LIV. V
petites douves cerclées en bois, des barattes, d’autres ustensiles pour les laiteries et pour les caves, etc. Cet emploi, lorsque les arbres y sont propres, est toujours meilleur que le sciage.
Un stère de bois grossièrement écarri rend 300 pieds courans de planches de 1 à 12 pou.
de largeur. Un stère de bois ex grume rend 180 pi. courans de planches.
On paie aux scieurs de long pour la façon de 1000 pi. courans de bois de sciage assorti de planches, voliges et chevrons, 36 fr. si les bois sciés sont des sapins, des péupliers, des trembles ou d’autres boïs tendres, et 45 fr pour le sciage de chêne. La facon du sciage pour le bois de cuves qui a 2 pou. d'épaisseur sur 7 po. de largeur moyenne, est de 42fr. par mille pi. courans. Le prix du sciage des bois de bateaux est de 60 fr. par mille pi. courans.
Le prix du transport des bois de sciage sur un chemin de traverse est par milliers de pi. courans de planches assorties :
Pour 1 liezie 45e RON ER fr.
Pour 2 lieues OR 6 Pour ? lieues et demie... . he 7 Pour 7 hHetes fi: TPS Pour 4thieuesnu - N°1 USER CT 10
B. Produit d'ypréaux mis en planches.
Douze blancs de Hollande dont la grosseur donne un écarrissage de 12 à 15 pou. produisent 5,400 pi. courans de planches valant 9 cent. ie pi. en bois vert et 13 cent. le pi. en bois sec. La facon du sciage des planches est de 2 cent. par pi. courant. Ainsi la valeur nette du pi. de planche est de 7 cent.
5,400 pieds de planches à 7 centimes valérit.. "NS MEN 378 fr.
Les cimes et les débris de l’écarrissage valent, à raison de 3 fr. par arbre 5" US RER ON
414 fr.
Cette somme, divisée par le nombre d’arbres, donne 34 fr. 50 cent. pour le produit de
chacun.
7° Bois de chauffage.
Produit net . . .
Dans les pays de grandes forêts, on met en bois de chauffage une partie des futaies de hêtre, qui sont fendues en grosses bûches pour cet usage, auquel on emploie aussi le chêne et le charme; mais lorsqu'on débite aussi d’autres arbres que ceux qui sont defectueux, on sort des règles d’une bonne exploitation et on manque d’industrie.
8° Branchages des futaies.
Dans un massif de futaies, les arbres n’ont pas de larges têtes et leurs branches sont
eu volumineuses. Dans les futaies sur taillis il faut distinguer-: si ce sont de grands taillis, les arbres sont médiocrement branchuüs; mais il faut encore avoir égard à d’autres circonstances. Lorsque les arbres sont trèsépais, leurs têtes, quoique plus fortes que celles des arbres de même grosseur, dans un massif ne s'élendent pas sur de larges dimensions. Si au contraire les arbres sont peu
cHaAP. 5°.
nombreux, le volume total des branches est
considérable. Le rapport change dans les
bois qui s’exploitent à l’âge de 12 à 18 ans:
la tige des arbres est peu élevée, et son vo-
lume est beaucoup moindre relativement à
ee des branchages que dans les autres ois.
Les branches de chêne servent à faire des courbes de bateaux ; les grosses branches de hêtre et de tilleul, à faire des sabots.
Dans un bois taillis garni de chênes nombreux et de moyenne grandeur, or estime que les arbres dont les tiges cubent 10 stères produisent 20 stères de branchages.
Dans une haute-futaie de sapins, les branchages sont évalués à raison de 2 stères par tige d’arbre, mais dans le nombre des arbres on ne compte pas ceux qui ont moins de 4 pi. de tour.
9° Copeauz.
Dans une coupe bien fournie d’arbres, il y a beaucoup de copeaux, car un arbre écarri, en prenant pour côté d’un carré le 5° de la circonférence, n’a plus que la moitié de son volume primitif. Le reste (y compris l'écorce qui n’est pas propre au tan) se débite en cordes de copeaux qui se vendent à raison de 4 fr. le stère pour le chauffage. On re doit pas négliger de faire amasser et vendre les copeaux des entailles lorsque les arbres sont abattus à la cognée. La sciure de bois se vend aussi, s’il y en a une certaine quantité.
10° Emploi des ramilles pour la fabrication de la chaux.
Dans la chaîne de montagnes calcaires des départemens de l'Est, les chaufourniers font l’extraction de la pierre à peu de profondeur. Ils choisissent le voisinage de la coupe ou l'enceinte même de cette coupe, lorsqu'il y a des places vagues et de bonne pierre. Ils montent le fourneau, cuisent et livrent la chaux aux acheteurs. On leur remet sur place tous les fagots. Leur salaire varie de 75 cent. à 1 fr. par muid de chaux vive contenant 7 pi. cubes. On leur abandonne en outre les cendres qui valent environ 12 fr.
par fourneau. Il faut 11,000 fagots pour la cuisson d’un four à chaux qui produit 300 tonneaux de 7 pi. cubes chacun.
$ III. —Détail de l’exploitation d’une coupe de taillis et futaie située à portée d’un vignoble.
1° Espèce du bois.
Le taillis se compose de chêne, charme, tremble et coudrier. Il est âgé de 18 ans. La futaie se compose de chêne et de quelques ormes et frènes.
2° Produits.
Echalas. 6 milliers d’échalas de brins appelés paisseaux qui se mettent en bottes ou paquets de 50 brins. Voici les détails des frais, en comprenant ceux du transport au lieu du marché le plus voisin :
7 cent. pour couper la botte de 50 pais-