‹ Maitre Guérin; comédie en cinq actes, en proseChapitre 4 sur 106 · A RT II UR · texte numérisé non relu

A RT II UR

Je n'ai pas insisté! D'ailleurs, le château de ce sénateur le

4 JIAITRE G U F a IX.

roprésenle avantageusemsnt aux yeux des peuples, cl [)uisque vous 1110 pormetlez d'y installer mon quartier général...

CKCILK.

Tr |) h(Mirou-e de vous servir, monsieur l'ambitieux.

AKTUUR.

Moi. ambitieux? ma foi, non!

c i'; CI r. E.

Non'...

AUTHUH, (K'clomant.

« Je no demandais, pour pris de mes services, que de finir mes jours dans le sein des délices «... quand tout à coup mon bon oncle vous épousa. Ce revers de fortune me fit faire la grimace, j'en conviens; mais en vous voyant, belle tante, je pardonnai à mon oncle; je sentis qu'il sa place j'en aurais fait

autant que lui, peut-être môme... (n rencontre un regard sév^re de

cicWe et reprend sur un .iiiue Ion. ) V.n attendant, comme j'avais prudemment dévoré l'héritage de mon père pour préparer les voies à celui de mon oncle, il ne me restait pUis qu'à vivre de mes sueur.', etj'acceplai une place de dépult'. Ce n'est [las là de l'ambition , c'est de la résigniition.

r ICC ILE, assise pr^'S de In tnldi' à droite.

Mais il me semble que vous y prenez goût : non content d'être député, vous voulez encore être conseiller gé.néral! Ceci est liien gratuit, vous l'avouerez.

ARTHUR

C'est une conséquence : représenlint d'u!) département auquel je suis com|)léle:i ent étranger, je làelie d'y prendre racine.

CÉCILE

l'.h bien, mon clier, pui^pie je suis la cause de tous vos désastres, je vous dois une réparation, et je m'en suis déjà occupée.

• ACTE PREMIF-Il. 5

ARTHUR

Aiiriez-vou3 fait fuirc à mon oiiclo un tostamciiL en nui faveur?

Cli CIL E.

Je ne me mêle pas du teslament de volro oncle; mais, m recevant la iellre qui m'annonçait votre arrivée, j'ai invité .M. Desroncerc's et sa fille à passer quelques jours chez moi.

A RTHUR.

Ah! ma tanle, c'est trop, non! c'est trop! ce bon M. Dcsroncerets !

CIÎCI LE.

Vous ne le connaissez pas?

Non.

CKCILE.

C'est un propriélairo des environs, qui a vingt-cinq mille livres de rente, un château que j'estime deux cent mille francs, et une fille unique. .Maintenant vous com[irenez?

ARTHUR

Hélas! c'est assez clair.

CÉCILE

Pourquoi liélas? Avez-vous peur du mariage?

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