Mémoires de Gaston, p
INTRODUCTION
Jules Donabella, son peintre, et il alloit souvent herboriser luimême... K
La Maison de Gaston d’Orléans, ainsi décrite et bien autrement complète que l’état sommaire mentionné lors de sa naissance dans les registres Jifficiels' nous a été conservée par Clairambault au tome 816 de ses Mélanges intitulé Maisons de plusieurs princesses, fol. 451 à 479. Elle y est complétée de détails généalogiques et nous fournit ainsi, par la mention des alliances signalées, des renseignements sur de nombreuses familles, qui se retrouvent fréquemment dans la Maison du roi ou des princes et princesses s.
Toutefois, malgré l’ampleur de ce document, il n’a pas l’importance de celui qui le suit et qui a donné son titre à cet essai, savoir la Maison de la Grande Mademoiselle. Anne-Marie-Louise d’Orléans dont la naissance, au Louvre, le 29 mai 1627, coûta la vie à sa mère qui mourut peu de fours après, eut une maison, elle aussi, quasi royale, satisfaction accordée à la douleur des survivants * et au contentement éprouvé par le roi qui, sans enfant encore, avait redouté une sorte d’héritier présomptif
Ici encore, il importe de citer les Mémoires de l’intéressée elle-même qui, en parlant de la mère qu’elle ne connut point, avoue l’étendue et les conséquences pour elle de cette perte et de l’étrange éducation qui en fut la suite.
Bientôt après qu’elle fut morte, on lit ma maison; on me donna un équipage bien plus grand que n’en avoit jamais eu aucune fille