ACTE PU H .MI EH
Oui, et je vous apporte les actes à signer, (ii dipose les papiers sur la tabla, ù droiie.) Mals jicrmeltcz-moi avant tout de couvrir ma responsabilité en vous représentant encore une Tvis à quels dangers vous vous exposez.
DESROXCERETS, assis pKs de la table.
Puis-Je faire autrement? Je suis bien forcé de recourir aux usuriers, puisque j'ai renoncé à l'administration de ma fortune, puisque j'ignore même en quoi elle consiste, et que, pour le savoir, je serais obligé de mettre ma fille dans la confidence de cet emprunt, ce que je ne veux à aucun prix.
G U É R l .X , debout de l'autre cùté de la table.
En vérité, on dirait que votre fille vous fait peur.
DESRONCERETS.
Eli bien, oui; j'ai pour elle une tendresse mêlée de déférence; pourquoi n'en conviendrais-je pas?
De la déférence? Saprelotte! c'est le monde renversé ! Ah! je voudrais bien voir que monsieur mon fils élevât la voix chez
moi, tout commanlant qu'il est!
Nous ne sommes pas dans la même situation, mon cher Guérin : si je n'ai pas perdu devant la loi mes droits de chef de famille, je les ai perdus devant mon enfant; je le reconnais. Je nuis à son égard dans la position d'un mineur, et je n'en puis sortir que par un succès éclatant. Ce succès, je le liens, j'en suis sùi! et savez-vous quelle sera ma plus douce récompense, nprès la joie d'avoir servi mon pays? Ce ne sera pas la gloire attachée à mon nom, ce sera l'orgueil et le repentir de ma fille, quand elle se jettera dans mes bras en me disant : Pauvre père, moi qui te croyais fou !