ACTE QUATRIÈME. lîl
LOUIS
Voyez.
DESR0NCERET5.
Le deux , demain !
LOUIS
Êtes-vou3 en mesure ?
DESRONCERETS.
Non, je n'y pensais plus; je croyais avoir du temps.
LOUIS
Qu'allez-vous faire ?
DESRONCERETS.
Je n'en sais rien... Est-ce que vous avez dit à ma fille?...
LOUIS
Je m'en suis gardé.
Je ne vois qu'elle cependant qui puisse me venir en aide.
LOUIS
Y pensez-vous? Lui porter un coup pareil après la scène de tantôt !
DESRONCERETS.
C'est vrai; je n'oserais plus lever les yeux devant elle.
Adressez-vous plutôt à vos amis.
DESRONCERETS, à Louis.
Votre père ?
LOUIS, avec embarras.
Mon père?... Non, il n'a pas de fonds disponibles pour le moment; mais vous m'avez parlé autrefois d'un M. Duplessis?
DESRONCERETS.
Oui!... mais il vient justement de me refuser un emprunt...
Où ai-je mis sa lettre ? (a cherche dans ses poches et sur la table.)
122 MAITHl' GUERIN.
LOUIS
Cela m'étonne. Il passe pour généreux. Il ne refuserait pas, j'en suis sûr, de vous assister dans une occasion comme celle-ci.
DESRONCERETS, cherchant toujours.
Il me l'écrit du moins.
Je le crois sincère. En tout cas, que risquez -vous de le mettre à l'épreuve ?
DESROIMOERETS.
Mais il habite Strasbourg!
LOUIS
Eh bien, vous partez aujourd'hui à cinq heures, et vous êtes de retour demain h quatre.
DESUONCERETS.
Il passe un convoi à cinq heures ?
LOUIS
Oui; mais ne le manquez pas, c'est le dernier.
DESRONCERETS.
Mais çomnaent expliquerai-je ce départ à ma fille?
Elle a la migraine; elle est allée se mettre au lit.
DESRONCERETS.
Pauvre enfant!... c'est mon emportement! 11 ne me manquait plus que de la rendre malade.
Ce n'est rien, mais profitez-en pour partir. Je viendrai demain, et je trouverai un prétexte à votre absence. Je lui dirai que vous êtes venu déjeuner avec nous.
DESRONCERETS.
Merci, ma bonne madame Guérin.