment le prix de la nourriture des chevaux ; inventaire, il faudrait en porter le montant si on ajoute les frais de vétérinaire, de médi- | du côté des dépenses. camens , d'éclairage , de ferrage, etc.; on Si on divise la valeur du travail des chevaux obtiendra la totalité de la dépense des che- par le nombre de jours qu’ils ont travaillé, Vaux, on aura le prix de la journée de travail; si ce Si de cette somme on retranche: prix coïncide avec la valeur fictive qu'on a 1° La plus-value accusée par le nouvel in- supposée, il n’y a pas d'opéralion ultérieure à ventaire sur l’ancien ; |effectuer ; maïs si la comparaison établit une 2° La valeur du fermier. différence le montant de celle-ci constitue

CAP: à°

un article de frais généraux. Exemple: un cheval a effectué annuellement un travail de 200 jours ; j'avais présumé au commencement de l’année que chaque jour de travail coûterait 1 fr. 85; il se trouveque, vérification faite à la fin de l’année, cette journée ne revient qu'à 1 fr. 70. Il s'ensuit que plusieurs récoltes ont été chargées en dépense d’une somme trop forte de 15 cent. par chaque journée de cheval qu’elles ont exigée ; il est donc indis-

ensable de rétablir cette erreur qui se monte à 30 fr. par cheval pour toute l’année et sur l’ensemble detoutes lesopérations. C’est à quoi l'on parvient jusqu'à un certain point au moyen du compte de frais généraux.

Suivant la marche adoptée à Roville, je n’ai pas évalué la nourriture au vert d’après son poids. Il faut cependant lui donner une valeur. Pour la déterminer, on s’est servi d’un moyen qui parait à l'abri de tout reproche.

On connaît par la consommation de l’hiver ce que les chevaux mangent de foin pendant l’espace d’un jour ou d’un mois. Pendant l'été, on leur donne du vert dont on ne cherche pas d’abord à déterminer la valeur. La différence entre la consommation en foin de l'hiver et celle de l'été donne la valeur du trèfle consommé. En supposant qu'un cheval mange par jour 25 liv. de foin, c’est pour 6 chevaux pendant un mois, 4,500 liv. Si, outre le vert, 1ls n’en consomment au mois de mai que 3,000 liv., il est évident que le vert qui leur a été

Page 1