GL ÉRIX
A telles enseignes qu'on m'offre à moi la candidature officielle, si je suis agréé du ministère.
A vous?
A moi chétif.
Pauvre Arthur!
CECILE
GUKRIX.
Oh! cela ne pouvait pas lui manquer. C'est un charmant garçon, il a de l'esprit, il en aura encore pendant trois ou quatre ans, et puis vous verrez quel imbécile! une vraie tète de linotte.
CÉCILE
Vous l'arrangez bien!
GUERIN, sentencieusement.
On ne doit que la vérité aux absents. — Vous ne ferez jamais rien de ce mari -là; votre influence sera frappée de stérilité entre ses mains; or votre influence est un capital qui fructifierait merveilleusement au service d'un homme do mérite.
CÉCILE
Ail! nous arrivons enfin à l'objet de vos gants blancs.
GUÉRIN
Oui, madame. — Me pardonnerez -vous d'avoir plus d'ambition pour vous que vous n'en avez vous-même?
CÉCILE
L'offense me parait vénielle.
GUÉRIN
A mes yeux, il n'y a point de parti trop brillant pour vous, — jeune, beau, millionnaire, que sais-je? maréchal de France, ce ne serait pas encore assez.
CÉCILE
Le menu est pourtant présentable.
GUÉRIN
Non, madame, s'il ne s'y joint pas un vieux nom qui soit ])icn à vous. Laroche-Giron, fi!
CÉCILE
Je vous remercie, mon bon Guérin, des rêves que vous faites pour moi. ^
C'en est un, celui-là, que depuis un an je travaille sous main à réaliser.
CÉCILE, se rapprochant.
Bail! el vous espérez trouver?