V. 1 29 5 . il vous fait paistre
Ce passage est ponctué pour la première fois comme il doit l'être. Les anciennes éditions donnent sans aucun signe d'arrêt :
il vous fait paistre
Qu^cst il bonhomme par sa mine.
dans lequel il semble que paistre soit une syncope de paraître: 11 vous fait paraître qu'il soit un bonhomme. Ce serait un contre-sens.
Faire paître quelqu'un ^ c'est l'abêtir, le changer en une béte qui paît l'herbe. — « Mais est abcsté le bonhomme, » et paist l'herbe , et est transfiguré en une beste, sans » enchantement. » (7* des Quinze joyes de mariaige.)
(c II (le mari) sera servi de mensonge, et le fera on n paistre. « {Ibid.^ 5* joye.)
Cette dernière phrase semble avoir été préparée tout
NOTKS. 329
exprès pour éclaircir le passage de Patelin : c'est la même expression (le la même pens(kî.
A la fin du Sermon joyeux pour rire, dans le llecueil des farces , moralités , etc. :
Amour, c'est la plus grant folie, La plus diverse fanlasie Kn quoi riiomme se puisse mectre :
Amours ont fait les sages peslre El affoler
Envoyer paître, dont on se sert aujourd'hui, est modifié de l'ancienne expression faire paistrc,