ACTE TROISIEME. G
GUÉ RI N
J'ai trouvé!
CÉCILE
Avec toutes les conditions du programme?
G U K R I X , conûdentieUenient.
Toulcs.
CÉCILE, très- émue.
Maréchal de France?
Il ne l'est pas encore...
CÉCILE
Ah!
GUÉ R IN
Grâce au ciel! je ne vous offrirais pas un mari au terme de sa carrière, vous entendez bien. Mais c'est déjà un des plus brillants oÊQciers supérieurs de noire armée ; l'enfance do Duguesclin, la jeunesse de Bavard, et avec un peu d'intrigue...
CÉCILE, souriant.
Ne devînt-il que lieutenant général, on pourrait s'en contenter... 11 est millionnaire?
GUÉRIX.
Pas encore...
Ah! ah!
GUÉRI X
Mais il le sera un jour. En attendant, son père, son vieux père, lui donne cinq cent mille francs, joints au traitement de son grade...
CÉCILE
Et ce vieux nom dont vous parliez, il ne l'a peut-être pas encore non plus?
GUÉRIX.
Non. madame. Mais il l'aura le jour du mariage.
88 MA.ITRR GUÈRIN.
CKCILE, se levant.
Mais savez-vous, mon cher notaire, que vous m'offrez là un fiilur... furieusement contingent? Qui est-ce, en un mot?
G U E U I N , se levant, avec solennité.
Mon fils.
CÉCILE, riant.
Votre fils? De quel vieux nom me parliez-vous donc?
ou lia IX.
D'un vieux nom qui,- comme je vous le disais, serait bien à vous: du nom de Vullaneuse.
CÉCILE
S'il ne s'agit que de l'usurper, Arthur s'en tirerait aussi bien que monsieur votre fils.
Pardonnez-moi : pour prendre le nom d'une terre, il faut au moins posséder la terre.
CÉCILE
Eh bien?
Eh bien, Valtaneuse est compté pour deux cent mille francs dans la dot du colonel Guérin.
CECILE, avec terreur.
Comment! Valtaneuse est vendu?
GUÉRIN
Je n'ai pas dit cela!
CÉCILE
Je respire. Vous m'avez fait une belle peur... 'Remettez vos gants dans votre poche, mon bon monsieur Guérin; Valtaneuse ne figurera pas dans la dot du colonel.
G u É Kl N.
Parce que?