Mémoires de Gaston, p
2. Voir mon Elal de la maison du roi Louis XIII, p. 56. A défaut d’un autre état, j’y ai fait entrer aussi (pp. 160 à 167) celui de Madame constitué en 1627.
3. 11 y a même un essai de blasons ajoutés en marge de la main de Clairambault, mais d’une écriture illisible ou par des esquisses ou tracés si informes qu’il a fallu renoncer à en tirer parti.
4. On lit dans les Mémoires de Gaston : a Madame de Guise étoit inconsolable d’avoir perdu une fille qui lui avoit toujours été si obéissante, et qu’il lui fallut renoncer par un événement si soudain aux grands avantages qu’elle et sa maison avoient déjà reçus et pretendoient encore de tirer à l’avenir d’une telle alliance » (p. 572). — Comme spécimen des innombrables lettres de condoléances reçues par la douairière de Guise, on lira, à V Appendice II, celle du frère de Richelieu, Alphonse-Louis, qui, alors archevêque d’Aix, devait cette attention à la famille du Gouverneur de la Provence.
5. Arvède Barine écrivait, dans La Jeunesse de la Grande Mademoiselle (Paris, Hachette, 1901) : « L’enfant tant désiré par les uns, tant jalousé par les autres, fit son entrée dans le monde le 29 mai 1627... le septième jour, la mère mourut. Louis XIII lui commanda des obsèques royales et vint lui jeter de l’eau bénite en cérémonie, tout soulagé de ne pas avoir de neveu... Monsieur fut tel qu’on pouvait s’y attendre : il pleura bruyamment, se consola vite et s’enfonça dans la débauche » (p. 16).
INTRODUCTION
de France, même pas une de mes tantes, les reines d’Espagne et d’Angleterre et la duchesse de Savoie, avant que d’être mariées. La Reine, ma grand’mère, me donna pour gouvernante madame la marquise de Saint-Georges, de qui le mari étoit de la maison de Clermont d’Amboise; elle étoit fille de madame la marquise de Montglas qui avoit été gouvernante du feu roi, de Monsieur, de feu mon oncle ‘ le duc d’Orléans, et de toutes mes tantes; et c’étoit une personne de beaucoup de vertu, d’esprit et de mérité, qui connoissoit parfaitement bien la Cour. Elle avoit depuis été dame d’honneur de la reine d’Angleterre et de la duchesse de Savoie ^ et s’en étoit fait aimer si chèrement que sa seule considération fut presque tout le déplaisir qu’elles eurent loTsque les affaires de ce pays-là les obligèrent d’en chasser les François qu’elles y avbient menés
Ma mère accoucha au Louvre. Je fus logée aux Tuileries"^...
jV/me Arvède Barine, par des conjectures déduites d’un état de la Maison d’Anne d’Autriche publié dans les Archives curieuses de l’Histoire de France, s’est efforcée de reconstituer la maison de la princesse. On aura mieux que cet essai problématique, grâce au document conservé au tome 380 des Mélanges Clairambault
1. Il s’agit du second fils de Henri IV, mort en 1611. Cf. Etat de la Maison du roi Louis XIII, p. 56.
2. Il faut dire plus exactement : de la duchesse de Savoie et de la reine d’Angleterre, car M“® de Saint-Georges avait d’abord accompagné Christine lors de son mariage en 1619. C’est en 1625 qu’elle fut de la suite de Henriette- Marie. Cf. mes Cinq cenis lettres de Louis XIII, p. 12.
3. Sur les discordes soulevées en Angleterre, voir au même ouvrage les lettres de l’année 1626.
4. Mémoires de M”® de Montpensier. Collection Michaud et Poujoulat, 2® série, t. IV, p. 1.
5. Il y a un autre état, de l’année 1629, à peu près identique. Les divergences ont été notées au passage.