‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 73 sur 595 · LIV. vw · texte numérisé non relu

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toutes les parties de la plantation. Si le terrain est frais, quoique profond, on peut le planter moitié en chènes, moitié en frênes; les frênes sur un rang et les chênes sur l'autre, allernativement.Mais, dans ces cas particuliers, les rangées se trouvent à 3 2/3 de mètres les unes des autres, et les arbres y sont espacés à la même distance, et également en quinconce. On plante et on cultive ces arbres et l’on en dresse les tiges, comme pour les arbres isolés. On a soin de remplacer successivement les arbres qui viendraient à périr pendant les 5 1"** années. Quant aux futaies et aux jeunes plants enracinés, après la préparation du terrain, on tracera les rangées a 3 mèlres 1/3 de distance les unes des autres, l’on y espacera les plants à 2 mètres, et ils seront aussi disposés en quinconce.

L'espacement demande moins d’attenlion dans la plantation des bois destinés à être aménagés en taillis, parce qu'on est toujours le maitre d’éclaircir un taillis trop dru. Une plantation en taillis doit être faite par rangées, orientées, autant que possible, du levant au couchant, afin que le plus grand nombre des plants soit préservé de l’ardeur du soleil du midi qui, pendant l’été, dessèche le pied des arbres. On éloigne les rangées les unes des autres dans les limites d’un mètre 1/3 à 1 mèire 2/3. Lorsque les pousses annuelles de la plantation présenteront une longueur d’environ un décimètre, son succès sera assuré et elle n’aura plus besoin que d’une bonne conservation.

Espacement des arbres isolés et d’alignement. Si le terrain à planter n’a pas une très-grande épaisseur, et que cependant on veuille y mettre des chènes ou des hètres, on les espace de 7 à 8 mètres. Si le même terrain était d’ailleurs propre à la culture du frêne, ou à celle des meilleures essences de bois blanc, on pourrait y placer les chênes à 8 ou 10 mètres de distance les uns des autres, et mettre entre chacun un frêne ou un erbre de bois blanc. Si on voulait planter des ormes sur ce terrain, on les y espacerait de 5 à 6 mètres. On observe la même distance pour les platanes; et seulement celle de 4à 5 mèt. pour fé ypréaux,les peupliers et les trembles. Sur les sols propres à la végétation des chôtaigniers, des noyers, l’espace entre ces arbres sera de 8 à 10 mètres, afin que rien ne puisse s'opposer au développement de leurs têtes.

Lorsqu'on veut planter des arbres en plein \

champ, sur des terres en culture ou sur des pâturages, on les espace de 16 à 20 mètres sur les premières, el de 10 à 13 mètres sur les secondes, afin de ne pas jeter trop d’ombrage sur les récoltes.

Lorsqu'on plante des avenues droites ou ondoyantes sur quatre rangs d'arbres, il faut les y disposer en forme de quinconce. Les arbres se trouvent alors plus éloignés les uns des autres que lorsqu'ils sont placés transversalement sur la mème ligue, et ils végètent avec plus de vigueur.

$ IV. — Epoque des plantations.

Ainsi qu'il a été dit, le choix en est su-:

bordonné en genéral à la nature du sol, à

l'influence du climat, à la diversité des essences. On pourra toujours commencer en automne les grandes plantations de plants enracinés, et sur toute nature de terrain, lorsqu'il sera suffisamment humecté par les pluies de cette saison ; celles qui surviennent après la plantation rapprochent les terres des racines, et si la température est douce, elles peuvent pousser du chevelu qui contribue beaucoup à la bonne végétation du printemps.

Les plantations faites au printemps sont exposées à souffrir et à périr en partie, si cette saison est sèche. Il y a cependant des essences qu'il vaut mieux ne planter qu’au printemps, comme les arbres résineux, le robinier, et généralement toutes les espèces

ui craignent la gelée ou l'excès de l’humi-

ité.

$ V.— Soins à donner aux jeunes plants.

Culture, clôture, assainissement, ébourgeonnement, émonduge.

Les massifs plantés en jeunes plants doivent être cultivés pendant quelques années, au moyen de facons faites en temps opporlun , renouvelées à propos, et qui ont pour objet d'entretenir le sol débarrassé de mauvaises herbes et suffisamment ouvert, par l’ameublissen.ent qui résulte de labours et binages, aux influences atmosphériques. On a soin de regarnir, chaque année, les endroits où les plants ont manqué ; on

eut se dispenser de labourer et de sarcler sh endroits où il ne pousse pas assez d'herbe pour étouffer les plants. Les arbres à racines pivotantes viennent assez bien sans culture. Il n’en est pas de même des arbres à racines traçantes, comme les ormes, les platanes, les robiniers ; il faut les cultiver pour qu'ils prospèrent. On évite de donner des labours pendant les gelées el les sécheresses.

Si la plantation a besoin de clôture ou d'assainissement, on creuse des fossés sur le pourtour, et l’on remarque toujours que les vue qui croissent dans la terre de la verge sont beaucoup plus beaux que ceux de l’intérieur. Il faut faire les fossés de la clôture extérieure des bois d’un mètre 2/3 de largeur, sur 1 mètre de profondeur, avec une relevée assez haute du côté du bois pour que les bestiaux ne puissent pas la franchir. On- entoure aussi les jeunes plantations avec du palis (/g-9%5), des haies sèches, des murs en pierres sèches, des dalles plantées debout, du paillis (#g. 96) suivant que l’on a sous la main les matériaux nécessaires.

Quand la clôture doit durer un grand nombre d'années, on plante en dedans du palis une haie vive que l’on entretient, et qui pousse avec le reste.

Les moyens d’assainissement et de desséchement sont les mêmes que ceux que l'on emploie pour les terres arables et pour les prairies. ( Por. t. I°", p. 136.)

On u’aura pas oublié, avant de procéder à la plantation, de tracer à travers les massifs de bois, les routes et les chemins nécessaires à leur exploitation. Ils doivent aboutir aussi

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