V. 1294. Suz, revenons à ces moutons
Et non pas à nos moutons, comme on dirait à présent . L'amphibologie du pronom démonstratif et du possessif, ces et ses, a causr cette modification dans la
vraie fonne du proverbe. — « Revenir à ces moutons » (ad isias pecudes) a été entendu « revenir à ses moutons » (ad^t/a^pecudes) ; et par une conséquence toute naturelle de cette erreur, on a dit : « Revenons à nos moutons », tandis qu'il fallait toujours dire : Revenons à ces moutons, aux moutons dont nous parlions tout à l'heure.
Du reste, Pasquier cite déjà ce proverbe dans sa forme actuelle, et plusieurs éditions du xvr siècle mettent ici :
Suz, revenons à nos moutons.
Leçon reproduite dans les éditions modernes : Coustelier, Durand et M. Geoffroy-Château. Les éditions du XV' siècle sont unanimes.
Sur ce proverbe, voyez aussi Vlniroductio», page 56.