EVENT
Ce prix derevient est inférieur à celui supposé de......... 167 50
Cette somme doit donc être répartie entre les récoltes fumées, en proportion du nombre de voitures qu’elles ont recues.
Il resterait à savoir par quel moyen on parviendra à déterminer le nombre de voitures de fumier produit par chaque espèce de bétail. Cela n’est réellement pas facile, si l’on veut prétendre à une rigoureuse exactitude.
Cependant,avec un peudetactet d'expérience, on n’a pas à craindre de s'éloigner beaucoup de la vérité. Si le fumier est enlevé des étables sur des civières, on pèse chacune de cellesci pendant quelques jours. Connaissant le nombre de civières et leur poids, il sera facile de savoir combien de kilog. de fumier on a obtenu, et partant, le nombre de voitures à mettre au compte de chaque espèce de bétail. On vérifiera, à l’époque du transport sur les champs, si les chiffres se rapportent, el c’est seulement alors qu’on pourra avoir une donnée un peu précise sur la mabière dont on doit calculer.
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LIV, VIT
$ V. — Du compte de frais généraux.
Jusqu'à ces derniers temps on n’avait attaché que peu d'importance à ce compte, et je suis persuadé que c’est à cette faute qu'il faut attribuer les nombreux mécomptes des culti-
| vateurs, qui croyaient faire de beaux béné-
fices lorsque réellement ils étaient en perte. La plupart des comptes rendus des expérimentaleurs n'en font aucune mention, et c'est pour cela qu’ils se sont fait illusion à eux-mêmes, et ont fait naître des espérances trompeuses dans l'esprit de leurs lecteurs.
Les Allemands, mieux avisés, manquent rarement de tenir compte des frais généraux ; et quand ils ne peuvent en déterminer la quotité parce qu’ils n’ont pas tenu une comptabilité exacte, ils les évaluent en moyenne à 10 p. 0/0 du produit brut.
Ce compte est appelé frais générauæ parce que les valeurs qui le composent sont réparlies entre toutes les récoltes, en raison de la surface qu’elles occupent sur le terrain.
Comme les précédens, il se compose de deux parties. L’une représente les valeurs qui sont à répartir du côté des dépenses des récoltes ; les autres qui sout à répartir du côté du produit de ces mêmes récoltes. Examinons les principales valeurs qui forment la part à distribuer aux récoltes du côté de leurs dépenses.
Ce sont: 1° les intérêts du capital à 5 p. 0/0; 2° les impositions si elles sont à la charge de l'exploitant ; 3° les frais de commis, de bureau, de correspondance; 4° les gratifications, amendes , prestations et corvées; 5° les frais d'assurance contre la grêle, l’incendie, etc. ; 6° l’achat des livres, l’abonnement aux recueils périodiques , les souscriptions aux comices, sociétés agricoles et scientifiques. Il est évident pour les moins clair-voyans que ces dépenses ne peuvent légitimement être mises à la charge d’une récolte spéciale, mais
‘qu’elles doivent être réparties sur toutes les
récoltes en général.
Si on a évalué le prix de la journée d’un chevalà1 fr. 85 c.,et que le compte de chevaux démontre à la fin de l’année que ce prix n’est en réalité que de 1 fr. 70 c.. il faut décharger les récoltes, ou les bonifier de cette différence ; et ce sont les articles de cette nature qui for- . ment, pour le compte de frais généraux, la portion à répartir du côté du produit des récoltes. Si, au contraire, lajournée d’un cheval coûtait 1 fr. 95 c. au lieu de 1 fr. c. 85 prix d'évaluation provisoire, il faudrait porter la différence du côlé des dépenses des récoltes.
Exemple ;