SCÈNE PREMIERE
IaIADAjjL (jL LRI^. en train de mettre le salon en ordre;
puis GUÉ RI X.
Gt'ÉUIX, entrant.
Eli bien, madame Giiérin, je l'y prends encore à faire fonclion de domestique.
M.\1).\MI:: GLIÎUIN.
Mais, mon ami. Franeoise est si paresseuse!...
ou En IN.
Toujours Françoise!... C'est la faute à Noltaire, c'est la faute à Rousseau!... S'il ne suflit pas d'une servante, prendsen une seconde, mais ne tracasse [las celte tille, qui esl la nièce à Dix'iui.
M.\l)AMt; G u lin IX.
Je la tracasse?... je fais sa besogne!
GUÉ UIN.
C'était donc bien pressé?
M.\DAME gui: UIN.
Dame, tu attends du monde...
GUl'IUIX, tirant une rlef de sa poche et In liii donnant.
PiissG pour celte fois, mais n'y revenez plus, et souvenezvous que la femme de César ne doit pas épousseter les moubies. Ne cherclie pas à comprendre, va, ce n'est pas ton affaire.
P.lAnAMK GUKRIN, tout en onvrant le pl^icnn], d'où elle tire nno liovito;ile de niala^ja, un verre et des biscni.s quMle pose sur la taliIe à droite.
Je s.iis bien que je suis une bète et que tu as en moi une pauvre compagnie; c'est pourquoi je clicrdie à me rendre utile d'une autre façon.
GUERIN, s'asseyant près de la tidile.
C'est bien!... Tu t'es rendue suiïisjinmont utile en me donnant un fils. Le snge ne demande rien de plus à une femme.
MAD.VMi: GUIÎIUX.
Que Dieu a été bon de m'accorder un mari comme toi et un fils comme lui !
Ta, ta, ta! ton fils!... ne dirait-on pas!... Ce n'est pas un génie non plus, ma mère!
Pas un génie!... Colonel à trente-trois ans !..»
D'ab ird, il n'est que lieutenant-co!onel.
M A I)A M E GIKUIN.
]\!ai> In sais bien (pi'en pai'lanl à un lieulcnant-coloni'K on (lil : Colonel.
GL'KRIN.
Elle en a idein la bouche!... Quand bien niruie il serait colonel, ou général, si lu veux, crois-tu que cela m'impose a moi? Je prise la vertu guerrière forl au-dessous du courage