ACTE DEUXIÈME. 5S
MADAME GUKRIN, «Uni.l à Cécile et la rognr.lnnt -le tous ses yeux.
N'est-ce pas, madame? Je vais vous dire, M. Guerin adore les soufflés.
GUÉRIM , à par'-
Idiote, va!
CÉCILE
Alil monsieur Guérin! vous ne m'aviez pas parle de celte passion-là.
GLÉRIX.
l'iie ne sait ce qu'elle dit.
CÉCILE
Pourquoi vous en défendre ? un bon soufflé n'est pas à mépriser.
Vous les aimez, madame ?
CÉCILE
A la folie.
MADAME GUÉRIX.
On dit que j'y réussis assez bien, et si vous vouliez me faire l'honneur d'en venir goûter un de ma façon?...
CÉCILE
Très-volontiers; mais pour aujourd'hui vous m'excuserez, mon dîner est commandé.
GUÉRIN, mettant une clef dans la main de sa femme.
Allons, madame Guérin, vous avez la clef du sucre; saluez madame, et retournez h vos affaires.
Je suis votre servante, madame; et la vôtre aussi, monsieur Arthur, 'a part.) Elle est bien belle, mais... :euc sort.)
GUÉRIN
Excusez sa simplicité, belle dame : elle resta chez elle et fila de la laine.
CKGILK , bits, à Arthur.
C'est lui qui tond.
GUKRIN.
Plait-ii?
ARTHUR
Nous vous quittons. Il n'est si bonne compagnie...
CÉCILE
A demain, beau neveu,
ARTHUR
Ne voulez-vous pas me permettre de vous accompagner?
CliciLE.
Non, puisque je veux réfléchir. Restez, messieurs, restez tous les deux, (sur la porte, à Guérin.) Je ne veux pas que vous
alliez plus loin. (EUe son en fermant la porte.' Ce sera donc pour vous obéir. — (a part, laissant tomber une lettre
sur le seuil.) Un peu d'eau sous le pont.