V . 9 i i . y uni X le Dm ! c ouille de Lorraine
Ce juron me parait être une (unitrefaçon de Tesiiagno! rulo n />mv, car il ne faut pas st^ lai.sser d('»payser pai*
i'orthogfraphe : cette notation vualx te Deu sonnait vote Peu; j ai conservé Torthograpbe de 1/i90, mais je crois (|u'il faudrait écrire vote- Deu! si ce n'est votera- Peu !
V. 952. Car vraieroenl je le mangera , Et, par sainct George, je beura A Iv.
Ces formes : je mangera^ je beura , pour y^ mangerai ^ je boirai , appartiennent au patois lorrain. Faute de ce renseignement, tous les éditeurs, à commencer par Guillaume Leroy, ontmis à la troisième personne « il le mangera, a beura, » afin de restituer le texte en son naturel^ sans doute. Il faut faire attention que Patelin vient d'appeler le drapier couilie de Lorraine ; en conséquence, il lui parle le langage du pays : àty, — nient, — stan grain de poire. Et comme le pauvre Guillaume entend tout cela avec l'air hébété d'un homme qui n'y comprend goutte, l'autre lui demande : Arrives-tu de Picardie, que tu as l'air si ébaubi quand je te parle lorrain ? — Alors il passe au latin, pour se rendre plus clair.
Y. 961 . Parisiiis non sunl ova.
c< Il n'y a pas d'œufs à Paris. » Parisius n'est pas, comme on le pourrait croire, une faute d'impression, pour Parisiis. Cette forme, dont il est bien difficile de se rendre compte (à moins de la prendre pour une altération de Parisibus, qui serait encore un barbarisme), cette forme est constante dans les monumens du xiv* siècle. Dans Guillaume de Nangis, par exemple : « In publico par- » lamento, Parisius. » — « In horto regalis palatii, Pa- )) risius, » Dans tous les actes du procès des Templiers ;