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un poli brillant. On le préfère donc à tous les autres, Lant pour l'architecture navale que pour les différens arts. La valeur de cet arbre ne réside pas seulement dans son bois, c'est lui qui fournit presque toute la matière résineuse qui est employée dans les chantiers des Etats-Unis; et on en exporte en outre une quantité considérable aux Indes occidentales et en Europe. Sa résine est d’autant plus abondante, que le fonds sur lequel il croit est plus sablonneux. Son introduction en grand, dans les contrées appropriées de la France, fertiliserait rapidement nos landes stériles, et ajouterail une masse importante à nos produits forestiers. Cet arbre, qui jusqu'ici avait été en Europe de la plus grande rareté, et que l’on ne pouvait se procurer qu'à un prix exorbitant, a été depuis peu de temps introduit dans le jardin de Fromont, où il se trouve aujourd'hui trèsabondamment multiplié; et les premiers essais faits pour sa naturalisation sur divers points du midi et de l’ouest, justifient l’espoir de l'y voir s’y établir en grand.
P. inops (en angl. New-Jersey pine). Arbre de 30 à 40 pieds, qui est sans grande valeur.
Pix Jaune, P. mitis (en angl. Fellow pine).
Il croit dans les sols les plus arides, généralement formés par des couches d’argile mélées avec du gravier. Sa taille est de 50 à 60 pieds de haut; son tronc, de 15 à 18 pouces de diamètre, ne présente que 2 pouces à 2 pouces} d’aubier dont la proportion diminue encore à mesure que l'arbre devieat plus gros. Son bois est compacte sans être trop
pesant. Une longue experience a prouvé son |
excellence et sa durée, qui approchent de celles du pin austral. On en fait une consommation considérable pour la mâture et diverses aytres parties des vaisseaux, ainsi que dans les constructions civiles, la menuiserie, etc. Son bois tiré de New-Jersey et de Maryland, a le grain plus fin, est plus compacte et plus fort que celui de la rivière de Delaware, où le sol est plus riche.
P. pungens (en angl. Täble moutain pire).
La montagne de la Table, dans la Caroline du sud, à la distance de 300 milles de la mer, est un des points les plus élevés des Alléshanis; elle est couverte par celte espèce de pin que l’on,ne retrouve pas ailleurs, qui parait posséder des qualités qui la recommanderaient pour nous, el que distingue la forte et longue épine recourbée vers le sommet du cône, dont chaque écaille est armée.
C'est de là qu'il tire son nom spécifique. ,
P. rigida (en angl. Pitch pine). On le trouve principalement, et en abondance, sur la côte Atlantique, où le sol très-varié est généralement maigre. Il se plait dans les Lerrains lésers, maniables et sablonneux. Sa grandeur, suivant les sols et les sites, varie de 20 à 25, 35 à 40, et 70 à 80 pieds; il est chargé de branches sur les 2/3 de son tronc, ce qui rend son bois fort noueux. Sur les montagnes et les terrains graveleux, il est compacte, pesant, et fournit une grande quantité de résine, d’où il a reçu sou nom : dans les parties marécageuses ses qualités diminuent au point qu’on ne lui donne plus que le nom de bois d’aubier. Il est employé à divers usages, recherché pour le chauffage des fours à pain
ARBRES ET ARBUSTES FORESTIERS. Liv. v
et à briques, et fournit le noir de lampe au commerce.
P. rubra (en angl. Red ou Norway pine).
Très-bonne espèce, qui croit dans les sols sablonneux et secs, dans le Canada, la Nouvelle- Ecosse, et la partie nord de la Pensylvanie, du 48° au 41° degré 30° de latitude, et qui porte à une hauteur de 20 à 30 pieds un tronc d'épaisseur uniforme sur les deux tiers de sa longueur. Son bois, très-résineux, est compacte, pesant, très-estimé pour sa force et sa durée, lort employé dans l’architecture navale, principalement pour les ponts des vaisseaux, auxquels il fournit des planches de 20 pieds de long sans nœud. Dépouillé de son aubier, on en fait des corps de pompe qui sont de la plus grande durée.
P. rupestris (en angl: Gray pine). Cette espèce s’avance plus au nord que toutes les autres. Elle croît dans les rochers; elle est petite, rabougrie, et sans intérêt. -
P. seratina (en angl. Pond pine). Se
trouve dans les parties maritimes des Etats du sud; et comme plus de la moitié de son tronc consiste en aubier, on n’en fait dans les arts aucun usage.
P. strobus (en angl. White pine), pin du lord Weymouth (#g.91).Cetrès-intéressant et très-
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bel arbre, sensible à un froid rigoureux, et plus encore à une chaleur intense,appartient plus particulièrement aux régions tempérées; on le trouve avec plus d'abondance entre le 43° et le 47° degré de latitude; il s’accommode de toute espèce de sols, excepté de ceux qui sont purement sablonneux, ou qui sont presque entièrement submergés. Les plus beaux se voient au fond des vallées fertiles, sur les bords sablonneux, frais et profonds des rivières, et dans des marais couverts d’un lit épais et constamment humide de sphagnum. M. Micaaux en a mesuré dans de telles situations, qui avaient 142 et 180 pieds de hauteur. Il s'élève moins haut dans les terres fortes, propres à la culture du blé, mais il n’est pas moins le plus grand et le plus vi-. goureux de ceux qui l'entourent. Son bois est propre à une foule d’usages, et il sert exclusivement à la mâture dans les Etats du
nord et du milieu. Ces mâts l’emportent en lé-
cHaAe, 3°.
gèreté sur ceux de Riga; mais on dit qu'ils s’altèrent plus vite entre les ponts et aux points d’intersection avec les vergues, et celte circonstance, dans l'esprit des constructeurs américains, donne la supériorité au pin austral sur tous les autres.
P. tœda (en angl. Lobloly pire). Cet arbre est particulier aux parties basses des Etats du sud, et sa limite la plus septentrio-