ACTE PREMIER. 'i
meiiMiui, «le votre aveu même, couvrirait votre lionnour do
soldat I
LOUIS
Mon lionneur do soldat, peut-être; mais mon honneur d'homme, non! Songez donc! accepter un bienfait qui serait un pit^-ge à mon bienfaiteur!...
CÉCILE, fièrement.
Un piège ! et qui vous dit que je songe ;i truhii' mes devoirs?
LOUIS, bnisquenient.
Alors laissez-mûi partir! J'emporterai du moins le droit de vous aimer sans rougir devant votre mari. ,n fait quelques pas vers
la porte.)
CÉCILE, baissant les yeux.
Vous voulez que je rougisse seule, n'est-ce pas?
LOUIS, redescendant vers elle.
Que dites-vous?
CÉCILE, d'une voix faible.
Rien...
LOUIS
Vous m'aimez!
CÉCILE
Non !
LOUIS, se jetant à ses pieds et l'entourant de ses bras.
Cécile !
CECILE, se dégageant.
Mon?ieur!... (Avec un sourire.) Quand partoz-vous ?
LOUIS, toujours à genoux
Je vous appartiens.
CECILE, à part, avec un sourire de triomphe.
Ah!
LOUIS, se relevant.
Mais je ne diJshonorerai pas mon épée, je la briserai. Je vais envoyer ma démission au ministre.
28 MAITRR GUÊRIX.
CIÎCILE, en-rayOo.
Votre démission !
Je n'ai pas de temps à perdre.
ciîci Ln.
Non!... c'est trop...
LOUIS
C'est moins que vous ne demandiez.
CÉCILK.
Je vous défends de briser votre rarrière!
LOUIS
Je n'écoute plus rien...
CIÎCILK.
Mais votre avenir...
LOUIS
Mon avenir? Vous m'aimez! A tout à l'iieure et à toujours !
(n sort.)