V. 349. Ce trompeur là est bien becjaune
Les petits oiseaux qui gardent encore le nid ont le bec garni d'une sorte de frange jaune. De là, par métaphore, être bec jaune, c'est-à-dire manquer d'expérience, être dupe. Molière use fréquemment de ce mot : Laissez-moi lui montrer son bé jaune, . . — Je veux que monsieur vous montre votre bec jaune (ou béjaune^ selon que les éditions se règlent sur la prononciation ou sur l'étymologie) . Mais Molière ne dit pas être béjaune.
Bec-jaune ou niais^ c'est tout un : niais vient de nidularius, pris au nid ; c'était, dans l'origine et au propre, un terme de fauconnerie. Un faucon niais est celui qui, récenmient enlevé du nid, n'est pas encore dressé, ne sait rien absolument.