‹ Maistre Pierre PatelinChapitre 112 sur 200 · V. 60 1 . en sanglante estraine · texte numérisé non relu

V. 60 1 . en sanglante estraine

Cet adjectif Mw.7/a?i^ qui revient plusieurs fois employé de la même manière, était, aux xiv et xv* siècles, un terme violent et grossier , une es|^>ce de juron. L'auteur du Ménagier de Paris^ vers la93, dit à sa femme : Défendez à vos serviteurs et servantes « de laidement » jurer et de dire paroles qui sentent villenies, ne pa- » rôles deshonestes, ne gouliardeuses, comme aucunes » inesclieans ou mal endoctrinées qui maudient de maies » sanglantes fu'vres , de maie sanglante sepmaine , de maie » sanglante journée. Il semble qu'elles sachent bien qu'est «sanglante journée, sanglante sepmaine, et non font » elles, ne doivent savoir qu'est sanglante chose, car preu- » tles femmes ne le scevent point, car elles sont toute.;

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» sibomiuables de veoir seulement le siiiig d'un aignel uu » d'un pigeon qunnt on le tue dcvnntelles. » (T. II, p. 59.)

Martial d'Auvergne, à la mémo époque, parle d'un jeune amant effrayé du cri d*une caille suspendue à lu fenêtre de sa dame, « tellement qu'aucunes fois, de san- )) giaiite peur et frayeur qu'il avoit, se heurtoit le nez eu » se retirant. » (21* des Arresls d'amour.)

De cet ancien abus du mot sanglant il nous reste encore : outrage sanglant, injure sanglante,

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