LOUIS. CÉCILE
CÉCILE, s'asseyant sjr le canapé.
Voilà un ordre de départ bien inopiné.
LOUIS, approchant une chaisO.
Le soldat doit être toujours prêt.
CKC I LE.
Comme le sage... Votre pauvre mère est bien Irisle, sans doute; tous vos amis compre'nnent son chagrin et le partagent, croyez-le bien. (Louis s'incline.) Quant à vous, je suis sûre que vous êtes enchanté? ^
LOUiS.
Je devrais l'être, du moins. Il y a un an, j'aurais considérô ce départ comme une bonne fortune; aujourd'hui... j'obéis.
CÉCILE
Quand on a fait, comme vous, toutes les campagnes j h comprends qu'on soit las de la guerre.
LOVIS.
De la guerre, non; mais des séparations.
CÉCILE
Ah! si vous aviez réellement quelque chose qui vous retînt, Vous trouveriez bien mo\en de rester;
2i niAITRK GUÉRl.X.
LOU IS
Déd-ompoz-vous, inadanip; c'est impossible.
c Éc. ma:.
Iinpossiblt;? Je croyais qu9 les militaires et les femmes a\aient rayé ce mot du dictioniriire.
11 a été lélabli.
r.iccir.E.
Pas pour nous, du moins : Si c'est impossible, cela se fera.
LOUIS
Suis compter le proverbe : Ce que femme veut, Dieu le veut.
ci': CI LE.
Le proverbe prouve au moins une chose, c'est que les hommes ne savent pas vouloir.
LOUIS
Peut-èti'o parce qu'ils ne veulent que ce qu'ils peuvent.
cil: C I LE.
Vous pourriez toujours olilenir... Comment appelez-vous cela ?... une permutation ? '
LOI IS
La veille d'une campagne ! .le serais bien reçu dans mon noiiV(-,ui léiiinient '
ci'; CI L E.
Quelle plai-anlerie! Est-ce que votre auii le commandant lîurat a été mal reçu ?
loi: is.
C'est bien dilTércnt , ce n'est pas une permulalion, c'est un avancenvMit.
CÉCILE
Lh bien, [)0urquoi n'auri'V.-vous pas aussi un avancement?