V. 606. Guillemette, ung peu d'eaue rose
L'eau rose était employée à ranimer les forces. Après le terrible plaidoyer des seigneurs de Baisecul et de Humevesne, et la non moins terrible sentence de Pantagruel, c( les conseillers et docteurs qui là assistoient de- » mourarent en ectase evanouys bien trois heures ; et y » feussent encores, sinon que onappourta force vinaigre » et eaue rose pour leur faire revenir le sens et enten- » dément accoustumé. »
Il faut prononcer avec un v intercalaire, eauve rose, eauve douce (v. 750), comme font encore les paysans lorrains ; prononciation démontrée d'ailleurs par une foule de textes où se lisent ces formes : eve, eveux, euve.
On peut tenir pour règle générale que les voyelles i, w, accompagnées d'une autre voyelle avec laquelle elles ne forment pas diphthongue, emportent toujours dans : la prononciation, avec leur valeur comme voyelles, leur valeur comme consonnes, /vaut tj; u vaut uv. « Parmi » le col soye pendu. » Prononcez soi-je, — « Il les a eues » vraiment. » Prononcez evues. — « Trop par eus le cœur » hardi. » Prononcez évus.