TOME 1V
comme le poing.reuferment des graines de la grosseur d’une pistache, qui sont trois ans à mürir, et dont l’enveloppe osseuse et trèsdure renferme une amande bonne à manger. Cet arbre est d’une croissance lente en hauteur, et ses jeunes semis craignent n9s elées fortes pendant 2 ou 3 ans, et ensuite es bravent assez bien.
Pan maritime (Pinus maritima, Lin.). Le in maritime croit abondamment dans les andes de Bordeaux et le long de la Médi-
terranée; sa végétation est magnifique, et pendant sa jeunesse il est très-beau par ses nombreuses feuilles longues de 5 ou 6 pouces d’un vert tendre et très-grosses. Ses cônes (fig. 74), gros et longs de 4 pouces, servent
Fig. 74.
aussi à le faire reconnaitre. Tant qu'il est jeune, il surpasse en hauteur les pins sylvestres de son âge; mais, après 50 aus, il se laisse dépasser en hauteur, quoiqu'il conserve toujours la supériorité en grosseur. Son tronc n’est jamais parfaitement droit, et ce défaut, joint à la qualité inférieure de son bois, le rendent impropre à la mâture; d’un autre côté il fournit beaucoup de bois de charpente, de bois à brûler, et on en retire une grande quantité de goudron dans les landes de Bordeaux. C’esi aussi le pin qui fournit le plus de terreau par la décomposition deses feuilles tombées, et qui, par ce moyen, contribue le plus à améliorer le sol où 1l vit long-temps. En 1822 et 1823, on a retiré aussi du goudron, autant que dans les landes, des pins maritimes semés dans la forêt de Fontainebleau en 1786, tandis que les pins sylvestres du même âge n’en ont pas voulu rendre du tout. Il existe une vinglaine de pins maritimes dans un parc à Louveciennes, près de Marly, qui paraissent bien avoir 100 ans. Ils sont admirables pour leur grosseur; leur écorce, extraordinairement épaisse et fort dure, est crevassée plus que celle d'aucun autre arbre que j'aie jamais vu. Cette espèce réussit difficilement au nord de Paris, où déjà nous sommes obligés de prendre quelques précautions pour en préserver les jeunes semis contre certains froids de l'hiver. Les grands individus souffrent aussi un peu dans les hivers rigoureux. Celui de 1829-1830 a fait tomber toutes les feuilles