EAUX SULFUREUSES FROIDES
Enghien ou Montmoj'encj .
Petite ville à quatre lieues de Paris, de'-' parlement de Seine-et-Oise , sur une colline. La source est presque au milieu de la vallée ,
et sort d'entre les pièces de bois du pilotis de l'étang : on l'appelle ruisseau puant.
Sans avoir des proprie'te's aussi prononcées que les eaux sulfureuses thermales , l'eau d'Enghien produit cependant des eiïets très-efficaces dans plusieurs maladies. Elles conviennent dans les engorgemens chroniques des viscères abdominaux, dans les foiblesses d'estomac. On en a retire' également quelques bons effets dans quelques maladies du système lymphatique , comme les engorgemens des glandes et les affections cutane'es, etc.
EAUX ACIDULES»
On désigne sous le nom d'eaux acidulés ou gazeuses celles qui offrent les caractères suivans : elles ont un goût aigrelet et piquant , ne manifestent aucune odeur, dégagent beaucoup de bulles lorsqu'on les agite , lesquelles s'échappent avec une sorte de frémissement j forment un précipité blanc avec l'eau de chaux ^ rougissent la teinture de tournesol.
EAUX ACIDULES THERMALES.
JVéris.
Bourg sur le bord du Cher , département de l'Allier, à une lieue de Mont-Luçon. Les sources sont au nombre de quatre : 1° le Grand-Puits ou Puits de César j 2'^ le Puits de la Croix ^ 3'^ le Puits-Carré -, 4° la nouvelle
source. Les eaux de Ne'ris e'toient connues trcs-ancicnneniont. Les Romains les frequentoient beaucoup^ on y voit encore les vestiges d'un cirque qu'ils y avoient construit. La liaule température des eaux de Néiis est une des principales causes des propriétés énergiques qu'on leur reconnoît. On recommande les bains contre les douleurs rliumatismales^ la paralysie; on Jcs conseille quelquefois contre la goutte atonique , et presque toujours avec succès.
Mont-d'Or.
Haute montagne dans le département du Puy-de-Dôme , à huit lieues de Clermont. Les sources d'eaux minérales se trouvent dans un village nommé Bain , situé près de la montagne ; elles sont au nombre de trois : 1° le bain de César; q° le bain de la Madeleine ; 3° le bain des Chevaux. Non loin du bain de César on voit deux autres sources acidulés, mais froides. On a préconisé les eaux du INIont-d'Or contre un grand nombre de maladies , de même que les autres eaux thermales. Leurs bains sont avantageux contre la roidevu" des arliculations , les douleurs arthritiques, les rhumatismes chroniques , la paralysie des membres. Administrées à l'intérieur elles produisent dVxcellcns etfets dans l'atonie des organes digestifs , etc. On les conseille quelquefois aussi avec succès dans les calcirrhes pulmonaires chroniques.
Châtel- Giijon .
Village à une lieue de Riom, département du Puy-de-Dôme. On y compte cinq sources qui sourdent près du village.
Les eaux de Gliàtel-Guyon ont quelque renomme'e dans les départemens qui les avoisineut. On les emploie en général dans les affections scorbutiques , dans les inflammations chroniques et muqueuses, etc.
Clermont'Ferrand.
Ville capitale du département du Puy-de- Dôme , à trente lieues de Lyon et à quatrevingt-seize de Paris. On y remarque trois sources d'eaux minérales : i^ la fontaine de Jaude j 2° celle de Saint-Alyre j 3° et celle de Saint-Pierre. Cette dernière n'existe plus. Les propriétés toniques des eaux de ces deux sources sont assez marquées. On les emploie dans la chlorose , l'engorgement du foie , les diarrhées chroniques , dans la débilité de l'appareil digestif, etc. On les preutl seulement à l'intérieur.
Saint-Marc.
Chapelle qui est près du village de Chamalières , à un quart de lieue de Clermont, département du Puy-de-Dôme ; on y voit deux sources désignées sous le nom de
8o NOUVELLE
grande et de petite. Le vallon dans lequel elles se trouvent situées olli-e un aspect cliarmant et très-pittoresque.
On regarde les eaux de Saint-Marc comme très-efTicaces dans la lani^ueur des organes di»*3stils, qui est fréquemment la suite des lièvres muqueuses continues ou intermittentes. Elles sont aussi très-salutaires dans certaines convalescences longues et pénibles, la chlorose, les affections catarrliales chroniques , etc. On emploie les bains avec assez de succès contre la roideur des articulations, la paralj'sie, les rhumatismes chroniques, etc.
Dax.
Capitale du département des Landes, sur l'Adour , à soixante lieues de Bayonne et de Bordeaux. Les bains des eaux de Dax sont utiles dans les rhumatismes chroniques, k roideur des articulations, etc.
EAUX ACIDULES FROIDES.
Châteldon.
Petite ville à trois lieues de Cusset et de Vichy , et à huit lieues de Clermont ; il y a deux sources : i° celle des vignes, au bas d'un coteau j 2° celle de la Montagne.
On peut présumer, d'après quelques observations peu exactes à la vérité , quelles ont été salutaires dans l'incontinence d'urine , la foiblesso des organes digestifs, etc.
