‹ Maitre Guérin; comédie en cinq actes, en proseChapitre 91 sur 106 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, GUÉRIN.

GuérinI arrive, arrive! ton fils est au désespoir, ton fils est fou ! Il doute de ta probité...

GUÉRIN

Hein?

LOUIS

Ma mère...

Non, non! il n'y a pas de respect qui tienne, il faut s'expliquer. — Aie pitié de l'état oià il est, mon ami ; prouve-lui qu'il est le fils d'un honnêle homme!

LOUIS

Dieu m'est témoin, mon père, que je n'aurais jamais osé vous demander une explication...

GUÉRIN

Pourquoi donc, jeune homme? Croyez-vous que je la redoute?... Il me plaît de l'accepter, au contraire, (s'asseyant à droite.) Le coupablc seul craint de s'asseoir sur la sellette de l'accusé; pour l'innocent, elle se change en piédestal.

On lui a dit que Brénu était ton homme de paille dans la vente de Valtaneuse.

GUÉRIN

Voilà tout?... J'attendais mieux; j'espérais un triomphe plus éclatant. — Certes, je me suis trouvé dans des passes où il y avait quelque mérite à rester honnête homme, car la (eiitalion de ne pas l'être n'eût été combattue par aucun danger ; mais ici, la simple prudence m'aurait tenu lieu de délicatesse, (se

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