‹ Maistre Pierre PatelinChapitre 147 sur 200 · V. 1007. Ouoi, dea! cliascun me paisl de lobes · texte numérisé non relu

V. 1007. Ouoi, dea! cliascun me paisl de lobes

Barat enseignante son disciple les moyens de s'avanœr dans le monde :

La seconde chose est mentir

Par beaux mos polis plains de lobe.

{Le chemin de pauvreté et de richesse.)

Lober ie , dans les Chroniques de Sainte Denys , est mis en variante de hoisdie : « L'apostole Martin qui » bien sot la besoigne, ne fut point lie, car il se doubta » moult et pnsa que le roy d'Aragon ne lefaisoitfors » par hoisdiv. » (Cliap. 3(i,Mir l'an 1283.)

:H(> NOTKS.

\je manuscrit 9650 : « Fors par luberie. »

Labeur : — « Mais il ne feut mie tost l\ardy de plaiiu*- » ment dire sa pensée comme font les labeurs du tems )> présent, qui sans desserte vont baudement aux dames » requérir qu'ilz soient aymez, et de feintises et faux )) semblans pour elles decepvoir bien se sçavent aydier. » [Mémoires de Boucicault, chap. 9.)

Lob ou laub, en allemand, est le feuillage, et par extension, l'ombre qu'il donne. — Folcuin {De gestisnbbatum Lobcnsium)^ expliquant le nom propre Lobbach :

<( Teutones lob quidem vocant adumbrationem ne-

» morum ; bach autem ri vu m ; quae duo faciunt obumbra- » culi rivum.)} (Du C.vnge, sous Lobin.)

Lobifi, en bas latin, est un portique, un promenoir à l'ombre. Lobe, en vieux français, est, par métaphore, illusion, tromperie. Quand donc le drapier s'écrie qu'on le paistde lobes, il veut dire qu'on le repait d'ombre et (i'illusions, qu'on se moque de lui.

Lob signifie aussi louange , réputation , gloire. Si ce n'est de l'esprit philosophique, c'est un singulier hasard.

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