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son fond un petit tuyau en cuivre muni d’un robinet L qu’on ouvre lorsqu'il est nécessaire d'alimenter la chaudière. Le tube d’épreuve en verre T indique constamment la hauteur de l’eau dans la chaudière et, lorsque son niveau s’abaisse trop, on ouvre le robinet L qu'on referme lorsqu'on a introduit l’eau. La chaudière Gest hermétiquement fermée par un bon couvercle en bois, solidement retenu par de fortes traverses et des boulons à écrous en fer R. Le fourneau M ne présente rien de
arliculier; on voit en O la porte du foyer par aquelle on introduit le combustible et en N celle du cendrier."R est une soupape de sûreté et Y la tige d’une autre soupape placée dans l’intérieur de la chaudière, qui est constamment poussée contre le fond par un ressort à boudin. On tient cette soupape ouverte en mettant un poids sur sa tige afin de laisser entrer l’air au moment de la condensation qui a lieu lors du refroidissement de l’appareil. Il faut, pour éviter tout accident, que l’ouvrier chargé de la conduite du feu ouvre tous les soirs cette soupape Y et la laisse ouverte jusqu’au lendemain lorsqu'il va allumer le feu.
On voit en Q (/fg. 144) le tour à filer dont nous allons parler plus bas et la chaise N sur laquelle la tireuse est assise.
Cet appareil offre les avantages suivans:
d’abord on peut faire usage dans le foyer
commun de bouille ou charbon de terre, ce
ui ne pouvait avoir lieu dans l’ancien mode dé chauffage où il y avait un foyer sous chaque bassine, parce que la famée du charbon i,se répandait dans l'atelier, ternissait la soie et nuisait à sa qualité. On n’a plus qu'à entretenir un seul feu, et l’appareil ne consomme guère au-delà du tiers du combustible employé précédemment dans les ateliers montés nie l’ancienne disposition. Les robinets placés sur les rameaux permettent de porter en peu d'instans la température de l’eau de la bassine au degré voulu, et de l'y maintenir avec égalité et une régularité parfaite. On remplace les bassines de cuivre par des vases en bois, et on ne risque plus ainsi, dans l'intervalle des battues, quand on dépose les cocons montans sur les bords de la bassine pour les mettre à l'abri du balai, de les brûler par l'effet de la chaleur du métal. L'eau des bassines,renouvelée sans cesse parde l’eau extrémement pure, puisqu'elle est distillée,