ÉPILOGUE
Ceci est une histoire vraie de tout point.
Je l'ai prise dans la Gazette des tribunaux... de Pékin.
Je l'ai transportée dans cet honnête pays de Fay-aux-Loges, où il n'y a ni empoisonneurs, ni assassins, et je dois à la vérité de déclarer que ce n'est point là qu'elle s'est déroulée.
Donc, le drame s'est passé en Chine.
Un mandarin municipal, ce qui est là-bas un maire et un médecin, dévoré du désir d'avoir le bouton grenat, ce qui est la croix de la Légion d'honneur dans le Céleste-Empire, a traîné devant la justice chinoise une pauvre femme qu'il accusait d'avoir empoisonné son beau-frère.
Le jury chinois a acquitté la femme, aux applaudissements de la Chine tout entière; mais la justice chiioise û'a pas traduit à la barre le mandarin municipal et médecin.
Pourquoi?
La Chine tout entière s'est posé cette question, à laquelle Tauteur de ce livre, humble abonné de la Gazette des Tribunaux de Pékin, va essayer de répondre. En ne poursuivant pas le mandarin, la justice chinoise Ta condamné à un supplice plus Infamant que le bagne.
Elle l'a mis au pilori de l'opinion publique indignée.
Paris. — Typographie Jannin, (]uii! Voliaire, L
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