‹ Maistre Pierre PatelinChapitre 184 sur 200 · COLLATION DU MANUSCRIT BIGOT · texte numérisé non relu

COLLATION DU MANUSCRIT BIGOT

AVCG LE TEXTE DE l/i90.

On lit en tète de la première page, d'une écrilurt* moderne :

« Ce manuscrit vient de H. Bigot (1). »

Note marginale de Bigot sous la précédente :

« Dans la légende de Jean Poisle, conseiller en la

)) cour , il y a un tour semblable à celui de Patelin ,

» p. 19 et 20 (2). Cette comédie fut composée du tems

» de Louis XII et se trouve en latin assez éloquent. Au

(1) c Emery Bigot, érudit, né en 4 626, à Rouen, mort en 4 689, doyen de la cour des aides de Normandie... Son père lui avait laissé une bibliothèque de plus de 6,000 volumes, parmi lesquels il y avait environ 500 manuscrits. L*abbé de l.ouvois les achela pour la bibliothèque du roi. > (Biographie de Furne.)

(3) Jean Poisle, condamné par arrêt du parlement du 4 9 mars 4 582 à faire amende honorable, et déclaré incapable de tenir c office royal de judicature. i II existe sur cette affaire deux livres assez rares : c Légende de Jean Poisle , contenant les moyens qu*il a tenus pour s'emchir »; — « Advertissement et discours des chefs d*accusation, etc., avec Tarrest, 4 582. t La mère du maréchal de Catinat était petite-fille de ce J. Poisle.

Oiianl au rapport signalé par Bigot entre Jean Poisle et Patelin, il se réduit ù ceci, que Jean Poisle, entre autres infamies, s'est fait livrer des tapisseries à crédit , et a soutenu plus tard au tapissier les lui avoir payées lors do la livraison.

>' reste, Tinvention en est excellente et louée par Pas- » quier en ses Recherches^ liv. Vil, chap. 55. »

Bigot déclare avoir collationné son manuscrit sur l'édition de 161/1... « Paris, par Pierre Ménier, portier de la » porte Saint-Victor.» Édition que dans une autre note il caractérise ainsi : « L'édition de 1614 est remplie de mau- » vais vers et de fautes contre le bon sens. C'est une four- )) milière d'impertinences contre le raisonnement , la » poésie, l'orthographe et la raison, que les anciennes » impressions ; et je ne saurois m'empescher de dire, )) malgré la fureur que Ton a de lire les antiquailles poé- » tiques, que Ton devroit regretter le tems que l'on met » à Testude de ces sortes de livres, et que les manuscrits » que l'on reconfronte sur les impressions ne sont \yas )) une folie moins grande pour s'occuper. »

Cela dit, au milieu à peu près du cahier (1), Bigot continue très soigneusement son travail de collation jusqu'à la fm.

Voici les principales variantes de son manuscrit conféré au texte de l(i90 :

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