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prise sur une longue étendue aux vents dévastateurs. Mais il 1e faut pas que, par leurs courbes, ils fassent perdre trop de terrain; on parvient, sans beaucoup de frais, à les rendre secs, unis et doux. On évite, en les traçant, les fonds marécageux et les montées trop rudes. Il faut qu'ils soient assez larges pour laisser passer de front deux chariots avec leur charge.
Les soins particuliers et accessoires à donner aux arbres isolés et à ceux que l’on destine à croître en futaie, consistent à donner des tuteurs à ceux qui en ont besoin, à les entourer d'épines pour les préserver de Ja dent ou du contact des animaux, et à leur procurer de belles tiges. Dès la première année ils poussent beaucoup de bourgeons le long de leur tige. Si on les laissait croitre tous, ils se partageraient toute Ja sève de l'arbre au préjudiee de la hauteur qu’il doit prendre. Il faut donc l’ébourgeonner trèssouvent depuis le pied Jusqu'à un demi-mètre environ de l'extrémité supérieure de Ja tige; au mois d’août de la première année on choisit parmi ces bourgeons supérieurs 3 ou 4 Donehes des plus fortes, et l'on rabat entièrement toutes les autres. On détermine ensuite La branche qui doit former la conu-
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76 AGRICULTURE FORESTIERE nuation de la tige de l'arbre, et qui doit être non pas la plus forte, mais la plus verticale et la mieux placée. On la laisse intacte et on écourte un peu les autres. L’ébourgeonnement de la tige se continue, et si la branchetige avait poussé des branches latérales trop vigoureuses, on les écourterait aussi. On supprime en deux ou trois fois les branches écourtées les années précédentes. Ces soins se continuent jusqu’à 6 ans. Depuis 6 ans Jusqu'à 15, on laisse anx arbres isolés, en les emondant, autant de hauteur de lête que de hauteur de tronc. C'est le moyen de procurer de belles proportions à leur lige. Au-delà de cet âge, on peut les émonder jusqu'aux deux tiers de leur hauteur totale, mais jamais plus haut, parce qu’alors l'abondance de la sève tour:rente la tige. Quand cette tige a été bien formée dans le principe, et qu'on émonde les arbres au plus tard tous les 4 ou 5 ans, on peut continuer l’'émondage périodiquement jusqu’à l’âge de 40 ans.
$ VI.— Plantation des terrains élevés stériles, en pente, et des dunes.
Dans nos climats, c'est sur les terrains élevés et dans les terrains stériles que les propriétaires doivent surtout essayer la culture des arbres résineux. Quand les fonds sont bons, on y plante des arbres à feurlles caduques, en choisissant de préférence les espèces pivotantes les plus capables de se soutenir contre l'effort des vents. Le borsement des montagnes et de leurs pentes les plus rapides est le principal moyen de rétablir les climals et de mettre un frein aux ravages des eaux. Pour assurer le succès de l'opération, on doit combiner les semis et les plantations. De toutes les méthodes qui ont été proposées, la plus sûre est de semer ou de planter sur des tranchées paralleles et hortzontales; (fig. 97) comme il s’agit surtout
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d'obvier à l’ébranlement des terres et au déchaussement des racines des arbres, nonseulement il faut bien se garder de cultiver en pommes-de -terre ou en céréales les pentes des montagnes, mais il est important d'interdire toute espèce de pâtu-
: PLANTATIOUN DES FORETS.