‹ Maistre Pierre PatelinChapitre 98 sur 200 · V. 472. Et s'il vous dil : Ce sont trudaines · texte numérisé non relu

V. 472. Et s'il vous dil : Ce sont trudaines

Trutania, dans la basse latinité, doit avoir formé le français trudaine. Trutania, ramas de truands, truandaille. Les truands étaient des gueux vagabonds , qui mendiaient en étalant de fausses plaies ; leur nom signifiait essentiellement paresse et mensonge. Trudaine^ truenderies, chansons de truands, faussetés, balivernes : (( Adonc iceluy Jameton dit audit Coyrier : Ce ne sont » qixetrtœnderies que tu me dis. » (Do Cange, Trutania.)

TrtjJian est un mot breton qui signifie mendiant (1), et

(4) Truhez^ pitié ; imza, avoir pitié ; irueky truAant, gueux.

(Dicl. de Legonidec.)

qui du celtique est passé dans la langue vulgaire, et de là dans la basse latinité :7rti^anus, trudanus, truannus.Chez les infidèles, où les truands avaient pénétré à la suite de Farmée des croisés, on les appelait tafurs : a Thafur )) apud gentiles dicuntur quos nos, ut nimis litteraliter » loquar, trudermeswpçAldmxxs. » (Gdibbrt deNogent.) Trudaine^ chanson ou propos de truand, de mendiant de profession, qui ne vaut pas qu'on s*y arrête.

Et, vertubieu, que de (rtidatne«/

(Moralité joyeuse à quatre perêonn., p. 45.)

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