MAISON RUSTIQUE. 8l
Bar.
Village près Saint-Germain -Lambron , à neuf lieues de Glcrmontj on*y voit plusieurs sources , dont trois seulement sont abondantes j elles sortent d'un petit monticule.
On loue les eaux de Bar dans les engorgemens chroniques des viscères abdominaux.
Monnet assure qu'elles ont quelquefois opéré la curation des fièvres inlermittenies (jui avoient résisté au q[uinquina.
Saint-Myon.
Village situé sur une éminence , a un quart de lieue d'Artonne et à deux lieues de Riora, département du Puy-de-Dôme ; plusieurs sources jaillissent au pied de la colline.
La réputation de ces eaux n'est pas aussi répandue qu'elles mériteroient de l'être. Hoffmann les loue beaucoup dans plusieurs de ses ouvrages. On sait que le grand Golbert leur accordoit une grande confiance. Des observations recueillies avec soin constatent
Qu'elles sont très-avantageuses dans l'atonie e l'appareil digestif, dans les engorgemens des viscères abdominaux, dans les affections catarrhales chroniques, etc.
Médagiie.
Les praii
?s eaux de Médague sourdent dans une rie sur les bords de l'Allier , près du
bourg de Jossc , dcpailcmont du Puy-de- Dôme j à trois lieues de Cleinioiit • ou y voit deux sources • elles sont trt's-cllicaces dans les engorgemens clironiques des viscères du bas-ventre, dans les ijifla m mations lentes de la membrane muqueuse intestinale • elles ont quelquefois arrêté des fièvres intermittentes rebelles.
J^ic-le-Comte,
Petite ville à cinq lloucs de Clermont , département du Puj-de-Dome : les eaux s'écoulent par deux sources : i*' la fontaine de Sainte-Marguerite, située sur la rive droite de l'Allier; i° la fontaine du Tambour, qui se trouve sur la rive gauclie de celte rivière.
On regarde l'eau de la fontaine Sainte- Marguerite comme tonique, et on l'administre dans la débilité de l'estomac , la clilorose , l'engorgement du foie, etc.; celle de la fontaine du Tambour est légèrement purgative.
Mont-Brison.
Ville du département de la Loire , sur la petite rivière de Vézizé , à quinze lieues de Lyon et à cent lieues de Paris. Les trois sources qu'on remarque près de la ville sont : 1° la source Romaine , qui se trouve voisine des vestiges d'un temple de Gérés ; 2° celle de l'Hôpital , ou des Ladres ; 3° celle de la Rivipre.
La renommée des eaux de Mont-Brison
paroît remonter à un temps reculé , et leur re'putation n'est point déchue de nos jours ; ou les préconise contre plusieurs maladies. Celles de la source de l'Hôpital sont trèsutiles dans les cas d'engorj^emens des viscères abdominaux , les afi'ections scrophuleuses ; on loue l'eau de la source Romaine contre la leucorrliée constitutionnelle , l'aménorrhée , accompagnée d'un élat de langueur et d'un afFoiblisscment général , etc.
Saint- G a Imier.
Petite ville située sur le penchant d'un coteau près de la Goyse , département de la Loire, à trois lieues de Mont-Brison : la source se nomme Font-Forte j elle est sur le bord de la rivière.
Les médecins qui ont observé les effets des eaux de Saint-Galmier assurent que leur usage est très -salutaire dans les maladies catarrhales des vieillards , les affections calculeuses des reins.
Langeac.
Ville du département de la Haute-Loire , à sept lieues du Puy , et à dix-sept de Clermont. La source se trouve dans une prairie près de la ville.
Elles sont spécialement utiles dans la langueur drs organes digestifs, les engorgemens chroniques du foie, les affections catarrhales des vieillards.
Pougaes^
Bourg au pied d'une montagne, près de la rive droite de la Loire, à deux lieues de Nevcrs , département de la Nièvre : la source se trouve à quelque distance du bourg.
On les a administrées avec succès dans les affections calculcuscs des reins , dans les engorgemens chroniques de la rate, dans quelques fièvres quartes rel )elles , dans l'hypocondrie, dépendante des le'sions organiques, etc.
Seltz.
Ville de France , dans le département du Bas-Rhin, à neuf lieues de Strasbourg.
On les administre avec succès dans le scorbut, la fièvre adynamique, l'affoiblissement des organes digestifs. Dans quelques cas ces eaux augmentent couside'rablemeiit la sécrétion des urines.
Sulzmatt.
Village du département du Haut-Rhin , à quelques lieues de Golmar. On trouve près de ce village six sources , qui sortent du pied de la montagne de Heidenbergj on les nomme : i» la fontaine AciJe , i^ celle de Cuivre, 3° la Purgative, 4^' la Sulfureuse, 5° la fontaine d'Argent , 6« la fontaine d'Or.
Les renseignemens les plus exacts que nous
ayons sur les eaux minérales de Sulzmalt sont dus à Meglin. Ou trouve dans son ouvrage plusieurs observations inte'ressantes sur les effets efficaces qu elles ont produits dans quelques maladies chroniques, semblables à celles dont j'ai fait mention dans l'histoire des proprie'tés médicinales des eaux acidulés froides.